Le Village du Peuple Etrange Voyageur

pour nos pensées, nos petites histoires et nos joutes littéraires autour des voyages


    Plaisirs divers d'un été...

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Lun 2 Sep - 16:15

    Au cœur de cet été éclatant de lumière et de soleil nous avons eu la visite d'une Fée. Et qui plus est, une Fée Transparente, ce qui, il vous l'avouer, fait toute la différence.

    C'est Héloïse, bientôt cinq ans, merveilleuse et tendre fillette.

    Dès que le réveil indique un 8 et deux 00, tous les petits enfants peuvent se lever et descendre du grenier pour le petit-déjeuner.
    Héloïse descend avec ses ailes à la main. Deux cintres entrecroisés tendus d'un voilage blanc, de ma confection, que je lui attache dans le dos avec un foulard tout doux.
    Elle devient dans la seconde, Fée Transparente. Invisible bien sûr et si l'on souhaite  qu'elle avale sa tartine de miel, excellente pour la vivacité des ailes de fée comme chacun sait, il faut s'adresser à elle en commençant impérativement la phrase par : « Fée Transparente, pense à grignoter ta tartine, tes ailes ne peuvent plus voler, etc... »

    Bref, les enfants partis caracoler dans la maison, les adultes bavardent et vaquent à leurs occupations estivales, c'est à dire, s'étendre dans les transats.

    Je rentre au salon chercher je ne sais plus quoi et je vois ma jolie Héloïse blonde qui achève un immense soleil sur le mur blanc et vierge.
    Les rayons entourent un cercle parfait jaune-orangé. Le feutre a tremblé à chaque extrémité des longs rayons qui comme doivent le faire des rayons, rayonnent.
    « Héloïse, mais qu'est-ce que tu fais ? »

    Regard désespéré d'Héloïse, mais vraiment désespéré.
    « Mamido, tu peux pas me voir, je suis une Fée Transparente »

    Elle est vraiment une fée. A la seconde même stupéfaction et colère s'envole.

    Nous laisserons ce soleil magnifique car nous savons que nous n'aurons plus jamais une Fée Transparente, une fillette  qui aura cinq ans puis six puis sept... et qui le temps d'un été nous aura offert la magie parfaite et si pure de l’innocence.
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Mar 3 Sep - 11:24

    Pffuuuu, j'sais pas où placer mes lignes, c'est un état d'âme qui s'appelle : extase
    Mais c'est trop long pour la rubrique, tant pis.

    Fée Transparente et moi avons faussé compagnie à la petite troupe des cousins et adultes.
    Nous avons raccourci la promenade en coupant par les chaumes juste enrichis de la veille par le fumier du paysan.
    « Ca sent le caca de vache » me dit petite fée.
    C'est vrai et en plus ça pique dru les mollets ronds de petite fée et mes chevilles aussi.
    Nous retrouvons le sentier loin devant les autres.
    Petite fée ne lâche pas ma main. Faut dire qu'elle entend mal et elle aime être très près de moi, ma voix lui semble plus proche.

    Le sentier est large et un tracteur a dû rentrer en collision avec une voiture il y a quelques temps.
    Un peu enfouis dans la terre desséchée il y a une poignée d'éclats de pare-brise feuilleté.

    « Regarde Mamido des diamants »
    « Mais oui, tu as raison, des diamants de lutin »
    Fée transparente est éblouie, elle ramasse un à un les diamants.
    Gaïané arrive au moment ou petite Fée part au galop montrer son trésor à sa maman.

    « Mamido, c'est pas des diamants et en plus les lutins, ça n'existent pas, c'est comme le père noël, et la petite souris »
    « Oui, mais ça fait rêver tu ne crois pas ? »
    « C'est des histoires pour les bébés » répond t-elle.

    Gaïané a neuf ans et c'est une grande a qui on ne fait plus avaler des balivernes.
    Au grenier où elle dort, elle a rangé sa boîte aux trésors d'ici. Il y a des plumes de tous les oiseaux qui volent dans cette campagne où elle aime tant venir. Il y a aussi des glands desséchés, des cailloux ronds, un fil de pêche enroulé, une énorme coquille d'escargot. A chaque venue, elle rajoute un trésor mais, attention, que des choses vraies.

    Fée transparente revient, reprend ma main et tous, nous poursuivons la promenade. On traverse à gué la rivière, on traverse la forêt du Renard (c'est une autre histoire) et on rentre à la maison.

    Je suis à la cuisine et entend la grande et sage Gaïané qui demande en chuchotant à Fée transparente :
    «  Dis, tu me donne juste un diamant de lutin pour ma boîte à trésors ? »
    Fée transparente n'entend pas quand on chuchote et parfois sa sœur oublie la surdité de petite Fée.

    Elle répète très fort sa demande et s'aperçoit que je suis là.
    Elle me fait un clin d’œil histoire de dire qu'elle n'est pas dupe que ce n'est qu'un morceau de verre bleuté ridicule et me dit :

    «  C'est joli et on ne sait jamais hein Mamido ? C'est peut-être un diamant, pas de lutin bien sûr mais un diamant quand même »

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    Solcha

    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Solcha le Mar 3 Sep - 11:29

    Quel régal!

    Ce monde fantastique et imaginaire intérieur serait-il spécifique aux petites filles de moins de 5 ans ou juste un secret propre aux petites Héloïse... ange 
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Mer 4 Sep - 19:59

    Mais oui, bien sûr, c'est la bonne rubrique, je m'avais très trompé les autres jours !

    Instantanés d'été

    Alors voilà, c'est Fonk, avec un k ou un g , je ne retiens jamais. Ce sera donc Fonk.
    C'est un lionceau dont la mère a été tuée par de méchants chasseurs dans la savane.

    Et puis voilà, c'est Louise. C'est une grande fille qui a six ans et qui veut être vétérinaire-dresseur d'animaux sauvages dans les zoos parce que la savane c'est trop loin de papa et maman et ils seraient tristes.

    Pour son anniversaire, elle n'avait qu'un souhait. Que ses parents lui offrent une laisse et un collier pour de vrai, pas un jouet. Elle fut exaucée. Chez elle, elle dresse sa panthère, son tigre, blanc-le-tigre-c'est-plus-féroce-tu sais-Mamido et son guépard.
    Quand elle sera grande, elle dressera tous les animaux sauf la girafe. Non parce qu'elle est trop haute mais parce que son cou est trop maigre pour son collier.

    Il fait une chaleur de savane, ça tombe bien et je lis à l'ombre du tilleul. Les parents siestent derrière les volets clos et les enfants sont au grenier.
    Louise arrive le collier autour du cou et la laisse à la main.

    « Tu ne joues pas avec tes cousines ? »
    Non elles veulent que jouer à la maîtresse et à la marchande (ça c'est Fée Transparente) ou à l'hôpital (ça c'est Gaïané, original non!!) et moi je veux jouer aux fauves.
    «  Et alors ? »
    « Tu veux jouer à Fonk avec moi ? »

    Je suis saturée de Fonk.
    Si, du matin au soir, Fée Transparente agite ses ailes en sautillant dans toute la maison, Fonk, lui, est dans nos jambes, à quatre pattes, sous la table, dans les escaliers, partout.
    Les genoux du petit animal sont si talés et écorchés que je lui ai confectionné des coussinets avec du coton.

    Ce n'est pas une mince affaire de jouer à Fonk, il faut le dresser et le nourrir et lui caresser le dessus de la tête. Fonk ne parle pas « l'humain » (sic), il parle le langage des fauves, il rugit donc. En fonction de la situation ça ressemble à un bêlement misérable et la tessiture peut grimper dans le rugissement aigu de l'animal furieux.
    « Allez Mamido, tu veux bien jouer à Fonk, s'il te plaiiiit »

    Je tente un vain : « On va réveiller les parents »
    « Mais non, on joue dans la cour, on dira que c'est la savane avec les baobabs, allez, juste un petit peu »

    Je fonds devant ce regard bleu implorant : « Dix minutes »
    « Ouiiii » et la voilà qui rentre dans la maison pour ressortir aussitôt : nue

    « Mais qu'est-ce que tu fais Louise toute nue »
    « Rhaoooo »
    « Ah non, tu m'expliques en « humain »
    Soupir excédé de Louise-Fonk : « Mamido, où t'as vu des lionceaux en jupe, ça n'existe pas, tu sais bien »
    « Mais tu ne te mets jamais toute nue d'habitude ? »
    « Je sais, mais là, y'a personne et pour une fois je serais vraiment Fonk, avec tout mon vrai pelage »

    L'argument est valable, je l'admets.

    Louise enfile mes gants de jardinier et les coussinets autour des genoux.
    Je ris très fort (à l'intérieur, faut pas se moquer d'un si petit lionceau ridicule avec des gants de jardinier et des morceaux de coton aux genoux, le tout dans une parfaite nudité halée).
    J'accroche la laisse au collier et nous marchons dans la cour aux gravillons si piquants.

    Fonk rugit de satisfaction.

    Je vous épargne l'écuelle d'eau à laper, les brins d'herbe dans la truffe, la patte arrière levée pour faire pipi sur l'arbre (si-si-si) etc...

    Je vous le dis, si les lions dévorent la chair fraîche, un lionceau est capable de dévorer le cœur d'une Mamido.

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    Lilie

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Mer 4 Sep - 21:49

    Ca vaut le coup d'attendre deux longs mois d'été pour te relire, Pondychette!... Parce que le contenu estival du côté de chez toi, il est génial! rire top ! 


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    fabizan

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par fabizan le Mer 4 Sep - 22:48

    C'est donc ça qui m'attends prochainement ? clin d'oeil sourire câlin 


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Mer 4 Sep - 22:55

    Fabizan qui promène Fonk! mort de rire ! 


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Jeu 5 Sep - 9:31

    Fabizan, si tu deviens vétérinaire-dresseur de Fonk, n'oublie surtout pas le bâton, essentiel, dans la savane pour éviter les serpents.
    Quand un lézard file devant toi, signalé par un rugissement de Fonk tu diras :
    "Merci Fonk, tu me sauves la vie, je n'avais pas vu cet énorme serpent à sonnettes" .

    Oui les filles, ce fut un été Absolument merveilleux.
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    fabizan

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par fabizan le Jeu 5 Sep - 12:57

    pondy a écrit:Fabizan, si tu deviens vétérinaire-dresseur de Fonk, n'oublie surtout pas le bâton, essentiel, dans la savane pour éviter les serpents.
    Pondy la vocation future sera peut-être autre, le moment venu j'essaierais de raconter aussi bien que toi ! sourire


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Jeu 5 Sep - 20:32

    Heureuse Fonk !
    Heureuse Pondy ! top ! 
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Ven 6 Sep - 8:58

    Petit lionceau deviendra grande lionne.

    Tout n'est pas rose dans la vie de Fonk.
    Ainsi à l'heure apéritive des adultes, il est blotti au pied de ma chaise.
    Il rugit levant son regard énamouré vers les grands qui, lâchement et délibérément ignorent ses appels qui mendient cacahuètes, tuc et autres cochonneries fort déplorables pour la santé d'un lionceau.
    Je vois sa gueule béante et dit à son père : «  Tu as vu la dentelle parfaite des incisives qui repoussent ? »

    Madre mia et Tonnerre de Brest, je déclenche dans l'instant un chagrin et des pleurs d'une intensité telle que je regrette les boules Quiès dormant dans leur boîte dans ma chambre.
    Mobilisation des adultes présents, attentifs, désolés puis excédés devant les larmes bruyantes intarissables et l’absence d'explication dudit lionceau qui en oublie de rugir.

    « Viens Louise, tu vas me dire »
    Secouée de hoquets, aveuglés par les ruisselets de larmes, j'emmène donc un Fonk, collier autour du cou sous l'escalier.

    L'escalier est l'endroit privilégié d'une vie secrète.
    Sous les marches, tout au fond, c'est le terrier du lionceau. Il s'enroule dans du feuillage (une vieille couverture d'un vert épinard malencontreux).
    C'est aussi la cache préférée de petit Jules pour éloigner de son prédateur ,tout petit Félix le bien nommé, le tracteur jaune qui tient dans la paume et pour lequel ils éprouvent tous deux une passion dévorante et exclusive.
    Pour tout petit Félix, c'est le coin de l'intimité. A l'âge de la propreté encore aléatoire, il va pousser avec ardeur en toute sérénité et en paix dans sa culotte couche parce que « pa e pot moi, aisse-moi cranquille »
    Fée transparente déserte les dessous de l'escalier car elle vit dans les fleurs et pas sous la terre et Gaïané s'y rend quant à elle bien volontiers pour jouer au monstre avec sa lampe de poche frontale, affolant même le téméraire Fonk.

    L'escalier s'enroule en deux larges volutes jusqu'au grenier. C'est le cordon ombilical qui relie les membres de la grande maisonnée.
    Il s'y passe beaucoup de l'essentiel. Sur les marches en remontant rejoindre nos pénates respectives quand s'échangent les dernières paroles en un léger chuchotis (chuuut ne pas réveiller l'armée des nains là haut au grenier), souvent les paroles les plus importantes, celles que décantent les esprits dans le terreau fertile de la nuit. Sous les marches enfin, là où je suis accroupie avec Louise.

    Autant dire que cet endroit secret est propice aux confidences.
    Au passage, mes cheveux agrippent une belle toile d'araignée qu'il est interdit d'enlever comme ça il n'y a pas de moustiques et c'est beau une toile et l'araignée elle a pas travaillé pour rien.

    « Alors, Louise, on va parler « en humain » et tu vas me dire rien qu'à moi ce qui te fait un si gros chagrin »
    « Mamido, t'as dit que mes dents elles repoussent et je veux paaaas »
    « Ca t'embêtes que tes dents repoussent ? »
    « Regarde Mamido (ouverture de la bouche en retroussant les lèvres), tu vois bien que j'ai des crocs énormes »
    Une telle évidence saute aux yeux, l'absence d’incisives laisse la part belle aux canines.
    Les crocs sont là, c'est indéniable.
    « Mais oui, je sais que tu as des crocs mais avec les dents qui repoussent tu vas pouvoir devenir une lionne puissante parce que tu ne vas pas rester toujours un petit Fonk, ça n'existe pas dans la nature des lionceaux qui restent toute leur vie des lionceaux. Et pour devenir une lionne il faut bien que les dents de lionne poussent et deviennent fortes et tranchantes »

    « Mais je pourrai plus être Fonk le lionceau »
    « Et non, tu seras Fonk la lionne et c'est même encore mieux parce que tu seras libre, sans maître pour te dresser et te faire obéir, libre pour courir après les zèbres, libre de dormir sous les baobabs et libre de boire à la rivière sans l'écuelle du dresseur, c'est super hein ? »
    « Et je serais Fonk la lionne aux autres vacances alors ? »
    « Ah oui, ça c'est sûr »
    « Je m’appellera Fonka, d'accord ? »

    Elle posa sa tête blonde sur mes genoux, renifla un bon coup et rugit doucement puis chuchota : « en humain, ça veut dire que ça sera bien aussi d'être une lionne »

    Nous voilà sauvés pour cette fois.

    Aux vacances précédentes, elle était dans une période mystique et je devais être Jésus, avec la croix , la bassine pour laver les pieds et tout et tout et elle était Judas.
    Quand les parents sont des mécréants ça vaut une histoire...
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Ven 6 Sep - 10:35

    Place des potins, états d'âme : mouais, c'est plutôt du potin secret !
    Eh Lilie, va falloir te connecter, même les autres d'ailleurs, je me gausse, bande de petits curieux.
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Ven 6 Sep - 21:27

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    Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Ven 6 Sep - 21:42

    pondy a écrit:Place des potins, états d'âme : mouais, c'est plutôt du potin secret !
    Eh Lilie, va falloir te connecter, même les autres d'ailleurs, je me gausse, bande de petits curieux.
    Ha ouai.

    Etats d'ânesse : Plaisirs du jour façon Pondy : Daft Punkette. Va falloir vous connecter, bande de petits curieux ! clin d'oeil 


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    fabizan

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par fabizan le Ven 6 Sep - 23:01

    Apparemment oui et c'est très mignon sourire 


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Skyrgamur le Sam 7 Sep - 0:07

    Tu as des petits formidables Pondy. Puissent-ils garder leur âme d'enfant le plus longtemps possible.


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Sam 7 Sep - 9:06

    Lilie, c'est super, elle met quoi dans son sac à mains la girafe ? Un peigne ?
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Sam 7 Sep - 10:44

    Dans son sac à main chat, une girafe doit avoir un diadème broche, une bague, un porte-monnaie, ou deux, un téléphone, un porte-clés. Très loin de la savane de Fonk, tu vois! clin d'oeil 


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    Solcha

    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Solcha le Lun 9 Sep - 10:17

    Skyrgamur a écrit:Tu as des petits formidables Pondy. Puissent-ils garder leur âme d'enfant le plus longtemps possible.
    et ces petits ont la chance d'avoir une Mamido formidable...
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Lun 9 Sep - 11:11

    Formidable ? Je ne sais pas, mais passionnée, c'est sûr.
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Lun 9 Sep - 11:18

    Instants de Rien

    Deux petits garçons empilent des duplos pour faire une grande tour plus haute qu'eux.
    Il faut appuyer très fort sur la brique pour bien l'encastrer et... tout s'écroule.
    Il faut recommencer et inlassablement ils recommencent.
    Inlassablement ? Pas tout à fait.
    A la troisième tentative, l'atmosphère devient électrique alors, je m'accroupis à côté d'eux.
    Pas question d'aider et de participer à leurs travaux d'architecte, ça m'horripile les duplos et legos alors je dis :
    « Qui veut aller lancer des cailloux dans la rivière ? Qui veut aller au lavoir faire flotter les crocs ? »

    Môa, môa, deux petits bouches dans un même concert joyeux hurlent de joie.
    Ils galopent chercher leurs sabots minuscules, je préviens les parents respectifs et voilà, Jules, trois ans et Félix deux ans munis du seau en plastique pour collecter les cailloux, prêts pour l'aventure.

    D'abord, la rivière. Les cailloux entassés dans le seau sont posés sur le petit pont, au milieu.
    Il ne s'agit pas de jeter pour jeter.
    Il faut, règle numéro 1 : jeter Un caillou, à tour de rôle.
    Règle numéro 2, écouter attentivement le plouf. Petit caillou, petit plouf et gros caillou, gros plouf. Règle numéro trois, regarder le cercle qui s'élargit de plus en plus à la surface de l'eau et bien voir les reflets.
    Règle numéro quatre : attendre et observer si des grenouilles ne sautent pas sur les berges, dérangées par l'agitation de l'eau.
    La rivière est à cinquante pas de la maison et l'aventure dure une demie-heure. Les petits sont fascinés et en oublient même de se disputer la primauté du lancer de cailloux.
    Mamido a dit chacun son tour et si elle dit on fait.

    Puis, il faut galoper au lavoir au bout du chemin. Ils courent de leur petites jambes potelées. Ivresse de la liberté pour ces petits citadins empêtrés de circulation automobile, de bonhomme rouge ou vert, ils courent sur le chemin, les petits bras moulinant au rythme de la vitesse.
    Je suis débordante de tendresse devant ce charme incroyable de l'enfance.

    Le lavoir est enfoui sous les lilas et les rosiers. On y accède par une très légère pente herbeuse et glissante.
    Ils freinent des quatre fers et attendent Mamido qui tient les minuscules mains bien fermement.
    C'est maintenant la deuxième aventure au parfum d'interdits. Mamido qui fait faire des grosses bêtises. Que c'est drôle !
    Il faut s’asseoir au bord du lavoir où nagent paresseusement deux carpes.
    Puis, on se penche et on pose les petits sabots comme des bateaux sur l'eau.
    Puis on met les pieds dans l'eau transparente et froide et chutttt, on regarde les poissons qui croient que Jules et Félix apportent du pain. Les orteils s'agitent à peine, il faut être concentrés et silencieux.
    Les poissons s'approchent.
    « Mamido, il vient croquer mon pied à moi » dit le plus grand. A peine effrayé petit Jules.
    Et soudain Félix : « patis babots »
    Les sabots bleus dévient lentement au gré de l'infime courant du lavoir et bite-bite-bite crie Jules il faut se lever pour récupérer les sabots qui veulent bientôt rejoindre la rivière.

    Les pieds humides, collés de terre réintègrent les sabots, les mains si petites s'empaument dans la mienne et nous rentrons sagement à la maison.

    C'est ça, tout bêtement ça, la plénitude. Une heure envolée avec deux tout petits garçons.
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Lun 9 Sep - 13:02

    C'est doux comme le miel. sourire top ! 


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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Mar 10 Sep - 10:32

    De l'art (partie 1)

    Jolie Gaïané aux yeux rougis de trop de baignade, enroulée dans sa serviette de bain façon sarong, tourne et jacasse autour de moi laissant des marques humides sur le carrelage de la cuisine. Elle est rejointe par Fée transparente, les ailes avachies dans le dos et tirant sans conviction un Fonk qui marche tête basse, à quatre pattes en maillot de bain.

    Y'a de l'ennui dans l'air.

    C'est bon parfois l'ennui surtout quand on est seul parce que ça permet d'imaginer.
    Mais là, les trois jeunes demoiselles ont l'imagination en berne et je les connais bien et je sais qu'elles attendent une proposition ébourriffante de Mamido. Ce qui n'est, à vrai dire, guère compliqué car tout ce que je propose remporte l'adhésion.

    Je cherche, en écoutant les bavardages, l'Idée. Quand on détient l'Idée, il s'agit de ne pas se ramollir l'esprit et il faut tricoter vite l'ensemble du jeu.
    « Les filles, vous allez monter au grenier, c'est une mission très importante »
    Arrêt sur image : Fonk redresse enfin la truffe, Gaïané enfin se tait et Fée transparente prend son regard un peu perdu. Pour elle, je répète un ton au-dessus : « Oui, les filles, vous montez au grenier pour une mission très importante.

    L'intérêt est à son comble et je jubile.
    « Premièrement ,vous devez rassembler toutes les plumes que vous avez trouvé depuis que vous êtes ici ».
    « Deuxièmement, dans la malle en fer, la verte, vous devez trouver trois chemises grises de Papiluc.
    Quand vous avez tout ça, vous redescendez et on jouera, vous avez bien tout retenu? »

    « On jouera à quoi ? » demande Gaïané qui n'obeit pas bêtement à un ordre fusse t-il enjoué.
    « Un jeu super, tu verras »
    Les voilà parties. Un troupeau d'éléphanteaux ébranle l'escalier et j'ai un bon moment de paix.

    Je sais qu'elles vont redescendre avec les plumes de paon, de busard, de tourterelles, de poules, pintades, de corneilles, d'hirondelles et passereaux. Une amie du village voisin rassemble dans son parc-jardin toutes sortes d'animaux à plumes. J'ai ainsi appris cette année (il n'est jamais trop tard) que les paons, fin août perdent les longues plumes de la roue pour en faire de nouvelles l'année suivante. Fée transparente en a rapporté quelques unes qui sont bien laides, dépourvues de barbes ne gardant que la beauté de l'ocelle qui ressemble à un œil coloré.

    En ville, les fillettes sont interdites de ramassage de plumes. C'est -sale- rempli-de-microbes-ces pigeons-dégoutants, et c'est archi connu, les plumes de la campagne, on-a-le-droit-ce-sont-des plumes-sauvages et propres-elle-a-dit-maman.

    Les chemises grises entassées avec tous les vêtements dits -petite taille- que ni Homme, ni moi n'atteindront plus jamais sont devenus des déguisements de pêcheurs, de pauvres (sic), de bûcherons qui nourrissent les renards (!!), de sorcières (!!!) d'indiens d'Inde (!!!!) et d'Amérique (?).

    Branle-bas de combat, les revoilà.
    « Attention crie Héloise, tu vas casser mes plumes » Des rémiges de plus d'un mètre sont très incommodes à transporter quand on est si petite mais que dire pour la suite...

    .../...
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    Lilie

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Lilie le Mar 10 Sep - 10:44

    pondy a écrit:De l'art (partie 1)

    En ville, les fillettes sont interdites de ramassage de plumes. C'est -sale- rempli-de-microbes-ces pigeons-dégoutants,  et c'est archi connu, les plumes de la campagne, on-a-le-droit-ce-sont-des plumes-sauvages et propres-elle-a-dit-maman.
    rire 


    Lilie
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    Re: Plaisirs divers d'un été...

    Message par Invité le Mar 10 Sep - 11:00

    Pondy a écrit:En ville, les fillettes sont interdites de ramassage de plumes. C'est -sale- rempli-de-microbes-ces pigeons-dégoutants, et c'est archi connu, les plumes de la campagne, on-a-le-droit-ce-sont-des plumes-sauvages et propres-elle-a-dit-maman.
    Sont toutes propres les miennes, de plumes ! gag !  
    Je les lave et les lisse tous les jours !!! ange

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    Re: Plaisirs divers d'un été...

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