Le Village du Peuple Etrange Voyageur

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    To be, or not to be for... the "Brexit" ?

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    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Jeu 23 Juin - 11:07

    To be, or not to be for... the "Brexit" ? pensif

    Ah, ah, ah... voici une phrase à la portée existentielle que ce brave William Shakespeare aurait peut-être pu faire prononcer à son illustre Hamlet, s’il avait vécu en 2016 ! Mais de manière beaucoup plus sérieuse, voici une très délicate question à laquelle devront aujourd’hui répondre les Anglais, par un vote à la portée réellement historique.
    Sacrés "British", qui n’ont strictement jamais rien fait et ne feront très probablement jamais rien comme les autres ! Car au-delà des très gros délires (qui m’ont toujours énormément fait rire) d’un certain nombre d’articles publiés dans la presse britannique, dont la plus ou moins générale tendance a depuis fort longtemps déjà, été de pratiquer via la publication de tout un tas de folles rumeurs, ce que l’on pourrait appeler du vraiment très primaire "euro-bashing"... la toute simple (comme bonjour) question que le Français que je suis pourrait tout à fait être en droit de très légitimement se poser aujourd’hui, serait la suivante :

    "Mais pourquoi Diable certains Britanniques voudraient-ils aujourd’hui sortir de l’Union Européenne, puisque leur pays n’y est jamais véritablement totalement entré ??!!"  mort de rire !

    Car sans parler du fait que les Anglais ont refusé tout net d’adopter l’euro pour conserver leur monnaie qui est la livre sterling, ils se sont toujours très, très bien débrouillés pour au cours de parfois féroces négociations, obtenir moult belles dérogations et incroyables mesures exceptionnelles de la part de Bruxelles.
    Tout le monde se souvient en effet, de leurs fameux  "Oui, mais pas nous !" quand il s’agissait d’adopter telle ou telle résolution européenne.

    Conclusion : j’espère tout simplement qu’avant d’effectuer leur vote, nos amis anglais (toujours très prompts à réclamer le beurre et l’argent du beurre avec de surcroît, le bien joli sourire de la crémière) pourront en leur âme et conscience véritablement réaliser les très probables irréversibles et assez fâcheuses conséquences "socio-politico-économiques" qu’une sortie définitive de l’UE pourrait bien leur apporter ! Il y a fort à parier que l’expression "Bien peser le pour et le contre" du "in" ou du "out" prendra pour eux aujourd’hui toute sa valeur ! Enfin quoi qu'il en soit, le résultat de ce très puissant plus ou moins individualisé "brainstorming" (prosaïquement appelé "remue-méninges" par nos amis Québécois) réalisé à l’échelle de tout un pays, est prévu pour... demain matin !

    Alors... To be, or not to be for the "Brexit" ?  ange                                                                                                                            
    That is the real question of the day...

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Ven 24 Juin - 12:16

    To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif

    Ayé... les Britanniques ont à 51,9% des voix, voté pour le "Brexit" !
    Les faisant ainsi définitivement sortir (mais y étaient-ils réellement entrés ?) de l’Union Européenne.
    Bye-Bye donc, aux sujets de sa très gracieuse majesté !  bye

    Mais bon, le réveil risque tout de même d'être assez brutal pour au moins une assez grande partie de ces 51,9% de votants !  dégout
    Car sans compter les évidentes bien fâcheuses conséquences du côté des pays qui resteront dans l’Union Européenne...
    Voici une liste en vrac et certainement pas exhaustive, des très probables futures retombées du côté britannique :

    - Très grave crise politique au sein de l’actuel gouvernement britannique.                                                                                  
    50 parlementaires suffiraient tout juste à déclencher au parlement, un vote de défiance à l’encontre de M. David Cameron !

    - Chute assez brutale de la livre sterling.                                                                                                                          
    Ce qui pourrait peut-être profiter à certains, mais sûrement pas à tous !

    - Assez conséquente perte du pouvoir d’achat de certains Britanniques.
    Et plus particulièrement de certains retraités, qui pourraient bien voir alors leurs pensions de retraite fondre comme neige au soleil !

    - Sérieuse mise en difficulté de plusieurs centaines de milliers de Britanniques, qui croyant vivre un éternel Eldorado sous des cieux européens beaucoup plus cléments d’un point de vue du climat, s’étaient alors installés en France, en Espagne, en Italie ou au Portugal. Car il se peut qu'un visa puisse à présent, leur être nécessaire !

    - Plus ou moins nombreux et prévisibles licenciements d’employés, travaillant dans les milieux d’affaire de la City Londonienne.

    - Les étudiants anglais qui prévoyaient de partir dans le cadre du programme "Erasmus" devront peut-être très rapidement déchanter, et commencer à réfléchir à la mise en place d'un plan "B" !

    - Etc., etc., etc...

    Et pour finir sur une touche à la fois bien triste, tout en étant assez cocasse...                                          

    Alors qu’il est fort probable qu’en ayant été fortement influencés par les milieux populistes toujours très friands d’un farouche repli sur soi, un assez grand nombre de votants se soient par un simple réflexe de la "peur de l’étranger venant envahir leur île" décidés à voter pour le "Brexit"... il n’est pas exclu à en lire certains articles de presse, que les autorités françaises qui jusqu’à présent étaient arrivées à plus ou moins difficilement bloquer des milliers de migrants derrière les portes censées être étanches de la tristement célèbre "jungle" de Calais (et ce, afin de les empêcher de déferler vers l’Angleterre) ne soient pas soudainement tentées de brusquement ouvrir ces portes en grand ! Laissant ainsi passer en un flot continu, plusieurs milliers de migrants qui de toute manière n’avaient dès le départ eu qu’une seule idée en tête : celle de rejoindre dès que possible, le Royaume-Uni ?!


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    geob

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par geob le Sam 25 Juin - 11:12

    Oui, on a du mal à comprendre que les Anglais sortent de l'U.E. alors qu'ils  bénéficiaient  plus d'avantages que de contraintes. Sauf si on n'oublie pas que,  encore une fois,  se vérifie l'adage : < on ne répond jamais à la question d'un référendum mais à celui qui la pose.> Du coup, je me demande si un référendum n'est pas plus un boomerang qu'un exercice démocratique, et donc à utiliser qu'avec énormément de précautions.

    Ce qui m'intéresse le plus dans ce bouleversement historique dont les conséquences vont êtes multiples et indéfinis, c'est que l'Ecosse a voté à 62% pour le maintien dans l'U.E.
    Bravo mister Cameron !

    J'ai l'impression que les gagnants du Brexit sont les premiers étourdis et désarçonnés par leur victoire. Beaucoup d'entre eux visaient surtout la prise du pouvoir à Londres, mais ils ne sont pas pressés de l’exercer. Attendons trois mois, et prenons le temps pour négocier tranquillement, en pantoufles, la sortie de l'U.E.


    A propos de Calais et du traité de Le Touquet, c'est un accord bilatéral entre le Royaume-Uni et la France. C'est vrai que c'est tentant d'ouvrir les vannes, mais ils ont des moyens de rétorsion lorsque on pense au milliers de Français qui vivent à Londres, et nous on pourrait leur parler de tous ces retraités anglais qui vivent en France. Il sera donc plus raisonnable et pertinent de continuer à entretenir de bonnes relations avec les anglais.

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Mar 28 Juin - 8:12

    Il y a fort à parier que nos amis les British vont durant très, très longtemps... se souvenir du mois de juin 2016 !  roulebilles

    En effet :

    - 100% des Anglais (les 48,1% de "in" aussi bien que les 51,9% de "out") se rappelleront que c’est au matin du 24 juin 2016,
    que leur pays est officiellement sorti de l’Union Européenne !  surpris
     
    - Et 100% des passionnés de football se souviendront que c’est au soir du 27 juin 2016,
    que leur pays est en 8e de finale sorti de l’Euro 2016, en perdant (au score de 1-2) face à l’Islande ! flop !  


    Dans la foulée de ces 2 événements, 2 démissions immédiates :

    - Celle du premier ministre britannique David Cameron.
    - Et celle du sélectionneur de l’équipe d’Angleterre Roy Hodgson.


    Je vous l’avais bien dit... sale temps pour les British, durant ce mois de juin 2016 ?! mon dieu !

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Mar 28 Juin - 9:02

    geob a écrit:Oui, on a du mal à comprendre que les Anglais sortent de l'U.E. alors qu'ils  bénéficiaient  plus d'avantages que de contraintes. Sauf si on n'oublie pas que,  encore une fois, se vérifie l'adage : < on ne répond jamais à la question d'un référendum mais à celui qui la pose.> Du coup, je me demande si un référendum n'est pas plus un boomerang qu'un exercice démocratique, et donc à utiliser qu'avec énormément de précautions.

    A utiliser avec certaines précautions... oui peut-être, je veux bien ! Mais en gardant tout à fait à l'esprit que quels qu'en soient les résultats, cette procédure assez particulière de vote, a au moins le mérite de laisser librement s'exprimer les citoyens d'un pays donné, en ce qui concerne de très délicats sujets. Ce qui tu en conviendras bien volontiers, est devenu une chose extrêmement rare à travers le vaste monde !  

    geob a écrit:Ce qui m'intéresse le plus dans ce bouleversement historique dont les conséquences vont êtes multiples et indéfinis, c'est que l'Ecosse a voté à 62% pour le maintien dans l'U.E.

    Tu as parfaitement raison de le souligner :
    (une chose très importante à laquelle j'avais d'ailleurs pensé, mais que j'avais par la suite oublié de faire, dans mon message initial)

    Les résultats écossais sont à la fois édifiants et hyper intéressants à décortiquer, tout en représentant très certainement l'amorce d'une réelle source d'inquiétude, pour le futur gouvernement britannique !  

    geob a écrit:J'ai l'impression que les gagnants du Brexit sont les premiers étourdis et désarçonnés par leur victoire. Beaucoup d'entre eux visaient surtout la prise du pouvoir à Londres, mais ils ne sont pas pressés de l’exercer. Attendons trois mois, et prenons le temps pour négocier tranquillement, en pantoufles, la sortie de l'U.E.

    Oui, c'est exactement la réflexion que je me suis faite : les "gagnants" du Brexit semblent assez étrangement être les premiers surpris par leur propre victoire ??!!  surpris
    Mais à présent les jeux sont faits, et les partisans du "Leave" doivent maintenant prendre leurs (très lourdes) responsabilités.

    Car comme leur avait dit David Cameron : il est hors de question de revenir en arrière !
    L'image assez parlante qui avait été donnée, est celle qui pour les Britanniques pourrait consister à... "Tenter de monter à bord d'un avion qui serait déjà en plein vol !"  dégout

    La seule chose que j'espère, est qu'à partir de maintenant... les Anglais ne vont pas être tentés de faire indéfiniment traîner les choses, afin d'essayer d'obtenir un statut hyper-méga privilégié vis-à-vis de l'Union Européenne ! Ce qui en quelque sorte, serait pour eux d'avoir (une fois de plus) le beurre et l'argent du beurre !
    Non, non et NON... il faudra bien qu'ils comprennent très rapidement, qu'on ne peut pas à la fois être : dans l'UE, et... en dehors de l'UE !  langue            

    geob a écrit:A propos de Calais et du traité de Le Touquet, c'est un accord bilatéral entre le Royaume-Uni et la France. C'est vrai que c'est tentant d'ouvrir les vannes, mais ils ont des moyens de rétorsion lorsque on pense au milliers de Français qui vivent à Londres, et nous on pourrait leur parler de tous ces retraités anglais qui vivent en France. Il sera donc plus raisonnable et pertinent de continuer à entretenir de bonnes relations avec les anglais.

    Qui vivra, verra ! clin d'oeil

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Jeu 30 Juin - 16:15

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ? pensif
    Acte III, scène 1

    Coup de théâtre "post-Brexit" chez nos amis les British ! ange


    Présenté comme l’un des grands vainqueurs du référendum, l’ancien maire de Londres Boris Johnson vient aujourd'hui d’annoncer, que finalement... eh bien, il allait tout simplement renoncer à briguer le poste de premier ministre du Royaume-Uni ?! surpris Alors qu’il était incroyablement bien parti (en tant que l'un des principaux favoris) pour remplacer David Cameron ?! gag ! Dans un discours prononcé ce jeudi 30 juin, discours durant lequel il a énuméré la longue liste des tâches qui attendaient le futur chef du gouvernement, Boris Johnson a conclu qu'il n'était pas l'homme de la situation ?!  gag !  Et voici en quels termes, il s'est exactement exprimé :

    "Voilà l'agenda du prochain Premier ministre de notre pays. Et, je dois vous le dire mes amis, vous qui avez suivi ce discours fidèlement, qu'après avoir consulté mes collègues et considérant les circonstances au Parlement, j'en ai conclu que cette personne ne pouvait pas être moi."

    Ah, ah, ah... il m’avait bien souvent drôlement fait rire mort de rire ! ce très fervent Europhobe à la chevelure constamment ébouriffée, avec ses nombreux discours enflammés et hyper méga virulents, à propos de choses que d’après lui, l'UE imposait. Et qui toujours d'après-lui, étaient d’une extrême voire réellement capitale importance, comme par exemple... la courbure (le calibrage) des bananes d’importation, la forme des concombres, la taille des préservatifs, le pourcentage de cacao dans le chocolat, ou la soi-disant future disparition des fameux double-decker bus londoniens ??!! mon dieu !

    Ah, ah, ah... vu la tournure des événements que semblent pour le moment vouloir imposer d’une voix (plus ou moins ferme et à l’unisson) les dirigeants des 27 autres pays de l’UE, aurait-il eu comme qui dirait... quelques craintes voire une soudaine certaine petite réticence, à se voir être obligé d’attraper en plein vol... la "patate chaude" rendue même extrêmement brûlante, par les irrémédiables et réellement très rapides soubresauts déjà provoqués par l’après-Brexit ?! pensif

    Yaka focon (y’a qu’à, faut qu’on) avait-il plus ou moins dit, redit et encore dit !

    Mouais, mouais, mouais… nous autres européens restés (pour le moment) dans l’Union, les 48,1% des partisans du maintien, et surtout... Les 51,9% des partisans du Brexit ont effectivement très, très vite vu, ce que cela a pu d’ores et déjà commencer à donner !!! clin d'oeil

    Et ce n’est qu’un début, car le pire risque d’être à venir... un assez grand nombre de Britanniques ont sont même à ce point convaincus, que pas moins de 3 millions d’entre eux ont parait-il déjà signé une pétition sur le site du parlement britannique, avec la demande officielle suivante :

    "L’institution d’une nouvelle règle qui dit qu’un référendum n’est pas viable tant qu’un camp ne l’emporte pas à hauteur de 60% avec un corps électoral d’au moins 75%."

    Une demande qui bien que tardive me semble être logique, et donc tout à fait légitime.
    Mais qui à mon humble avis, n’est pas prête d’être entendue ! buté

    Albatros

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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Sam 2 Juil - 19:08

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte III, scène 2

    Ah, ah, ah... J’vous l’avais bien dit : font jamais rien comme les autres, nos amis les British ! surpris mort de rire !

    Comme si le vote en faveur du Brexit n’avait strictement jamais eu lieu...
    V’là-t’y pas, que... plusieurs milliers de Britanniques ont aujourd’hui défilé dans les rues de Londres en participant, chose à peine croyable, à une "Marche pour l’Europe" qui tout juste 9 jours après le fameux référendum en faveur du Brexit, s’est déroulée sur un parcours de trois kilomètres entre Hyde Park et le parlement britannique. L'idée étant de protester contre le Brexit, tout en tentant de prouver non seulement à leurs dirigeants, mais également aux partisans du "Out" et aux citoyens des 27 autres pays restés (pour le moment) fidèles à l’UE, que tout compte fait... ils aimeraient bien rester dans l’UE ???!!!  ange

    Et que pouvait-on voir, dans la foule des manifestants ?

    Des drapeaux européens bleus aux étoiles jaunes, des cœurs gonflables, des pancartes où étaient écrits des slogans tels que : "Du fromage, pas Farage" (du nom du chef du parti Ukip, qui s'est battu pour le Brexit) ou : "Tu vas nous manquer l'UE", "Des baguettes, pas des regrets", "Vous jouez avec notre futur", "Le Brexit c'est des conneries", "La campagne du "Leave" a menti". Le plus répandu ayant été paraît-il, celui-ci : "UE, je t'aime" ?!

    On pouvait y entendre des chansons telles que : "Don't go Brexit my heart" (faisant sans doute allusion à "Don't go breaking my heart" d'Elton John) ou "Never gonna give EU up" (d'après "Never gonna give you up" de Rick Astley) ! Et également y entendre la foule, reprendre en cœur "Hey Jude" des Beatles (en changeant par "EU") ou "L'Ode à la joie de Beethoven" (l'hymne de l'Europe) ?!

    Mais ce qui m’a semblé être pour le moins "tragi-comique" dans cette affaire est qu’à mon humble avis, un assez grand nombre de personnes ayant voté pour le Brexit, étaient fort probablement aujourd’hui... bel et bien présents dans cette foule de manifestants, et pas seulement celles qui ont fait partie des 48,1% de "In" ?!  gag !  clin d'oeil

    La suite au prochain épisode...

    Albatros


    Dernière édition par Albatros le Sam 2 Juil - 19:18, édité 2 fois
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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Wapiti le Sam 2 Juil - 19:15

    Albatros a écrit:(...)à mon humble avis, un assez grand nombre de personnes ayant voté pour le Brexit, étaient fort probablement aujourd’hui... bel et bien présents dans cette foule de manifestants, et pas seulement celles qui ont fait partie des 48,1% de "In" ?!
    Enfin, ne pas oublier non plus qu'à Londres, plus de 60 % de la population a voté... "In". clin d'oeil

    Moi je dis ça, je dis rien... je file !


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    "Nous méritons toutes nos rencontres, elles sont accordées à notre destin et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." F. Mauriac

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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Sam 2 Juil - 19:23

    Wapiti a écrit:
    Albatros a écrit:(...)à mon humble avis, un assez grand nombre de personnes ayant voté pour le Brexit, étaient fort probablement aujourd’hui... bel et bien présents dans cette foule de manifestants, et pas seulement celles qui ont fait partie des 48,1% de "In" ?!
    Enfin, ne pas oublier non plus qu'à Londres, plus de 60 % de la population a voté... "In". clin d'oeil

    Moi je dis ça, je dis rien... je file !

    OK, OK, je veux bien l'admettre, mais... comment peux-tu être sûre et certaine, que l'ensemble de ces manifestants étaient tous des Londoniens ?! clin d'oeil langue
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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Wapiti le Sam 2 Juil - 19:26

    Et comment toi, peux-tu être sûr et certain que dans l'ensemble de ces manifestants... il y avait d'autres que des Londoniens ?!
    gag !


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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Sam 2 Juil - 19:36

    Wapiti a écrit:Et comment toi, peux-tu être sûr et certain que dans l'ensemble de ces manifestants... il y avait d'autres que des Londoniens ?!
    gag !

    Relis bien le passage (que tu as voulu citer) de mon texte du jour, et tu t'apercevras que je n'ai strictement jamais affirmé être absolument sûr et certain des choses. Puisque j'ai pris la précaution d'utiliser la forme conditionnelle, en employant tout simplement le terme de "probablement" ! gag !
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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Wapiti le Sam 2 Juil - 20:34

    Albatros a écrit:Relis bien le passage (que tu as voulu citer) de mon texte du jour, et tu t'apercevras que je n'ai strictement jamais affirmé être absolument sûr et certain des choses. (...)
    J'en ai autant à ton service. clin d'oeil


    Dernière édition par Wapiti le Mer 6 Juil - 21:41, édité 1 fois (Raison : nettoyage post-migration)


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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Sam 2 Juil - 22:07

    Euh... pour te dire la très franche vérité, je ne comprends pas/plus trop bien pourquoi avoir tenu à commenter ce passage de mon texte :

    Albatros a écrit:... à mon humble avis, un assez grand nombre de personnes ayant voté pour le Brexit, étaient fort probablement aujourd’hui... bel et bien présents dans cette foule de manifestants, et pas seulement celles qui ont fait partie des 48,1% de "In" ?!

    Par cette remarque :  

    Wapiti a écrit:Enfin, ne pas oublier non plus qu'à Londres, plus de 60 % de la population a voté... "In". clin d'oeil

    ? question

    Puisque même si 60% des Londoniens ont effectivement voté pour le "In"... 40% ont donc forcément voté pour le "Out" !  gag !
    Ce qui rend ainsi tout à fait cohérente, la "conditionnelle" remarque évoquée dans le passage (que tu as cité) de mon texte !  clin d'oeil    


    Dernière édition par Wapiti le Mer 6 Juil - 21:43, édité 1 fois (Raison : nettoyage post-migration)

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Dim 3 Juil - 9:03

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte III, scène 3


    La toute première et parfaitement prévisible conséquence du Brexit, n’a pas vraiment tardé à voir le jour ! mon dieu ! Les deux grands partis politiques britanniques sont d’ores et déjà dans un état de désordre inédit. Pendant que les conservateurs s’étripent, les travaillistes s’écharpent nous écrit le quotidien d’information en ligne "Le Monde", dans un très intéressant article dont voici le lien :
    http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/07/01/toujours-plus-conteste-au-sein-du-labour-jeremy-corbyn-s-accroche_4961829_4872498.html

    Très souvent critiquée par la presse étrangère (y compris surtout d’ailleurs, par la presse britannique) la classe politique française semble actuellement avoir trouvé une bien belle équivalence outre-manche, et tout au bord de la Tamise ! clin d'oeil Brrrr… exit, le paraît-il sempiternel et très célèbre flegme britannique, serez-vous probablement tenté de vous dire, après avoir visionné cette courte vidéo trouvée sur le quotidien d’information en ligne "The Guardian" :
    http://www.theguardian.com/politics/video/2016/jun/29/david-cameron-tells-jeremy-corbyn-for-heavens-sake-man-go-video

    Où l’on peut voir l’actuel premier ministre David Cameron quelque peu s’empourprer au cours d'un assez virulent discours, assorti d’une phrase de sortie (d’exit, donc !clin d'oeil) très sèchement adressée à monsieur Jeremy Corbyn, et dont voici la très fleurie teneur : "For heaven's sake man, go !" furax
    Une "recommandation" sacrément explicite Isn't it, de la part de monsieur David Cameron ?!  gag !  
     
    La suite du "feuilleton-roman-fleuve" au prochain épisode...

    Albatros


    Dernière édition par Albatros le Dim 3 Juil - 9:08, édité 2 fois

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Lun 4 Juil - 12:05

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte III, scène 4

    Afin d’apporter une délicate petite touche de légèreté et de bonne humeur dans l’avalanche des très prévisibles bouleversements qui seront consécutifs à ce fameux vote en faveur du "Brexit", je vais aujourd’hui vous parler d’une assez inattendue conséquence (du moins pour nous autres Français, qui depuis la révolution française de 1789, sommes totalement hermétiques à la notion même de monarchie, qu’elle soit constitutionnelle ou pas)... celle de répondre à cette pourtant existentielle et bien cruciale question d’un haut niveau d’intérêt Royal :

    "Suite aux résultats du vote en faveur du Brexit, la Reine Elizabeth II supportera-t-elle l'irrésistible ascension des femmes, au sein de son royaume ?!"

    Voici un lien conduisant vers un assez intéressant article du magazine d'information "Le Point", pour les personnes qui seraient éventuellement désireuses d'en savoir un petit peu plus, à propos de ce très passionnant sujet dédié aux éventuels futurs "états d’âmes" (chouette, nous sommes ici à la bonne rubrique du Village) de sa très Gracieuse Majesté : http://www.lepoint.fr/europe/brexit-elizabeth-ii-supportera-t-elle-l-irresistible-ascension-des-femmes-04-07-2016-2051625_2626.php

    Et n'oubliez jamais qu'en toutes circonstances... "God save the Queen !" sourire

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Lun 4 Juil - 17:13

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif  
    Acte IV, scène 1

    Oups... l’assez relaxante "pause légèreté" fut vraiment de très courte durée !  mon dieu !

    Car après la démission de Monsieur David Cameron et la défection de Monsieur Boris Johnson (l’homme qui rappelez-vous, s’inquiétait drôlement du calibrage des bananes à l’importation, de la forme des concombres ou de la taille des préservatifs)... c’est à présent au tour de Monsieur Nigel Farage de démissionner de l’UKIP, ce parti d'extrême-droite farouchement anti-européen et quelque peu xénophobe dont il avait pris la tête en 2006 ?! surpris C’est en ces termes (récupérés dans la presse en ligne du jour) qu’il a aujourd'hui lors d'une conférence de presse, annoncé qu'il quittait la présidence du parti UKIP pour des raisons personnelles... je cite :

    "Mon objectif de sortir de l’UE est atteint, (...) j’ai accompli ma mission."

    "Pendant la campagne du référendum, j’ai déclaré que je voulais récupérer mon pays. Maintenant, je dis que je veux récupérer ma vie."


    Il a même osé affirmer qu’il n’avait : "Jamais souhaité être un homme politique de carrière."
    (Alors qu’il a par sept fois (?!) mais en vain, tenté de se faire élire député à Westminster)

    Et a également affirmé qu’il allait : "Observer de très près le processus de négociation à Bruxelles, et intervenir de temps en temps au parlement européen."

    Rien que ça ?! ange Onze jours seulement après le vote en faveur du Brexit, les défections politiques s’enchaînent à un rythme devenu infernal qui semble ne plus vouloir s'arrêter au Royaume de sa très Gracieuse Majesté ?! mon dieu ! Surtout quand il s’agit de déterminer, qui va en définitive pouvoir prendre en main et donc sans se brûler les doigts, la "patate chaude" du Brexit ! Connaissez-vous la célèbre et très populaire expression "Filer à l’anglaise"je file !

    Albatros

    Albatros

    To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Mar 5 Juil - 13:46

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte IV, scène 2

    Sont vraiment trop, trop fort ces politicards ! top !

    Après avoir drôlement attisé le feu lors d’une assez agressive campagne "pro-Brexit", en ayant eu la très grande habileté d’assez énergiquement souffler (et au bon endroit) sur des braises devenues très rapidement rougeoyantes, quand ils évoquaient avec moult détails le très délicat problème des migrants.

    Puis, comme cela n’arrivait tout de même pas à suffire...

    Après avoir ajouté une bonne dose d’une assez incroyable démagogie, quand il a soi-disant été question de s’engager (ah, ah, ah... comme le disait ce brave et visionnaire Coluche : rien que le terme de "s'engager" m’amuse ! mort de rire !) à intégralement redistribuer chaque semaine vers le National Health Service (le système de santé britannique)
    les 350 millions de livres sterling (un chiffre paraît-il, largement surestimé) que le Royaume-Uni pouvait espérer économiser s’il sortait de l’UE.


    Eh bien, telle une volée de moineaux apeurés... plusieurs leaders politiques ayant mené une campagne enflammée en faveur du Brexit et porteurs de très belles paroles sur lesquelles la majorité des votants britanniques avaient pourtant fondé de bien beaux (mais cependant frêles et bien naïfs) espoirs, se défilent à présent les uns après les autres ! je file ! En ayant finalement l’intention de très lamentablement abandonner la "patate chaude" aux mains de... qui sait, peut-être une femme politique ?! Qui tout en étant certainement aussi pétrie d’ambition qu’eux, aura probablement l’immense courage de ne pas avoir peur de s’y brûler les doigts à défaut des ailes, en ayant le réflexe de l’attraper bien fermement au vol ! ange

    Quant aux politicards européens étrangers au Royaume-Uni...

    Eh bien, à en croire cet assez intéressant article publié dans le quotidien d’information en ligne Luxembourgeois "L’essentiel" :
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/Dans-5-ans-nous-serons-toujours-28-dans-l-UE--10843457

    Ils en seraient déjà (selon le ministre autrichien des Finances, Monsieur Hans Jörg Schelling) à tenter de bricoler un petit "arrangement entre amis de bonne volonté" afin d’essayer coûte que coûte, de (je n'en crois pas mes yeux et mes oreilles)... maintenir le Royaume-Uni au sein de l’Union-Européenne, sans qu’il n’en fasse réellement officiellement partie ?!  surpris  En somme... finir tout simplement par lui accorder ce qu’il avait toujours voulu obtenir, dès le départ de la grande aventure européenne !  clin d'oeil

    Euh... et puis quoi, encore ?! buté

    J’en arriverais presque alors, à voir germer en moi... la réellement très saugrenue Ch’tite idée suivante : et si cette belle affaire de "référendum pour ou contre le Brexit" n’avait au final (et dès le départ) été qu’une vaste mascarade bien savamment et très subtilement orchestrée ??!! pensif

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Mer 6 Juil - 17:32

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ? pensif
    Acte IV, scène 3

    Après les premières conséquences politiques, voici qu’apparaissent à présent outre-manche et à en croire ce très sérieux article du magazine d'information en ligne "L'express" : http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/gb-les-premieres-consequences-concretes-du-brexit-sur-l-economie_1809720.html

    Les premières assez néfastes et très concrètes conséquences économiques du vote favorable au "Brexit", au niveau de l’immobilier, du commerce, de l’emploi, de la bourse: la livre sterling au plus bas depuis 31 ans face au billet vert, s'est effondrée de près de 15% par rapport au dollar américain et à l'euro depuis le référendum, et la note du Royaume-Uni s'est dégradée ! triste  

    Albatros
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    geob

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par geob le Dim 10 Juil - 11:09

    Je me marre en découvrant  la réaction des médias à propos de la nomination de Barroso chez Goldman Sachs. On se moque du monde ! Quelle fausse naïveté ! Eh Oh ! Et Mario Draghi, celui qui signe nos billets de banque, le patron de la banque européenne, vous avez oublié qui c'est? (et pas qui c'était). Un ancien de Goldman Sachs ! Mais toujours dans la mouvance de G.S., la Firme, la secte, celle qu'on ne quitte jamais. Le lobby de G.S. reste un des plus puissants qui sévit à Bruxelles !

    D'abord un excellent article de Jean Quatremer qui fait sa carrière de journaliste à Bruxelles, cela remettra en place le moral des Bisounours !

    http://www.liberation.fr/planete/2016/07/09/barroso-chez-goldman-sachs-un-bras-d-honneur-a-l-europe_1465127

    J'ai visionné, il y a deux/trois ans une vidéo édifiante qui fait comprendre, à ceux qui en doutaient encore, où se trouve le pouvoir réel !




    Bien entendu, vous pouvez vous dire que c'est à sens unique. Alors, intéressez vous à Marc Roch, correspondant du Monde à Londres. J'ai écouté pas mal d'interviews suite à la parution de son livre Les Banksters. Encore une fois... effrayant !

    http://www.alternatives-economiques.fr/les-banksters--voyage-chez-mes-amis-capitalistes_fr_art_1311_69147.html

    Pas grave ! N'oubliez de voter, les Bisounours ! Faites votre devoir de citoyen et vous allez changer le monde ! Faites trembler les banquiers !

    Réaction d'un banquier : voui, voui, n'oubliez d'aller voter !!! mort de rire !

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Lun 11 Juil - 8:43

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte IV, scène 4

    Ayé... les jeux sont (presque) faits ! Et à moins d’un assez peu probable coup de théâtre, il est à présent quasiment certain que c’est bien une femme qui au Royaume-Uni, remplacera monsieur David Cameron démissionnaire après le vote des Britanniques en faveur du Brexit. Les militants devront donc ainsi très prochainement choisir entre la ministre de l'intérieur Theresa May et la secrétaire d'état à l'énergie Andrea Leadsom arrivées finalistes, et qui toutes deux s’étaient  portées candidates afin d’accomplir la très lourde tâche qui consistera à gérer la sortie définitive du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

    Ah, ah, ah... comme je l’avais dès le début pressenti, c’est donc finalement une femme qui se saisira de la "patate chaude" devenue presque brûlante, dont assez peu d’hommes semblaient à vrai dire réellement très pressés de récupérer ! Je souhaite alors bon courage à la future locataire du 10 Downing Street. Car un féroce courage accompagné d’une fermeté sans faille, tout en étant doublé d’une assez forte dose de volonté hautement imaginative... eh bien, il en faudra certainement beaucoup, beaucoup dans les mois et surtout les années qui viennent à la future premier ministre, pour arriver à sortir définitivement son pays du giron de l’Union Européenne ! D’autant plus qu’à présent, la réelle marge de manœuvre de l’UE me paraît bien faible, face au véritable tsunami "socio-politico-économique" que risque fort de provoquer le Brexit en son sein. En effet, et bien que je ne sois absolument pas un expert ni en politique, ni en économie... il me semble que les actuels dirigeants de l’UE n’aient pas vraiment 36 solutions à leur disposition ?! Ils n’en auraient véritablement et à mon humble avis, que plus ou moins 2 à mettre en œuvre :

    - Soit ils se contentent tout simplement de faire ce que va très certainement leur demander le Royaume-Uni, c’est-à-dire de négocier des accords bilatéraux du style de ceux actuellement en vigueur avec la Suisse et la Norvège. Mais cela comporterait l’évident risque de provoquer via un tout à fait légitime mécontentement grandissant, une véritable contagion au sein d’un assez grand nombre de peuples. Qui ne voyant plus trop bien le réel intérêt qu’ils auraient de continuer à faire partie d’une communauté qui se contenterait de tout juste négocier des accords à la carte avec de plus en plus de pays, pourraient être alors fort tentés d’exiger à leur tour l'organisation d'un référendum populaire afin de déterminer via la voie démocratique, si oui ou non leur pays doit également sortir de l’Union ! Je pense notamment aux Pays-Bas, au Danemark, à la Suède, à l'Autriche, mais également à la Tchéquie et bien sûr aussi à notre propre pays, la France. Tel un véritable château de cartes, l’UE risquerait alors malheureusement de bien lamentablement s’effondrer sur elle-même.

    - Soit ils se décident à envoyer un signal réellement très fort aux 27 autres peuples qui composent désormais l’UE, afin d’éviter la contagion (qui pourrait être également appelée "effet domino") en espérant ainsi pouvoir très rapidement stopper tout nette, la bien effroyable hémorragie ! Cette option impliquerait donc à terme, de complètement isoler économiquement parlant le Royaume-Uni de l’échiquier européen, en la maintenant le plus possible hors de portée des affaires commerciales de l’Union Européenne de manière à la laisser affreusement patauger dans la marre, que 51,9% des votants britanniques ont eux-mêmes décidé de créer en ce jour historique du 23 juin 2016 ! Ce faisant, de très sérieux ennuis d’ordre économique ne tarderaient pas à voir le jour en Angleterre, qui risquerait alors de très rapidement se trouver au bord d’un bien affreux marasme. Car quoi que certains Britanniques puissent très fièrement en penser, l’économie de leur pays est tout de même et de manière tout à fait naturelle, très largement tournée vers celle de l’Union Européenne. Le but ultime de la manœuvre, pourrait être alors pour les dirigeants de l’UE d'ainsi facilement démontrer à leurs peuples respectifs, le genre de très gros risques que prendrait tel ou tel pays qui serait bien imprudemment tenté de suivre la voie britannique.

    Rien ne va plus, Messieurs-Dames... les jeux sont (presque) faits !  clin d'oeil

    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Lun 11 Juil - 12:28

    geob a écrit:Je me marre en découvrant  la réaction des médias à propos de la nomination de Barroso chez Goldman Sachs.
    On se moque du monde ! Quelle fausse naïveté !

    Ah, ah, ah... c'est ce brave Coluche qui disait dans l'un de ses fameux sketches :
    "Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c'est pire !" mort de rire !

    geob a écrit:Pas grave ! N'oubliez de voter, les Bisounours ! Faites votre devoir de citoyen et vous allez changer le monde !
    Faites trembler les banquiers !

    Voyons, voyons, Geob... tu n'es tout de même pas sans savoir qu'il y a très, très longtemps déjà, que les gens ne votent plus vraiment pour les "meilleurs" (puisqu'ils sont devenus extrêmement rares, voire carrément inexistants) mais uniquement pour celles et ceux qui leur paraissent comme étant les "moins pires" !  clin d'oeil

    Et ce, dans n'importe quel pays existant au monde où la démocratie est pour le moment (et fort heureusement) encore suffisamment présente, pour tout de même permettre aux gens d'aller voter.

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Mar 12 Juil - 0:24

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ? pensif
    Acte V, scène 1

    Nouveau coup de théâtre "post-Brexit" !ange


    Si nos amis les British pouvaient un tant soit peu ralentir la cadence, car l'on commence à très sérieusement avoir du mal à pouvoir les suivre ! mon dieu !
    En effet... ce qui était valable ce matin, ne l'est déjà plus ce soir ?! surpris Puisque seulement quatre jours après avoir été sélectionnée par les députés pour concourir aux fonctions de leader du parti conservateur et de Premier ministre britannique, la secrétaire d'état à l'énergie Andrea Leadsom, a également jeté l'éponge lors d'une brève allocution devant la presse à Londres. Ouvrant ainsi une voie royale à sa rivale, la ministre de l'intérieur Theresa May qui de fait, devient la seule et unique candidate en lice dans la course à la succession du Premier ministre conservateur David Cameron ! gag ! Du coup les choses semblent drôlement s'accélérer, puisque Monsieur David Cameron lui-même, a annoncé que la nomination officielle de Madame Theresa May au poste de Premier ministre, pourrait intervenir dès ce mercredi. Alors que nous avions cru comprendre que la nomination de l'une des deux candidates restantes, ne devait à l'origine n'avoir lieu qu'au début du mois de septembre.  

    Albatros
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    geob

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par geob le Mer 13 Juil - 11:17

    Factuellement, nous avons assisté à un coup de théâtre, certes, mais nous ne sommes pas obligés d'applaudir, nous pouvons même en essayant de raisonner, d'analyser correctement les faits, comprendre qu'en réalité il n'y pas eu de coup de théâtre, et qu'une nouvelle fois les Anglais viennent de nous démontrer à quel point ils sont pragmatiques.

    Après la votation sur le Brexit, Hollande a insisté en premier sur l'intérêt de tout le monde de ne pas retarder les négociations, au rebours de madame Merkel qui, elle, voulait laisser du temps au temps. Or, il semble bien que notre président ait entraîné avec lui pas mal de pays. Comme ce n'est pas l'intérêt de l'Angleterre de mettre en ébullition l'Europe, elle comprend que pour entamer des négociations sereines il vaut mieux instaurer un bon climat. Et surtout ne pas faire lambiner l'Europe du Marché Commun dont elle a tant besoin. C'est sans doute  ce que Hollande a du expliquer à Cameron, pendant la commémoration de la bataille de Verdun.

    Je crois que les Tories ont vite vu et senti que l'incertitude, le flou un peu veule, nuirait à ceux qui détiennent vraiment le pouvoir, je veux parler de La City. Alors, la désignation de mme s'impose comme une évidence pour la bonne raison qu'elle a eu l'intelligence stratégique de rester fidèle à Cameron en ne se prononçant pas pour le Brexit, malgré son euroscepticisme affiché, ce qui démontre chez elle que l'idéologie ne sera pas son cheval de bataille. Elle devient donc la personne la plus apte pour négocier avec l'Europe avec réalisme, sans agressivité, sans insulter l'avenir, et arriver à des conclusions dans l'intérêt  des deux parties. En fait, il n'y a pas d'autre choix pour le Royaume Uni que de réussir cette sortie s'il veut que le Royaume... reste Uni - l'Ecosse reste aux aguets - et que le Marché Commun leur reste ouvert dans de bonnes conditions. Il ne faut pas oublier aussi que la seule puissance militaire, avec nous, c'est l'Angleterre, et nous avons de nombreux accords avec elle sur ce sujet qui prend de plus en plus d'importance dans la situation actuelle.

    D'une manière ou d'une autre, concrètement, l'Angleterre ne pourra jamais se passer de l'Europe.

    Business is business !

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Jeu 14 Juil - 10:49

    L’analyse que tu fais de la situation "Britannico-Européenne" est extrêmement pertinente. Mais cela ne m’empêchera certainement pas de continuer durant je le pense encore très longtemps d’employer à l'égard du Brexit, un vocabulaire très largement emprunté au monde du théâtre (coups de théâtre, actes et scènes). Pour la simple et bonne raison que j’ai dès le début de cette affaire (qui pour moi a commencé dès les premiers temps de la campagne du référendum) la très nette impression d’assister à une magnifique pièce de théâtre digne des plus grands moments de la Commedia dell’arte ! clin d'oeil Et qui bien que se présentant sous la (fausse ?) apparence d’une incroyable cacophonie, me semble tout de même avoir été bien savamment orchestrée par une classe politique britannique qui dans son ensemble, paraît être dotée d’une assez fertile imagination en ce domaine !

    Après une campagne menée tambour battant par les uns, et plus ou moins mollement par les autres...

    Où l’un d’entre eux (M. Boris Jonhson) nous a parlé de problèmes d’une "extrême importance" : la courbure des bananes, la taille des concombres et celle des préservatifs, qui seraient paraît-il imposées par Bruxelles ?! mon dieu ! Qu’un autre (M. David Cameron) a organisé ce référendum en pensant que son parti allait pouvoir le gagner haut la main, alors que c’est tout l'inverse qui s’est finalement produit ?!  dégout Qu’un certain nombre d’entre eux se sont empressés d’annoncer leur démission ou leur désistement (Messieurs David Cameron, Boris Johnson et Nigel Farage) dans les jours mêmes qui ont suivi l’annonce des résultats. La dernière défection en date ayant été celle de Madame Andrea Leadsom et seulement quatre jours après avoir été sélectionnée par les députés, pour concourir aux fonctions de leader du parti conservateur et de Premier ministre britannique ?! pensif Tout cela pour finalement laisser la place à une seule et unique candidate : Madame Theresa May, une eurosceptique paraît-il convaincue qui tout en étant restée très prudemment extrêmement discrète durant la campagne référendaire, avait rejoint (plus ou moins sur la "pointe des pieds") le camp du maintien dans l'UE pour nous dit-on... tout simplement rester loyale à Monsieur David Cameron (et donc au parti conservateur) ?! ange

    Une Madame May qui donc a hier (et beaucoup plus tôt que prévu vis-à-vis du calendrier annoncé) été officiellement intronisée, après avoir suivi cet assez strict protocole royal :

    Monsieur David Cameron qui devant les caméras, semblait depuis quelques jours être content et presque soulagé (?!) a présenté officiellement sa démission à la reine Elizabeth II après une dernière séance de questions devant le Parlement de Westminster. Puis Madame Theresa May s'est ensuite rendue à son tour auprès de la souveraine, pour qu'elle lui confie le soin de former le nouveau gouvernement en devenant ainsi la seconde femme à prendre les rênes d'un exécutif britannique après Madame Margaret Thatcher.

    Sans compter le bien joli et pour le moins assez étrange, voire incompréhensible tout dernier coup de théâtre :

    Celui consistant pour Monsieur Boris Johnson (celui dont tout le monde pensait bien légitimement qu’il allait être définitivement "grillé" d’un point de vue politique) à... tout simplement revenir sur le devant de la scène et par la grande porte je vous prie, afin de ni plus ni moins occuper le très prestigieux poste de... ministre des Affaires étrangères (après avoir été nommé par la toute nouvelle Premier ministre fraîchement intronisée) ??!!  surpris    

    geob a écrit:D'une manière ou d'une autre, concrètement, l'Angleterre ne pourra jamais se passer de l'Europe.

    Business is business !


    Là est vraiment tout le problème ! Car je soupçonne très fortement les Britanniques, de vouloir une fois de plus (cela avait d’ailleurs commencé dès leur entrée au sein de l’Union Européenne pour perdurer tout au long de leur adhésion)... essayer d’obtenir le beurre et l’argent du beurre ?! mon dieu ! C’est-à-dire d’espérer conserver un très grand nombre d'avantages via des accords bilatéraux qui seront très probablement bien âprement négociés par Madame May avec l’UE (du style de ceux en vigueur avec la Suisse et la Norvège) mais sans bien sûr en garder le moindre inconvénient ?!

    Non, mais (et sans absolument vouloir faire un bien mauvais et très vilain petit "jeu de mots" gag !)... et puis quoi encore ?! furax

    Un tel scénario serait à mon avis extrêmement préjudiciable pour l’Union Européenne, puisqu'il pourrait fort bien et assez rapidement entraîner un mécontentement de plus en plus grandissant auprès d’un certain nombre de peuples des 27 pays qui actuellement composent l’UE. Car ces peuples (les Hollandais, les Danois, les Suédois, les Autrichiens, les Tchèques et même les Français, semblent être déjà plus ou moins dans les rangs des mécontents) pourraient à très juste titre voir d’un très mauvais œil se développer à leur détriment, un nombre de plus en plus conséquent d’accords à la carte, si le Royaume-Uni devait rejoindre de manière hyper méga privilégiée, le camp de la Suisse et de la Norvège. Le phénomène pouvant être extrêmement contagieux, ces mêmes peuples pourraient alors très facilement voir germer en eux, l’idée d’organiser à leur tour un référendum populaire, en vue d’une sortie de l’UE ! Afin d’éviter à tout prix un tel scénario catastrophe, j’espère donc que les dirigeants de l’UE sauront et dans leur ensemble, rester extrêmement fermes vis-à-vis des (très probables) futures exigences Britanniques !

    En gardant par exemple surtout bien à l'esprit, ce qu'avait très fermement déclaré Madame Theresa May en lançant sa campagne pour succéder à Monsieur David Cameron, et en s'adressant tout particulièrement aux leaders économiques britanniques :

    "Je ne saurais être plus claire : il n'y aura pas de tentative de revenir par la porte dérobée."

    "Brexit signifie Brexit et nous en ferons un succès"


    Albatros

    Albatros

    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

    Message par Albatros le Sam 16 Juil - 9:23

    "To be, or not to be for... the "Brexit" ?  pensif
    Acte V, scène 2

    Monsieur Boris Johnson, le tout nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, qui rappelez-vous... est l’homme qui dans des discours hyper enflammés, fustigeait férocement l’Union Européenne en prenant (entre autres) pour principaux sujets, des choses qu’il jugeait comme étant absolument inadmissibles et qui paraît-il étaient outrageusement imposées par Bruxelles à son pays, telles que... l'affreuse courbure des bananes importées sur le sol britannique (?!) a lors de sa toute première déclaration publique depuis sa très récente nomination, affirmé jeudi que :

    "Quitter l'Union européenne ne signifiait pas quitter l'Europe" ?!
    "Il y a une différence énorme entre le fait de quitter l'UE et nos relations avec l'Europe qui vont s'intensifier" a-t-il déclaré devant son ministère ?!
    "Bien sûr nous allons appliquer la volonté de la population lors du référendum mais cela ne veut aucunement dire quitter l'Europe", a-t-il ajouté ?!

    Alors, comprenne qui pourra ce qu’il a exactement voulu dire...
    Car moi je l’avoue très franchement et bien humblement : je n’ai strictement rien compris à ses propos, mais alors... absolument rien du tout !  roulebilles

    Mais à quoi Diable a-t-il bien pu vouloir faire allusion cet homme-là ??!! surpris
    Qu’en quittant l’Union Européenne (via un Brexit démocratiquement réclamé) et donc de fait, en renonçant définitivement aux relations commerciales hyper méga privilégiées que son pays avait jusqu’à aujourd’hui le droit tout à fait légitime d’entretenir avec les 27 pays qui composaient cet Union... il envisageait à présent d’établir un tout nouveau jeu de relations commerciales privilégiées avec les 23 autres pays qui font partie de l’Europe sans faire partie de l’UE, et qui sont les suivants :  Albanie, Andorre, Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Islande, Kazakhstan, Kosovo, Liechtenstein, Macédoine, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Russie, Saint-Martin, Serbie, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican ?!  pensif

    A moins que... non... ne me dites pas ce que j’aurais énormément de mal à comprendre (et comme tout un tas d’autres Européens, à encore moins admettre) que...
    l’homme qui s’intéressait drôlement à la courbure des bananes... envisagerait le plus simplement du monde, que... son pays fasse dorénavant à la fois partie de l’UE sans plus jamais y être ?  surpris C’est-à-dire que le Royaume-Uni soit à la fois en dehors et... dans l’UE ???!!!  surpris  Noooon... ne me dites pas une chose pareille ! mon dieu !

    Déjà pour la simple et bonne raison que Madame Theresa May, nouveau Premier ministre du Royaume de sa très Gracieuse Majesté, avait de manière absolument catégorique affirmé au peuple britannique, les très importantes choses suivantes :

    "Je ne saurais être plus claire : il n'y aura pas de tentative de revenir par la porte dérobée."
    "Brexit signifie Brexit et nous en ferons un succès"


    Alors, vous pouvez bien penser et dire tout ce que vous voulez...                                                                            
    Moi je crois absolument aux paroles (et promesses) d’une femme politique ! rêveur

    Albatros

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    Re: To be, or not to be for... the "Brexit" ?

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