Le Village du Peuple Etrange Voyageur

pour nos pensées, nos petites histoires et nos joutes littéraires autour des voyages


    Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

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    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Mer 27 Mai - 20:33

    Voilà de quoi t'occuper, pendant ce temps là tu ne penseras à rien d'autre.
    Amitiés à bientôt
    carmen si ta(quine)

    je ne t’ai pas parlé de mon refuge lorrain, au creux des côtes de lorraine d’où, par temps clair, on voit le Donon et les tours de Saint Nicolas de Port…

    Entre deux voyages, lorsque l’été s’installe dans ce rude pays qui ne connaît que deux saisons : l’hiver et l’été, j’éprouve un malin plaisir à poser mon crayon au milieu d’un jardin extraordinaire.

    Ce n’est pas un jardin, ce n’est pas un patio, plus un espace « entre-deux », empli de verdures où le jardin japonais prend le pas sur le jardin anglais, qui lui-même prend le pas sur le jardin français…

    Les ampelopsis rongent trois murs sur quatre, un sorbier aux baies rouges, mais c’est peut-être un alisier tente de prendre le pas sur des fougères presque arborescentes et des rhododendrons têtus…

    Plus loin, des hortensias qui seront blancs ou bleus luttent avec des lobelias et des ancholies…

    De mes voyages lointains, j’ai ramené des « sceaux de Salomon » qui tâchent de faire bonne figure avec des « désespoirs du peintre »…

    Et moi, sur mon caillebotis, la plume à la main, qui tente de rendre les odeurs, les parfums, les couleurs et qui n’y parviens pas…

    Heureusement qu’il y a les oiseaux :

    Les merles noirs ont fait leur provision tout l’hiver des baies rouges de l’alisier…

    Suspendues à deux branches de l’arbre, deux boules de graisse animale, comprimées dans leur tricot de nylon vert, servent de garde-manger aux mésanges, rouge-queue et autres rouges-gorges du voisinage.

    Venus de nulle part, mes amis les oiseaux s’approchent parfois de la table où j’écris, pour mendier une miette de pain.

    Mais n’est pas moineau qui veut, et leur timidité est à la hauteur des coloris de leur plumage.

    Le seul qui soit vraiment perturbé par ma présence, qui empêche ses allers-retours alimentaires : une sorte de « tisserin », mi rouge-gorge, mi-rouge-queue, qui s’est installé dans un nid d’encoignure, entre deux poutres, pour héberger sa nichée de printemps.

    Quand je déjeune le matin près de son nid, il vole « en stationnaire », agitant ses ailes minuscules, comme pour me signifier de ses battements d’ailes qu’ici, c’est chez lui et que je n’ai rien à y faire.
    Il pousse même l’audace de marquer au sol son territoire de larges tâches blanches…

    Un matin, j’ai découvert écrasé au sol, un œuf minuscule, plus petit qu’un œuf de cane, tombé du
    nid. Je n’ai plus revu mon « tisserin ».
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    Dolma

    Localisation : Je m'balade sur les chemins...

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Dolma le Jeu 28 Mai - 9:17

    J'aime bien aussi quand je comprends ce que tu écris...

    Dolma sourire
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    Patand

    Localisation : Vendée

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Patand le Jeu 28 Mai - 10:29

    J'aime beaucoup Thomas, moi aussi j'aime les oiseaux, la nature, les jardins. Sympa ! sourire

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Jeu 28 Mai - 12:12

    J'aime beaucoup Thomas, moi aussi j'aime les oiseaux, la nature, les jardins. Sympa
    merci,Patand,
    tu me suis dans mon bestiaire amoureux?

    Dans ma maison de Soupente, où j’habite une semaine par mois dans les Montagnes bleues, j’apprends à surmonter ma solitude et mon bestiaire est là qui peuple mes heures et mes jours.

    D’abord, le matin, à l’aurore, je vais lever mes « écuelles », les animaux de nuit sont passés…les écuelles sont récurées…je m’étonne parfois de l’appétit ou de l’absence d’appétit des animaux de nuit : certains délaissent les os de poulet, d’autres le riz mariné, certains des flans aux dates dépassées, les fourmis d’en régalent…
    Mais, dans mes animaux de jour, j’ai mes préférences :

    D’abord, un couple d’écureuils qui nichent dans le grand tilleul centenaire.
    Je m’embusque et je les observe : ils descendent queue-leu-leu, c’est le cas de le dire, le long d’un gros câble électrique du tilleul au premier pin sylvestre, puis du pin sylvestre aux tilleuls jumeaux :
    Tête droite, tête gauche, la voie est libre, on descend à la première station : on cueille les cosses de noisettes encore pleines de l’hiver passé, on les cache derrière le brin de muguet sous le chèvre-feuille, on reviendra, on a un inventaire à faire : os de lapin ? os de poulet ? colonne vertébrale de truite ?

    On ne sait pas vraiment si on retrouvera la cachette…

    Mes cruels préférés : un couple de geais :
    Oiseaux carnivores dévorant leurs petits et même ceux des autres, coursant les chats et les coqs, maîtres des lieux…
    Je les ai toujours trouvés très beaux, mais depuis que je connais leur cruauté, leur absence de scrupule : ils ont poussé à la noyade le coq du voisin…je les regarde avec d’autres yeux :
    Ces gros oiseaux aux cris rauques chassent même les innocentes corneilles : ils sont les maîtres des paturages, surtout après la tonte…
    Les premiers à se gaver de chenilles et de vers de terre, il ne restera rien pour mes corneilles et mes couples de merles…

    Et puis, il y a mon « chat-tigre », le chat dominant de Soupente, roux, gros, fort, lourd et musclé comme un chat-sauvage…
    Quand je recois une table d’amis le dimanche, je dépose pour lui deux carcasses de poulets-bio, qu’il vient renifler, puis emporter dans ses machoires serrées.
    Il faut voir comme je suis fier de lui, non seulement, il emmène carcasse après carcasse, au ralenti, comme dans un documentaire de National Geografic, pour les cacher dans son antre secrète (deuxième pied de cyprès au nord-est de la boutasse), mais il a encore le temps de marquer de ses effluves tous les coussins de la terrasse où il dort après avoir terrassé les minettes du quartier…

    Amour-fascination, amour-haine pour ce chat à moitié sauvage qui marque son territoire à ma barbe et sous mon nez ?
    Admiration-répulsion pour la domination qu’il fait régner sur les trois autres chats-errants de la propriété : le gris au pelage à tâches blanches, le noir-borgne battu étant enfant, le chartreux prostatique qui arrose religieusement le pied des ifs taillés ?

    Ce bestiaire amoureux meuble ma solitude, je laisse des traces et des marques d’amitié à ces bêtes sauvages comme des cailloux-blancs sur le chemin de mes amours…
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    Wapiti
    Admin

    Localisation : Annecy et Thonon (74) France

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Wapiti le Jeu 28 Mai - 13:11

    Moi aussi, j'aime beaucoup tes amoures animalières, Tomas3 (et là, je comprends tout, c'est top ! )


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    "Nous méritons toutes nos rencontres, elles sont accordées à notre destin et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." F. Mauriac
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    Patand

    Localisation : Vendée

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Patand le Jeu 28 Mai - 13:12

    Ce bestiaire extraordinaire meuble effectivement bien ta solitude, mais comme tu les aime bien tes petits animaux, c'est beau. J'adhère complètement. Tu décris si bien leurs habitudes, fruits de tant d'observations soigneuses. Continue ! bravo

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Jeu 28 Mai - 14:34

    Moi aussi, j'aime beaucoup tes amoures animalières, Tomas3 (et là, je comprends tout,
    Bestiaire 3 : le crime des geais :

    Si Wapiti et Patand n’avaient pas insisté, je n’aurais jamais osé révéler la barbarie de mon couple de geais…
    Certes, ils sont beaux, et quand ils prennent leur envol, on dirait que le pelage de leurs ailes est doublé de fourrure…
    Mais quels salauds !
    Au plus haut de mon pré,la maison d’un jeune couple, fraîchement amoureux, écolos, sympas comme tout..
    Rurbains, ils ont construit des jardins de roches suspendus qu’ils s’évertuent à désherber et ont construit derrière leur maison des appentis de poulaillers et de lapins : plus de cinquante poules, qu’il faut couvrir pour relever au matin les œufs frais de leur paradis d’amour…(on dirait du Pondy…)
    Mais voilà, pour ce faire, ils ont fait l’acquisition d’un coq magnifique, presqu’un coq de combat, blanc à crête rouge, aux ailes démesurées…des ailes de goéland, vous allez rire : nos propriétés sont séparées par des murs de 2,5 m de haut, une route de trois mètres de large et le COQ, appelons le LE COQ, franchit régulièrement en volant les deux murs et la route pour se retrouver dans mon pré…

    Et là, il le fait savoir : je l’entends dès potron-minet, se vanter avec ses cocoricos,faire le malin, glousser qu’il est bien mieux chez moi sans poulettes à couvrir, plutôt qu’à satisfaire le devoir conjugal que lui impose son maître…

    Quel bavard ! il caquette comme une poulette et je sais toujours quand il est dans mon pré : le soir venu, son maître et moi, on lui court après pour qu’il regagne son harem…

    Ce manège a duré un certain nombre de jours jusqu’au crime des geais :

    Voici les constatations dramatiques qui étayent la thèse du crime des oiseaux :

    1) la disparition du grand COQ :
    le coq n’a pas reparu depuis plusieurs jours dans son poulailler,

    2) des traces évidentes de bataille acharnée :
    des plumes blanches en éventail, comme si maître Renard était passé par là, à 4 mètres de la lisière de l’allée de grands ifs, direction E/S-E

    3) la découverte du cadavre du bel animal (LE COQ)
    flottant comme Ophélie tel un grand lys dans la « boutasse »(terme lyonnais désignant une pièce d’eau) au milieu des lenticules et des nénuphars glacés…

    conclusion :

    le grand COQ est mort après un combat acharné contre mes geais, il a lutté désespérément, le dos adossé à la boutasse, puis, n’y tenant plus, comptant sur la seule force de ses ailes, a tenté de franchir le plan d’eau pour échapper à ses agresseurs, mais la fatigue l’a terrassé et il est mort, blessé, le GRAND COQ du voisin..

    Depuis bientôt trois mois, Vincenzo, mon beau jardinier italien(cf.Wapiti et ses maillots de corps…) et moi-même, passons respectueusement devant la mare, le dos blanc de l’animal disparaît peu à peu, dans les eaux glauques, le voisin ne sait toujours pas que nous veillons sur la dépouille du beau mâle blanc…
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    Dolma

    Localisation : Je m'balade sur les chemins...

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Dolma le Jeu 28 Mai - 15:50

    Dis-moi chère Wap', ne crois-tu pas que les textes animaliers de Tomas auraient plus leur place dans "Nos plumes s'envolent" que dans "le coin des P'tits Nouveaux ?
    Et aucun rapport bien entendu entre les plumes des oiseaux et les plumes villageoises, même si certains villageois ressemblent parfois à de drôles d'oiseaux rire

    Dolma
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    imanachnuelohim

    Localisation : En ville de 'la Maison du Moulin'

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par imanachnuelohim le Jeu 28 Mai - 15:59

    Quel revers de discours,en pensant qu'au début on parlait de basse-cour papale,nous voilà maintenant en plein poulailler de voisinage passionnant.
    Si ce dernier (mort au champ [d'honneur]de combat par les geais) n'eut certes,peut être pas, le temps d'assouvir à ses pulsions de mâle banane ,il y en a une autre qui,part sa révalation de son accouchement , s'est fait tirer par cheval (entendez par là,attachée puis traînée au sol,n'allez pas croire autre chose gag ! ) et mourir non loin de Rome.

    Au sujet de la papesse Jean de Langlois (Johannes Anglicus) ,la légende serait née d'une inscription sur une statue de Junon allaitant Hercule : PPPPPP
    Interpreté par Jean de Mailly vers 1250 la signification aurait été la suivante:
    Papa, Pater Patrum, Partu Papissa Proditus : « Le pape, Père des Pères, révélé comme papesse par son accouchement.

    Finalement ,pourquoi n'y aurait il pas une vraie papesse dans ce monde?


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    Il n'y a pas d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé,de celui qui a changé 20 fois la forme de sa pensée et de sa vie
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    Dolma

    Localisation : Je m'balade sur les chemins...

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Dolma le Jeu 28 Mai - 16:08

    Ouh là ! les textes d'1 délirant je pouvais gérer mais de 2... mon dieu !

    Dolma

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Jeu 28 Mai - 16:11

    Ouh là ! les textes d'1 délirant, je pouvais gérer mais de 2?

    et comme disait ce bon Jean racine,
    "et le délire s'accroit quand l'effet se recule"(pur alexandrin-12 pieds)si, si, si,
    dolma de l'ile en RE
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    Dolma

    Localisation : Je m'balade sur les chemins...

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Dolma le Jeu 28 Mai - 16:30

    Corneille ! Thomas, Corneille...
    Tu vois nous ne quittons pas les plumes !

    Dolma de l'ile en RE, tralalère...

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Jeu 28 Mai - 16:34

    Dolma a écrit:Corneille ! Thomas, Corneille...
    Tu vois nous ne quittons pas les plumes !

    Dolma de l'ile en RE, tralalère...

    DELIRE, anagramme de "del'ile en RE" trou-la-la-itou
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    Dolma

    Localisation : Je m'balade sur les chemins...

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Dolma le Jeu 28 Mai - 16:37

    Gloups ! Je suis vraiment trop nulle... Je pars désappointé

    Dolma

    carmencita

    Localisation : Hyères Var

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par carmencita le Jeu 28 Mai - 17:57

    tomas3 a écrit:
    Voilà de quoi t'occuper, pendant ce temps là tu ne penseras à rien d'autre.
    Amitiés à bientôt
    carmen si ta(quine)
    je ne t’ai pas parlé de mon refuge lorrain, au creux des côtes de lorraine d’où, par temps clair, on voit le Donon et les tours de Saint Nicolas de Port…
    ...
    Très jolie ton histoire, d'oiseau.
    Sur le bateau, nous avons eu un oiseau migrateur qui est venu se reposer au bord de la piscine. Nous étions en plein Pacifique.
    Il a dormi toute la nuit et est parti au petit matin.
    Et à Cochin, aux Indes, c'est un pigeon qui était monté à bord, marrant, il trottinait aussi autour de la piscine en quémandant des miettes.
    Je lui ai indiqué l'entré du restau pour les brioches du breakfeast.
    Il est reparti à la prochaine escale à Mumbaï, mais je ne crois pas qu'il ait retrouvé sa famille................
    Grincheux bêche son jardin au printemps, et à l'époque où j'avais encore jeannot lapin, il se mettait à côté de son maître et creusait un terrier.
    Un rouge-gorge, revenait tous les ans au même endroit, pas sauvage, il en profitait pour se servir à volonté des vers de terre
    sortis par notre laboureur.

    Les animaux ont beaucoup à nous apprendre, ils sont rassurants, apaisants, tout comme la nature.

    Et pour ceux qui ont déjà regardé un ciel, la nuit, dans l'hémisphère sud, avec des myriades d'étoiles, on se dit qu'elle est là la magie
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    IooI

    Localisation : Île Moon's Terre

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par IooI le Jeu 28 Mai - 18:08

    carmencita a écrit:Et pour ceux qui ont déjà regardé un ciel, la nuit, dans l'hémisphère sud, avec des myriades d'étoiles, on se dit qu'elle est là la magie

    On dirait qu'tu causes des yeux de mon Agathe.

    IooI


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    imanachnuelohim

    Localisation : En ville de 'la Maison du Moulin'

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par imanachnuelohim le Jeu 28 Mai - 18:09

    tomas3 a écrit:DELIRE, anagramme de "del'ile en RE"
    Ou plutôt ,celui de la colère (de l'ire) .
    A moins que le Lieder de l'anagramme préfère elider les mots pour devenir un spécialiste de l'eider (ces histoires de volatils et d'oiseaux le démontrerait-il bien?)


    _________________
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    carmencita

    Localisation : Hyères Var

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par carmencita le Jeu 28 Mai - 18:25

    IooI a écrit:
    carmencita a écrit:Et pour ceux qui ont déjà regardé un ciel, la nuit, dans l'hémisphère sud, avec des myriades d'étoiles, on se dit qu'elle est là la magie
    On dirait qu'tu causes des yeux de mon Agathe.
    IooI

    Alors, tu as de quoi te mirer, et contempler....................
    Là, une multitude de couleurs;
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    Wapiti
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    Localisation : Annecy et Thonon (74) France

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Wapiti le Jeu 28 Mai - 18:31

    langue Je plagie Dolma en toute conscience :
    Ouh là ! les textes d'1 délirant je pouvais gérer mais de 2... mon dieu !

    Ceci dit, oui, il me semble que toute cette envolée volatile pourrait bien s'échapper du narthex pour aller rejoindre d'autres plumes... si tant est que le maître queux principal (Tomas3 en l'occurence) en accepte le voyage... clin d'oeil Un simple signe positif et en un battement d'aile tout s'envolera pour se poser quelques maisonnées plus loin, sans risque de plonger dans la boutasse...


    _________________
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    Patand

    Localisation : Vendée

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Patand le Jeu 28 Mai - 20:42

    Thomas pourquoi n'as tu pas dit à tes voisins que leur coq était mort noyé dans ta mare ? As-tu eu peur qu'ils pensent que tu étais le fautif ? Sinon tu aurais pu le repêcher et l'enterrer. Pourquoi le laisser se décomposer dans ta mare ? pensif
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    Patand

    Localisation : Vendée

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Patand le Jeu 28 Mai - 20:49

    Tu a raison Carmencita on a tout à apprendre des animaux, on se sent en paix avec eux, et quand aux myriades d'étoiles dans l'hémisphère sud j'ai eu l'occasion de les admirer et, à chaque fois mon coeur faisait boum ! J'étais en osmose avec le cosmos. banane

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Jeu 28 Mai - 23:59

    Ceci dit, oui, il me semble que toute cette envolée volatile pourrait bien s'échapper du narthex pour aller rejoindre d'autres plumes... si tant est que le maître queux principal (Tomas3 en l'occurence) en accepte le voyage... clin d'oeil Un simple signe positif et en un battement d'aile tout s'envolera pour se poser quelques maisonnées plus loin, sans risque de plonger dans la boutasse...

    tu fais ce que tu veux de nos plumes,ô wap/fred,tu les portes où tu veux,nous irons où bon te semble,là où les coqs baissent la garde devant les geais, les écureuils oublient leur cachette, les merles noirs disputent leurs vers de terre aux rouge-queues...wap, on t'aime...(il est minuit...pardonne cet excès d'affection...)

    carmencita

    Localisation : Hyères Var

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par carmencita le Ven 29 Mai - 6:15

    tomas3 a écrit:tu fais ce que tu veux de nos plumes,ô wap/fred,tu les portes où tu veux,nous irons où bon te semble,là où les coqs baissent la garde devant les geais, les écureuils oublient leur cachette, les merles noirs disputent leurs vers de terre aux rouge-queues...wap, on t'aime...(il est minuit...pardonne cet excès d'affection...)
    Dis donc toi !!!! tu me fais des infidélités !!!! si je comprends bien tes débordements d'affection débordent, passée l'heure de l'angélus des Vêpres !!!
    Don Juan va, arrête de jouer les Casanovas
    banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane

    tomas3

    Localisation : lyon et nancy

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par tomas3 le Ven 29 Mai - 10:45

    Dis donc toi !!!! tu me fais des infidélités !!!! si je comprends bien tes débordements d'affection débordent, passée l'heure de l'angélus des Vêpres !!!
    Don Juan va, arrête de jouer les Casanovas
    banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane banane
    douce carmen, si ta quine,
    est-ce le moment de faire notre coming out? tu sais bien que je t'ai juré fidélité dans les jardins du casino, dans les odeurs d'Ylang-ylang, près des palétuviers, tu m'avais promis un petit bout de ton "dirndel" que j'attends toujours...
    mais, foi de charbonnier ou de bûcheron, comme je quitte demain le village pour un autre continent et que, ne sais quand reviendrai-je et reviendrai-je un jour? j'ai voulu encore te séduire avec l'histoire du petit chat que l'on avait pris pour un ballon...

    Bestiaire 4 : le chat que l’on avait pris pour un ballon :

    Quand j’ai repris Soupente, son grand jardin pentu, sa boutasse et ses grands sapins, j’ai repris aussi comme « vendu avec » une sorte de chat « vagabond », sauvage et délabré, qui nichait sous le grand sapin Nord…

    Il n’avait pas d’âge, noir et blanc , au pelage terni, des oreilles mangées de dentelles, traces de combats douteux, des dents abimées, un œil borgne, blanc et vitreux, il n’avait rien pour engager la sympathie…

    En plus, il avait horreur des contacts, on ne pouvait l’approcher sans qu’il ne souffle très fort et qu’il ne se hérisse.

    Il avait le comportement d’un chat avec lequel des enfants très cruels auraient joué au ballon alors qu’il était tout petit. On aurait eu une haine des hommes à moins…(j’avais déjà assisté à des pendaisons publiques de chats dans des pays que je ne citerai pas, je sais combien les hommes peuvent être cruels envers les animaux et aussi avec leurs semblables…)

    Enfin, il avait tout d’un de ces noirs que l’on voit scotchés sur des barbelés de 6 mètres construits par l’Union Européenne à CEUTA pour se protéger des flux migratoires.

    Ce chat allait être mon immigré à moi…

    Il vivait seul à SOUPENTE, où je ne venais qu’une fois par mois, je le nourrissais pendant huit jours comme un fils prodigue, je me demandais comment les trois autres semaines, il arrivait à survivre :

    Trop faible pour chasser les moineaux, les pic-verts ou les mésanges, trop minuscule pour affronter les geais, les grosses pies et les merles rieurs, effrayé par les corneilles, il devait vivre de mendicité ou de rapines nocturnes, nourri par l’un, volant les fins d’assiettes de chats trop bien nourris, les os de poulets de l’un, les carcasses à moitié dévorées de l’autre…

    Le pire, c’est quand je disparaissais plusieurs mois en voyage, je m’attendais toujours à respirer l’odeur fétide d’un cadavre au travers d’un fourré, d’un buisson ou d’un bosquet, pensant à la mort triste et solitaire de mon chat noir…

    Pourtant, comme pour me narguer, à chacun de mes retours, il débarquait à l’aube renifler l’assiette que je lui avais préparée, il ne fallait pas que je fasse de bruit, même ma présence, ou plutôt la présence de l’assiette que je lui avais préparée ne le rassurait pas…

    Je craignais aussi qu’il ne fasse, comme ces enfants d’Afrique très amaigris, des rejets de la nourriture que je lui préparais : aussi j’augmentais les doses progressivement.

    La seule gratitude qu’il me manifestait inconsciemment, c’était la beauté de son pelage qui , de terne et de sale qu’il était à mon retour, redevenait vif et brillant au bout de quelques jours.

    Je ne vous raconterai pas comment est mort mon chat « vagabond », solitaire et triste et qui n’aimait pas les hommes…
    [i]
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    Patand

    Localisation : Vendée

    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

    Message par Patand le Ven 29 Mai - 13:56

    Tu a raison ne nous dis pas des horreurs sur la mort de ce pauvre chat. Je l'aimais déjà. pleurs

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    Re: Mon refuge lorrain... ou le bestiaire amoureux

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