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Sublimes mémoires du Japon

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imanachnuelohim

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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Sam 11 Sep - 22:30

Lundi 21 Avril 2008
Un dernier adieu à cette ville dont je ne reverrai, quelques heures plus tard, que sa gare. J'y délaisse mon imposant barda dans une consigne. M'étant amusé la veille à fabriquer, avec l'aide des artisans verriers, un verre à anse à Otaru, je pars le récupérer en train dans l'espoir qu'il sera prêt.


Comme me l'avait promis la vendeuse, mon objet d'art soigneusement enveloppé m'attend au comptoir du magasin. Il est déjà plus de 10 h du matin et je dois veiller à être au plus tard à midi à Sapporo car je dois me rendre à Hakkodate, étape sur le trajet de retour à Tokyo. Dans la même rue du K's Blowing, je revois l'étal d'un magasin où hier un vendeur de coquillages hélait les clients pour déguster ses huîtres, ses Saint Jasques et autres palourdes. Il maniait avec dextérité ces fruits de mer d'une longue pince et d'une écumoire et, du bout de ses outils, les tendait au public, qui se brulait les doigts d'avoir attrapé ces coquilles brûlantes cuites sur le barbecue. Mais ce qui m'avait le plus frappé, c'était sa façon d'appâter le client avec sa voix qui portait jusqu'à 50 m.

Aux portiques de la station ferroviaire, je présente mon JR Pass au portier qui me fait un signe d'accès vers les quais. Le Kaisoku venant depuis l'aéroport d'Otaru m'embarque sur ce qui fut la première ligne ferrée de l'île Hokkaido. Tout au long du littoral, c'est un joli panorama qui se révèle à travers les vitres de l'omnibus qui dessert les patelins de la côte. Puis lorsqu'il rentre dans les terres en direction de la grande ville, il entraperçoit à sa droite le parc national de Shikotsu-Toya. Arrivé enfin à Sapporo il ne me reste qu'une poignée de minutes pour sauter dans le Super-Hokuto à 12h22.

Je monte dans la voiture n°4 en place 3D et grignote mes provisions de bouche procurées à la gare en guise de déjeuner un peu tardif. Il relie les 200 km en un peu plus de 3h10. Très satisfait de la chaîne d'hôtels "Tokoyo Inn", je m'enregistre sur un de ses hôtels à Hakkodate, non loin de la mer.

Après avoir déposé mes affaires, je prends immédiatement le tramway qui me transporte près du vieux fort pentagonal Goryokaku. En fait, c'est une citadelle dont les forteresses à 5 côtés sont munies d'un système de défense redoutable pour l'époque mais qui a été déjà vu 200 ans auparavant chez nous (en France) grâce à Vauban. Donc, pour moi, cette visite ne m'aura rien appris de nouveau. Comme une sentinelle, la tour Goryokaku, qui ne date pas de 1888 mais d'une ère plus futuriste, veille sur le site historique sans péril (si ce n'est l'érosion du temps, mais là que peut faire la tour ?). Je me considère comme un nigaud et en toute connaissance de cause je paye les 8 euros pour monter à 107 m de haut dans cette tour minable mais ô combien technologique. La vue n'est pas sensationnelle. Elle permet simplement de découvrir la forme générale des remparts "gazonnés" et de jeter un coup d'oeil sur le panorama de la ville et sa baie. A l'horizon, une petite montagne se dresse dans le ciel orangé, surplombée par le funiculaire.

Quand la nuit tombe, je décide, à pied depuis mon hôtel, de rejoindre la station du téléphérique en bordant le port illuminé de ses anciens dépôts. Ces vieilles constructions promises à la destruction ont été sauvées par des restaurateurs qui les ont transformées en restaurants, boîtes de nuit et échopes de souvenirs. La chappe noire installée, on apperçoit les formes de ces bâtiments bariolés de guirlandes électriques blanches qui dessinent la silhouette des établissements. Les paquebots ancrés et brillants de leurs milliers d'ampoules suffisent à dépeindre un décor permanent de Noël au pays du bouddhisme. Pour sûr, cela attire les touristes et moi-même je succomberai à ce décor onirique.

Mais pour le moment, je gravis la côte pour atteindre la gare du funiculaire. Dans une cohue à laquelle il fallait s'attendre, je rentre dans la cabine qui, une fois remplie (je dirais même plus, bourrée) s'élève dans le ciel noir constellé de scintillements surnaturels. Sur la terrasse élevée, j'observe avec merveille le spectacle nocturne de la péninsule polluée de lumières et de couleurs dans un vent énergique presque froid. Une équipe de photographes attitrés sont habillés d'imperméables oranges. Sur leur étalage on trouve les différents modèles de photos qu'ils proposent à des prix rocambolesques. A les voir prendre un risque en grimpant sur des escabeaux pour vous faire le portrait sur le fond de ville, je comprends bien pourquoi les tarifs sont aussi hauts que leur posture de travail. Je ne voudrais pas être responsable, au coup de vent qui se lève actuellement, d'un accident de travail. C'est en partie pour cette pensée altruiste que je ne les solliciterai pas pour m'encadrer en beauté.


En redescendant depuis la station inférieure, j'emprunte une rue escarpée et arrive à hauteur d'un "7 eleven". Dans cette supérette j'achète ce qui va me sauver d'un petit-déjeunner à la japonaise. Peu courageux, je n'ose pas me plier aux goût locaux pour mon réveil et préfère avoir des petits gâteaux au chocolat en ma possession le matin. Je règle mon panier à la caisse et traverse franchement le comptoir pour me diriger vers la sortie. Mais à ma grande surprise, je me trouve dans un cul-de-sac ! Le magasin (mal conçu ?) oblige ses clients à repasser devant les caisses pour prendre la sortie. Quelle idée !


Avec tout cela, je n'ai pas encore dîné. Les entrepôts d'une deuxième vie aperçus tout à l'heure sont toujours là. Heureusement d'ailleurs, j'aurais été surpris du contraire et cela m'aurait chagriné de ne pas profiter des menus plastifiés sur les présentoirs. D'une vaste ouverture de fenêtre, je repère une grande salle de restaurant bien achalandée au cadre sympathique. Installé à une table ronde, je remarque la haute charpente voutée qui retient la toiture neuve du bâtiment et qui suspend les luminaires modernes et éclatants. Au milieu de l'immense pièce, un foyer en brique réfractaire se tient debout élancé de son tuyau de "désemfumoir". Tout autour du meuble principal sont dressées les tables de restauration harmonieusement disposées. Je choisis la table qui donne face à la fenêtre de la rue, celle-ci même blanchie par les milliers de Watts d'une économie de sur-consommation. Vers la fin de mon repas, je ne peux m'empêcher de rigoler lorsque je vois, arrêté dans l'encadrure de la fenêtre, un taxi blanc avec des taches noires évocant une robe d'un très connu ruminant et qui se fait appeler... "Moomoo Taxi".


Mais je n'ai pas besoin de ce bovidé à essence pour me ramener à mon hôtel qui est à deux pas d'ici. Des reflets lumineux étirés sur la mer charbonnée, je perçois un concert de miroitements, d'éclats, de lueurs et de couleurs qui dessinent une aquarelle nocturne, vivante et insaisissable.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par Wapiti le Sam 11 Sep - 22:49

Imanachnuelohim a écrit:Des reflets lumineux étirés sur la mer charbonnée, je perçois un concert de miroitements, d'éclats, de lueurs et de couleurs qui dessinent une aquarelle nocturne, vivante et insaisissable.
Mais c'est qu'il deviendrait poète, face à la mer...


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Sam 11 Sep - 23:06

Wapiti a écrit:
Imanachnuelohim a écrit:Des reflets lumineux étirés sur la mer charbonnée, je perçois un concert de miroitements, d'éclats, de lueurs et de couleurs qui dessinent une aquarelle nocturne, vivante et insaisissable.
Mais c'est qu'il deviendrait poète, face à la mer...


Mais je l'ai déjà été à Kyoto,si tu te souviens bien, pour décrire le Maruyama.... et c'est de ce poème que j'en suis le plus fier....car evidement,il est bien de moi !!


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Ven 24 Sep - 16:39

Mardi 22 Avril 2008
Le Tokoyo Inn Eki-mae Asaichi, à 5040 yen la nuit, est un hôtel bon marché pour la bonne prestation qu'il offre. Mais le matin, si on ouvre les fenêtres de la chambre, une odeur de marée peut vite incommoder l'étranger de passage. Des hangars de luxe qui abritent le marché de poissons situé notoirement aux quais du port, se trouvent à quelques enjambées de mon hôtel. Cela me donne une autre occasion, avec mon sac à dos harnaché et qui s'est gonflé de jour en jour de souvenirs japonais, de constater et d'humer la primeur des produits de la mer. J'aurais bien voulu acheter cette nourriture si abondante et appétissante pour l'importer dans mon pays, mais je me vois mal à trimballer une odeur poissonnière durant les 2 derniers jours qu'il me reste à vivre dans cette nation aux multiples façades sociales. Et je ne parlerai pas des complications à la douane que pourrait susciter un tel chargement.

Dans un coffre-fort à 300 yen, j'y dépose mon "Lafuma" en attendant l'heure de mon départ. Trois petites heures me laissent le temps de flâner dans l'atmosphère chaude de la ville péninsulaire. Collectionneur dans l'âme, je converge à la poste pour me procurer des timbres et des plaquettes de vignettes commémoratives. Sur le toit d'une Mitsubishi familiale, une femme avec deux porte-voix déverse un flot de paroles presqu'inaudibles tant le volume est élevé. Ferait-elle de la propagande pour une marque de produit ou bien inviterait-elle à une manifestation ? C'est une question que je me suis posée mais qui n'a pas trouvé de réponse. Encore quelques photos de la ville prises furtivement, et je m'apprête à gagner l'édifice plus que contemporain des voyageurs ferroviaires. Le menu-plateau traditionnel acquis au prix de 700 yen sera d'un goût novateur puisque c'est la première fois que je le déguste chaud car la vendeuse me propose de chauffer au micro-onde le bento de tempura et de riz.

L'autorail de 12h53 est à quai pour la destination de Hachinohe. D'allure révolutionnaire, ce train vert n'a pas le même nez que les autres automotrices. Probablement ce Super-Hakucho, comme ils les nomment, n'est destiné qu'à faire la liaison entre Hakkodate et Hachinohe, puisque sa face est munie d'une porte (verrouillée, il en va de soit) vitrée !! Le poste de conduite étant situé en haut de la cabine du train. Mais qu'y a-t-il donc à voir de si important pour justifier cette ouverture visuelle ?

Installé à ma place réservée, je mange mon casse-croûte du midi. Le train est parti depuis 10 minutes pour retrouver l'île de Honshu. Devant moi, sur la petite tablette pliante du siège précedent, est collé un grand autocollant explicatif. On y voit un dessin d'une coupe longitudinale du tunnel du Seikan et une fiche horaire qui décrit les heures de passage à chaque point dans l'ouvrage d'art pour les 12 quotidiens qui le traversent. Je me positionne, quelques minutes avant son entrée dans le trou noir, derrière la porte vitrée pour enregistrer l'approche dans le gouffre ferroviaire. A 13h39, le Super-Hakucho 22 pénètre dans les profondeurs de la terre pour 53.85 kms d'obscurité presque totale. A 13h53, l'express se trouve au point le plus bas du tunnel le plus long du monde (en 2008) à 240 m de la surface. A ce niveau, un premier accès au secours est établie : la gare de Yoshioka-Kaitei. Cinq minutes plus tard, dans sa montée, l'express vert atteint la deuxième gare de secours appelée "Tappi-Kaitei Station". Le vacarme assourdissant engendré par la résonnance des roues sur les rails décrit cet enfer lugubre et noir de ce voyage dans les entrailles "hypogéennes". Enfin, à 14h06 la lumière du jour frappe les yeux des voyageurs accommodés à la pénombre. Aomori n'est plus très loin et une fois arrivé à cette désserte, je pivote la banquette de siège à 180° pour continuer à voyager dans le sens de la marche. Le terminus de l'inter-régional est prévu à 15h50 et je n'aurai pas à m'inquiéter d'un retard de sa part pour prendre la correspondance prévue 16 minutes après son arrivée à Hachinohe.

En 3 heures et 2 minutes l'Ayatte 22 parcourera les 631.9 kms qui séparent Hachinohe de Tokyo et s'arrêtera à Morioka à 16h41, Sendai à 17h25, Omiya à 18h42 et Ueno à 19h03. Sachant que le shinkansen stoppe pendant 6 minutes à Marioka et 1 minute pour les autres gares, quelle est la vitesse moyenne de croisière de ce TGV ? La réponse est de 219.15606936416184971098265895954 km/h !!! Cette science exacte s'approprie bien aux Japonais surtout lorsqu'il s'agit de concevoir ce train très perfectionné au point même de calculer la dilatation du train au franchissement des tunnels !! Eh oui, cet effet, je l'ai bien ressenti car mon flan gauche accollé sur la carlingue intérieure du wagon ressentait à chaque passage souterrain un léger décollement de la paroi. A cause de la vitesse, la pression atmosphérique existante entre le train et le tunnel s'affaiblit (l'air chassé créé un léger vide). Pendant ce temps là, la pression atmosphérique à l'intérieur du wagon reste la même. Ainsi donc, la pression atmosphérique intérieure est un peu plus forte qu'à l'extérieur du véhicule. La force de pression s'exerce donc sur les côtés du train (de l'intérieur vers l'extérieur) créant ainsi une petite dilatation. On retrouve ce phénomène dans l'aviation sur les ailes d'un appareil volant (les ailes bombées au dessus obligent l'air à passer plus vite créant une pression plus faible sur l'aile que sous le dessous ; la pression plus faible au dessus exerce une aspiration vers le haut ce qui fait monter l'avion dans les airs).

Au soir de l'avant veille de mon départ, j'emprunte la Yamanote line qui relie la gare principale de Tokyo à celle de Shinjuku, un des quartiers les plus dynamiques de la capitale. A ce moment précis, je vais vivre deux nuitées les plus mémorables de ma visite et peut-être même de toute ma vie. Au pied de la gare de Shinjuku se dresse une tour blanche de 35 étages clignotant de feux rouges. L'hôtel Century Southern Tower donne une vue imprenable du côté est de la mégapole. Je sors de l'enceinte ferroviaire et me perds un peu dans ce dédale de gratte-ciel et dans la circulation tumultueuse. La foule grouille absolument de partout, il n'y a pas 1 m² de libre où je peux m'arrêter pour me repérer dans cet espace mouvementé. Un esprit de grande solitude m'emplit un très court instant dans cette danse folle de néons, de bruits et d'humains agités et qui ne pensent qu'à consommer. Il m'est impossible de m'orienter dans cette situation pareille et je demande à un jeune étudiant la direction de l'hôtel Century Southern Tower. Je m'oriente dans le bon sens de la marche et atteins les parvis de la terrasse de Shinjuku. Celle-ci est illuminée de guirlande électrique ainsi que ses sapins qui l'accompagnent. La terrasse fête actuellement son 10ème anniversaire. C'est vraiment féérique et on se croirait en période de nativité.

L'hôtel est tout proche, à quelques mètres de là. J'ignore les tarifs qu'il exerce et il faut que je monte au 22ème étage pour atteindre la réception de ce palace. 15 000, 17 000, 20 000 yen pour une chambre ? Aurais-je assez de liquidité pour satisfaire mon désir luxueux ? A mon grand damne, il n'y a plus de single libre. La seule chambre disponible est en double lit et il me faudra débourser la somme de 24 339 yen pour dormir UNE nuit dans le ciel Tokyoite !! Mon fond de devises insuffisant, je me réfugie dans le haut pouvoir d'achat des euros que j'ai en portefeuille. Je suis consolé par le taux de change qui m'est très favorable à l'instant même, puisque 1 euro me donnera 163 yen. Le change effectué par la réception, je laisse un dépôt de 50 000 yen pour m'offrir cette indécente envie, cette folle tentation d'un globetrotter inassouvie. Je saisis en main la carte-clé de la chambre et m'engouffre dans l'ascenseur. Plus les chiffres des étages montent, plus ma jubilation monte en moi. La moquette feutre mes pas dans les couloirs de l'établissement hôtelier rendant un caractère noble, somptueux et cérémoniel. Derrière la porte 3360, le suspens est à son comble et la vive excitation qui bat mon être se contient à peine lorsque j'entrebaille l'ouverture de la pièce. Dans la chambre encore noire de ses rideaux tirés, la vue panoramique est à quelques pas, à quelques secondes du déploiement de rideau, à quelques retenues émotives. Désormais, plus rien ne peut m'empêcher de saisir le spectacle qui va se dévoiler dans son immense étendue. J'allonge mon bras engourdi par la fatigue pour empoigner le pan du voile opaque et, d'un trait énergique, glisse la lourde étoffe pendue. A la vue de l'exhibition nocturne, j'en ai le souffle coupé. Tout ça pour moi ! Je me garde bien de penser que je serais le maître du mon... L'ample fenêtre vitrifiée me jette dans le vide et me fait perdre les jambes quand j'aperçois en bas, la gare la plus fréquentée du monde avec ses 2 millions de passagers par jour !!! A ma droite la tour de l'horloge s'élance dans un ciel noir nuagé des lueurs de la ville : bienvenue à Gotham city ! C'est avec une très grande peine que je trouve le sommeil, troublé par le panorama qui s'accorde à moi.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par Invité le Mer 29 Sep - 15:17

En ce 22 avril, tu es passé du point le plus bas à 240 m sous la terre à 13h53 au 22eme étage d'un hotel.
Quelle était la hauteur exacte du 22eme étage et à quelle heure y étais-tu ?
Cette information manque clin d'oeil
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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Mer 29 Sep - 16:40

pondy a écrit:En ce 22 avril, tu es passé du point le plus bas à 240 m sous la terre à 13h53 au 22eme étage d'un hotel.
Quelle était la hauteur exacte du 22eme étage et à quelle heure y étais-tu ?
Cette information manque clin d'oeil

Alors la réception ce trouve bien au 22ème étage mais ma chambre était au 33ème étage soit exactement (selon GE) à 133 m du sol.

Pour faire le calcul exact de l'altitude,tu n'as plus qu'à trouver l'altitude d'en bas de l'Hotel.

Quant à l'heure d'arrivée au "Century Southern Hôtel",il devait être ,1,1/4 heure plus tard après l'arrivée en gare de Tokyo soit 20h23.



Dernière édition par imanachnuelohim le Mer 29 Sep - 17:46, édité 1 fois


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Mer 29 Sep - 17:06

Mercredi 23 Avril 2008

Voici mon dernier jour de visite et même si j'ai déjà sillonné en partie Tokyo, il y a encore beaucoup de sites à découvrir. La veille, du haut de mes 33 étages lorsque j'avais entrevu le paysage citadin illuminé, j'avais décelé un grand espace sans lumière, sans activité, et qui laissait à supposer une présence végétale dans cette forêt de béton, d'acier et d'électronique. Au lever du jour, à l'approche de la baie vitrée, le temps est brumeux et, en effet, la tache obscure d'hier soir définissait bien l'existence d'un parc, celui du Shinjuku-Koen. En chaussons, mais habillé proprement, je descends au 22ème étage pour prendre le petit-déjeuner au restaurant de la tour. Le serveur ayant vu ma chausse me refuse l'accès à la salle car une tenue stricte y est exigée. Heureusement que le ridicule ne tue pas ; il aurait pu au moins le formuler dans les prospectus de la chambre.



A pied je traverse l'enceinte de la gare pour entrer au parc du Shinjuku. Mais il va s'avérer que je dois presqu'en faire le tour pour trouver une des quatre entrées principales. Je n'ose même pas imaginer l'éclat des teintes et l'artifice floral qui se trouve dans "le jardin de Tokyo". Constituté de 4 parties, la première, celle des jardins à la française est à l'origine du parc.


Arrivé par la porte de Sendagaya, le flash des couleurs frappe mes yeux éblouis, tant par la beauté des massifs fleuris que par la lumière qui y règne. Le contraste du buisson aux feuilles vert-jaune et aux fleurs rouge-rose imagent un vrai paradis terrestre. A 10 heures du matin il fait déjà chaud et je reste sous l'ombrage des cerisiers pour contempler ces azalées magnifiques. Je progresse très doucement pour admirer le moindre recoin du parc, vers les jardins à la française caractérisés par leur roseraie (en anglais Rose Beds... les lits de rose ?) Nous ne sommes qu'en avril et il serait étonnant que j'y découvre la floraison de ces fleurs estivales. Le soleil qui a percé la brume depuis longtemps martèle de sa chaleur ma tête abasourdie. Abasourdie par l'émerveillement, par la température mais aussi par le vacarme citadin qui se trouve juste à côté de la porte de Main où je me trouve. La machine corporelle ne fonctionne plus. Le séjour effreiné et endiablé se fait ressentir. Le chemin parcouru s'interrompt ici, sur un banc en plein jour. Je me délecte de cette chaleur accablante et rêvasse du bonheur dans lequel je me trouve. Déjà le spectre de mon retour en avion traverse mon esprit malheureux ; les vacances ne sont pas éternelles. 30 minutes se sont écoulées et je continue vers la 2ème partie du jardin, celle du profil à l'anglaise.
J'emprunte toutes les voies qui traversent cette zone verte dans l'espoir d'avoir épié tous les secrets de ce monde végétal.
La troisième partie, la plus grande, sont les jardins traditionnels japonais. Encore plus belle, j'en parcours sa superficie jusqu'à épuisement et échauffement de mes pieds. Jamais je n'e serais resté aussi longtemps dans un jardin où j'y ai traîné pendant plus de 3 heures !!
Pour finir, la 4ème partie s'intitule "forêt des mamans et des enfants". Dans cette aire de jeux est enraciné un bien curieux arbre qui attire l'attention de TOUS les passants : le Davidia Involucrata Baill. Des petits enfants s'amusent à monter à la base des arbres aux racines extérieures. Une jolie petite poupée est apeurée de ne plus pouvoir en descendre. Touché par son désarroi, je viens à son secours pour l'aider à redescendre, me donnant en retour un sourire et un "arigato" de tout son coeur. Quel plus beau remerciement pouvait-on recevoir de cette attendrissante enfant ?


Mon JR Pass est encore valable 2 jours et j'en profite pour voyager sur la Yamanote line, qui est en fait une sorte de périphérique ferroviaire JR qui fait le tour de la capitale. A Ueno, deuxième gare de Tokyo, je change de ligne pour m'arrêter à la station suivante : Uguisudani. Précisément en ce lieu, convergent des centaines voire des milliers de touristes pour découvrir le plus grand des musées du Japon : le musée national de Tokyo. Dans ma quête de cette galerie, je me retrouve dans un... cimetière de Shogun !! Le vieux jardinier perplexe essaye de m'orienter au bon endroit sans toutefois parler la langue de Shakespeare. Au loin, un agent régule la circulation et à mon avis je ne dois plus être loin du bâtiment culturel.

Enfin, voici le musée au 87 000 pièces de céramiques, de laques, paravents et d'anciennes littératures botaniques et de siences naturelles. Il est intéressant de voir comment ces habitants conceptionnaient le règne animal et végétal. Et pour clore cette visite fructueuse, il n'est pas de meilleur endroit que d'atterrir dans la boutique de souvenirs du musée.

Là, une envie pressante va me donner l'occasion de parler des WC à la western. L'envie pressante qui m'enserre est la grosse commission. Mais l'évocation de cette servitude animale qui ridiculise la condition humaine va être approchée avec le plus grand tact japonais, connu du monde entier. Car pour eux, cet assouvissement est synonyme de tabou. Et pourtant, ils font tout pour la discrétion du pondeur. Et même un peu trop. Une fois barricadé dans l'enclos, le trône est d'une hilarante conception. La cuvette, chauffante, est munie d'un détecteur de poids. A l'assise, elle déclenche un petit jet d'eau pour mieux dégager vos roses nauséabondent SANS oublier d'émettre à travers un haut-parleurs mystérieux (?), un petit bruit de ruissellement ou de chant d'oiseau pour rendre discret votre indisposition rectale. Mais, si grâce à cette petite musique, les bruits fétides sont masqués, c'est aussi grâce à elle qu'on est vite repéré dans la cabine. La commande électronique à côté de la cuvette est également énigmatique. Pour le béotien que je suis, elle ressemble plus à un joystick de jeu vidéo qu'à une commande qui régule des fonctions inconnues. En tous cas, je ne m'engage pas à appuyer le moindre bouton de peur d'être encore plus repéré dans mon trou ,à l'exemple d'un cri convulsif jaillissant de ma bouche par surprise au contact du jet de plus en plus débiteux sur mon arrière-train (l'actication du bouton de pression en marche). Faut-il qu'un capteur olfactif émette un parfum de bonne odeur à la hauteur, à la quantité, à la considération des gaz lâchés, pour que le paroxysme de la confusion soit manifesté ? Dans les toilettes publiques, pour les Japonais, il n'y a qu'un pas à faire. Derrière la cloison, l'hilarité des autres empêcherait le malheureux condamné à sortir, jusqu'à ce que les flaveurs se dissipent. Heureusement qu'on n'en est pas là. Toujours est-il que lorsque je me lève à peine du siège pour accomplir ma dernière et humiliante toilette que déjà la chasse coule à flot sans attendre que j'y dépose mon papier.

A l'heure du thé, il ne me reste plus que quelques temps pour dire adieu à ce pays qui a su accepter un hôte venu d'une autre civilisation. Dehors, au devant de moi, un orgue de jeux d'eau coule les derniers instants de plaisir qui me sont offerts sur un fond de ciel mélancolique. Pendant une vingtaine de minutes, j'observe ces jets d'eau jaillissant dans un parc tout gris et de plus en plus délaissé au fur et à mesure que le temps s'écoule.

Puis je pars une dernière fois vers le port de Tokyo en métro pour revoir le premier onsen de mon séjour. Je me languis pendant plusieurs heures dans ces eaux tempérées, chaudes et froides à la fois, et pour mieux cacher ma pudeur, je m'engouffre dans les eaux troubles oxygénées des bains sous le tonnerre assourdissant des passages des avions qui atterrissent à l'aéroport d'Haneda, seconde zone aéroportuaire de la capitale.
En voulant une dernière fois me baigner dans un autre bassin à l'eau brune, je me blesse assez profondément le talon du pied et je suis obligé de sortir immédiatement des bains par mesure de sécurité. Et pour mieux souffrir de cet endroit, une fois séché, je reprends la fameuse glace japonaise, nostalgie d'un dessert qui m'avait remémoré la petite jeune fille du film américain.


Transporté à + de 100 m de hauteur, pour la dernière fois, la vision de ce monde si fascinant s'ouvre depuis le triple vitrage de ma chambre d'hôtel. Les feux de position des immeubles clignotent sans arrêt de partout, la circulation débordante se déverse continuellement dans les veines de la métropole et la gare de Shinjuku avec ses trains électriques donne une âme de ferrovipathe car de ma hauteur, tout n'est que jouet, qu'élément insaisissable, que réalité irréelle et que projection vers le futur. L'univers le plus grandiose de la planète ne s'offrira plus à mes yeux lorsque ceux-ci se fermeront pour mon incursion au pays des rêves car au matin de l'ultime jour, le brouillard l'aura enveloppé de son manteau fumeux.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par Invité le Jeu 30 Sep - 10:58

"le brouillard l'aura enveloppé de son manteau fumeux."Jolie évocation finale.

Le paragraphe scatologique, si, lui n'est pas délicat,faut en convenir, est hautement éducatif et informatif.

Le moins que je puisse dire, c'est que ton voyage japonais t'as enchanté et même si les paragraphes étaient longs, j'ai parfaitement senti ton enthousiasme.
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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par Wapiti le Jeu 30 Sep - 12:55

L'univers le plus grandiose de la planète... au matin de l'ultime jour, le brouillard l'aura enveloppé de son manteau fumeux.
Ainsi le Japon disparait-il à nouveau dans ce brouillard un tantinet tentateur et mais si flou de méconnaissance, d'inconnu et d'appréhension induite.

Un bien bel et étrange voyage par voyageur interposé se termine... et un autre, plus personnel, se profilera un jour, certainement, dans ce Pays du Soleil Levant, des cerisiers, des temples, des samouraïs des temps anciens et des technologies des temps modernes.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Jeu 30 Sep - 17:23

Jeudi 24 avril 2008

Il est 8 heures du matin quand sonne le glas de mon excursion touristique au Japon. Très rapidement, je dois rassembler mes effets dans mon sac à dos pour qu'il soit prêt à mon départ de l'hôtel. 11 étages plus bas, dans le restaurant huppé, je prends le petit-déjeuner au buffet à volonté. Depuis mon accident dans les bains, je boîte du pied gauche et cela va me freiner considérablement dans cette journée mouvementée. Une demi-heure plus tard, je remonte dans ma chambre pour récupérer mon bagage. La note de l'hôtel réglée, la réceptionniste me rend la monnaie sur les 50 000 yens que j'ai déposés, soit 850 yen puisque il fallait encore que je m'acquitte d'une note de blanchisserie.


De Shinjuku, la rame électrifiée m'emmène jusqu'à la gare principale de Tokyo. De là, je prends un dernier train japonais avec mon JR Pass pour filer au terminal 1 de l'aéroport de Narita, qui théoriquement ne devrait mettre qu'une heure trente de trajet. Parti à 9h15 du centre de Tokyo, l'express devrait arriver au plus tard à 10h45, ce qui me laisse assez de temps pour prendre mon avion prévu à 12h00. Les choses se passe pour le mieux jusqu'à la gare de la ville de Narita. Il ne reste plus que quelques kilomètres pour atteindre l'aérogare international. Mais le train reste planté pendant près de 45 minutes en gare et ne part pas pour terminer sa course. Les passagers s'impatientent de plus en plus et moi aussi, je m'indigne de cette inconvenue qui risque de me pénaliser pour mon envol.

La compagnie Air France, sur laquelle j'embarque, stipule une présence obligatoire 1 heure avant le départ pour l'enregistrement (comme à l'aller). C'est à 11h30 que j'arrive au terminal 1 de l'aéroport essoufflé d'une course déjà perdue contre le temps. Le comptoir atteint, il est 11h50 quand j'explique à l'hôtesse de sol que la navette entre la capitale et l'aéroport a pris du retard. Mais à 10 mn du départ, le vol est clos.

La Japonaise ne peut pas enregistrer mon bagage en soute et si j'ai la possibilité de partir, je devrais prendre mon sac en cabine. Je suis trimballé de comptoir en comptoir, de personnel en personnel et l'agitation autour de moi se fait ressentir. Les talkies-walkies du "staff" résonnent des voix incompréhensibles pour me signifier finalement que je peux embarquer sur le vol AF 275 en porte 11A. Mais pour que mon sac à dos soit admis en cabine, il faut qu'il n'y ait aucune arme blanche, ni couteau, ni de contenant rempli de plus de 100 ml, les flacons inférieurs doivent être sous sac transparent scéllé. Heureusement pour moi, les rayons X ne détecteront aucun produit illicite, mais ma bombe de mousse à raser, mon beaume après rasage et mon déodorant justifient une entrave à la nouvelle réglementation. Je suis contraint, offusqué, de me séparer de ces biens personnels à la douane. Seule une tolérance au gabarit de mon sac à dos est admise, car les 3 dimensions additionnées d'un bagage (largeur, longueur et hauteur) ne peuvent dépasser 115 cm (20kg maxi). Très contrarié, je n'accélère pas le pas comme me le demande l'hôtesse pour rentrer dans l'avion qui sans doute m'attend. Non seulement je suis fâché d'avoir abandonné de la marchandise et en plus, je suis embêté du reste de la monnaie nippone qui me reste sur moi. Je comptais les dépenser dans les boutiques duty-free, mais les circonstances m'en ont empêché. Qui plus est, la place 36A (côté fenêtre) que j'avais réservée ne m'est plus allouée et j'ai dû prendre la 27F au beau milieu de la cabine !! Il y a de quoi être énervé. Petite consolation, l'hôtesse de l'air, qui fait régulièrement la ligne Tokyo-Paris, veut bien m'échanger une vingtaine d'euros avec ma menue monnaie, gardant quelques-unes pour le souvenir.

De 17h30, heure d'arrivée du long courrier à Paris, je dois patienter jusqu'à 20h30 pour m'envoler sur le vol AF 3288 et arriver à Bâle-Mulhouse à 21h58. L'avantage de n'avoir pas enregistré mon bagage en soute me permet de gagner rapidement la sortie de l'aérogare et chopper la dernière navette à 1 euro pour la gare de Saint-Louis. Dans les profondeurs de la nuit, le Régio s'attarde presqu'à toutes les haltes jusqu'à la gare de Mulhouse, lieu de mon désespoir quotidien.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par mamina le Jeu 30 Sep - 18:00

Hé non ! il restait encore quelques petits détails à nous raconter !

Merci pour ce long, long carnet plein de minutieuses anecdotes...

Et c'est quand et où le prochain ?
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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 13:05

Spoiler:
JE VOUS L'AVAIS PROMIS,JE NE METTERAIS PAS LES PHOTOS DU VOYAGE,ET FINALEMENT J'AI DECIDE DE FAIRE LE CONTRAIRE POUR FAIRE DURER LE PLAISIR.J'AI FAIS EXPRES D'ATTENDRE LONGTEMPS POUR QUE VOUS OUBLIIEZ CE RECIT.
ALORS J'ESPERE QUE TOUT LE MONDE AURA LA BONNE IDEE DE NE PLUS ALLER SUR CE TOPIC,POUR MANQUER L'OCCASION DE VOIR CES IMAGES NIPPONNES.....HISTOIRE DE SAVOIR CE QUE VOUS PERDEZ!!

PREMIERE SERIE :




Spoiler:
PETIT JEU :ESSAYEZ DE RETROUVER LES PHOTOS DECRITES DANS MON RECIT!


Dernière édition par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 14:08, édité 1 fois


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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 13:26

DEUXIEME SERIE :





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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 14:18

TROISIEME SERIE :




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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 14:22

Je sais,vous allez me dire que j'en mets plein la vue pour frimer un petit peu.

Mais aujourd'hui,comme c'est l'anniversaire de Wapiti,je voulais lui faire un beau cadeau.


JE LUI DEVAIS BIEN CA !!


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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 14:41


ET C'EST REPARTI POUR UNE QUATRIEME SERIE :






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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 15:02



CINQUIEME SALVE :



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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 15:25


SIXIEME SERIE :




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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 15:45



ET DE 7 :




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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 16:22


HUITIEME SERIE :





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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 16:53



DERNIERE SERIE :




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Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 17:01


Je reconnais que cela fais "gaga" banane que d'étaler ces "quelques photos" aux yeux de tout le monde.....(mais je ne voulais pas dévoiler les 1000 autres photos,surtout les plus indiscrètes !)


Je pense sincèrement à éliminer 95% de ces photos dans 2 semaines au plus tard.

Alors faites vite si vous voulez toutes les voir.

A moins que vous pensiez que finalement,"ces ptites photos",ça fait "papier peint" sur ces messages et que vous trouveriez çà ,joli !!


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par Wapiti le Mer 20 Oct - 21:24

imanachnuelohim a écrit:Je sais,vous allez me dire que j'en mets plein la vue pour frimer un petit peu.
Mais aujourd'hui,comme c'est l'anniversaire de Wapiti,je voulais lui faire un beau cadeau.
JE LUI DEVAIS BIEN CA !!
câlin bisou Merci beaucoup, Emmanuel.

Je me suis régalée avec certaines séries... allez, devinez lesquelles !

imanachnuelohim a écrit:A moins que vous pensiez que finalement,"ces ptites photos",ça fait "papier peint" sur ces messages et que vous trouveriez çà ,joli !!
Oui oui, c'est un style particulier, mais qui ne dénote pas dans ce carnet, et moi je les verrai bien toutes rester encore ici trèèèèès longtemps avec plaisir.
Même si il y en a certaines que je rêverais voir agrandies... en poster dans mon salon.


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Re: Sublimes mémoires du Japon

Message par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 23:31

Wapiti a écrit:Même si il y en a certaines que je rêverais voir agrandies... en poster dans mon salon.



J'espère que ce n'est pas à cela ou à cela quand tu parlais de rêve de poster


mais plutôt de cela..... ou ça !!



Dernière édition par imanachnuelohim le Mer 20 Oct - 23:51, édité 2 fois


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Message par lahaut le Mer 20 Oct - 23:37

Imamachinchose tu aurais pu aussi te photographier sur la première et la deuxième photo dans ton message précédent !! rire

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