Le Village du Peuple Etrange Voyageur

pour nos pensées, nos petites histoires et nos joutes littéraires autour des voyages


    Quelques pondypotins

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Sam 25 Fév - 11:16


    Bavani




    « Bavani, arrête de rêver, travaille »

    Je rêve pas, je pense.

    Ma maîtresse, c'est Surya et elle a demandé d'écrire une histoire.
    Elle nous aime pas, j'ai entendu quand elle parlait à la maîtresse de la classe des petits.
    Elle disait : je reste ici parce que les blancs ils payent mieux que dans les écoles du gouvernement mais c'est une honte d'enseigner aux gipsys. De la sale engeance des rues.

    Je suis pas une gipsy, je suis une Narikuravar.
    Grand-mère, elle m'a dit : tu vas aller dans cette école, tu vas apprendre bien l'anglais et quand tu reviendras, tu seras plus riche que les autres parce que tu mendieras mieux avec les touristes.
    Grand-mère, elle fabrique des colliers et les vend, et souvent elle vend rien du tout.

    Des touristes, y'en a beaucoup dans ma ville qui est Tiruvanamalai.
    Avant, je vivais derrière le temple avec papa et maman. On avait notre coin et on était bien, surtout quand maman faisait cuire le riz sur le brasero. Après on se couchait et j'appuyais mon dos sur le ventre énorme de maman et que ça bougeait dedans. Un jour, maman, elle m'a dit :
    "Reste ici, je reviendrai très vite."
    J'ai attendu beaucoup et ni papa et ni maman sont revenus. Après beaucoup de temps, papa est venu et on est allé à Salem chez ma grand-mère qui est la maman de papa.

    J'ai dit : elle est où maman ?
    « Tais-toi, deux, c'était trop »
    « Deux quoi, il a pas dit »

    Alors je suis allée à Salem dans la hutte de grand-mère et y'avait pas de riz et Muriga il est venu me chercher avec son minibus.
    Maintenant je vis ici. On mange beaucoup de fois par jour, du riz jaune et après du riz blanc pour digérer et des œufs et des bananes.

    Et il faut étudier.

    Papom *

    .../...

    *Papom : en langage commun c'est l'équivalent de -à plus-
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Wapata le Sam 25 Fév - 13:14

    Pondy est reviendue, Pondy est reviendue, Pondy est reviendue


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par mamina le Sam 25 Fév - 15:17


    Bonjour Pondy !
    alors ? contente de ton voyage ? tu nous raconteras dis ?
    merci pour ce premier aperçu

    bises et bon retour ! bisou
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Mar 28 Fév - 11:24


    Ah oui je suis revenue. Raconter ? Chais pas faire rire



    Bavani 2

    I am, I was, to day, to morrow, yesterday, thank you, my name is Bavani, tout ça je sais dire et même je comprends parce que Surya elle le dit d'abord en tamoul mais quand c'est Annabelle, je comprends rien du tout parce que, elle, elle parle que en anglais et c'est terrible parce qu'elle s'énerve à toute vitesse.
    Nous, on reste assis par terre et on appuie les coudes sur nos bureaux et on fait des sourires.

    Tout à l'heure, il y a eu un drame terrible.
    Balamourigan avait besoin de faire pipi et il a fait comme ça, debout dans le couloir qui va au cabinet et Surya, elle a vu et ça l'a fait rire. Annabelle, elle a vu aussi et ça l'a pas fait rire. Elle a crié « sepècedecochon » et elle a hurlé après Surya « igièneigiène » elle a dit ce mot plein de fois .
    Surya elle a répondu : « yes mam » avec les yeux par terre.

    Les blancs ils disent toujours -igiène- ça veut dire je crois, propreté. Il faut se laver le matin, le soir, les dents, les pieds, les cheveux.

    Moi, quand je suis arrivée, on a coupé les cheveux jusqu'au crâne à cause des bêtes qui dormaient dedans et qui s'accrochaient bien fort. Maintenant ils sont redevenus un peu longs et je mets des rubans bleus.
    Dans mon dortoir, on est quarante filles et on a un casier à nous. Le matin, on met notre carpette dans une autre pièce en pile bien ordonnée et on prend la douche et on va manger des idlis et du lait de la buflonne qui broute sous les cocotiers.

    Maintenant, elle broute plus sous les cocotiers parce que le cyclone a tout arraché, même les toits de l'école. Y'a beaucoup d'enfants qui sont repartis dans leur famille parce que leurs parents disaient qu'il y avait eu un mauvais sort jeté sur l'école.
    Moi, personne n'est venu me chercher et le mauvais sort ne m'a pas attrapé quand même et le toit il est remis

    On fait des activités tous les jours. Je préfère le chant et la danse. C'est Mayanka qui joue sur un harmonium et on chante avec lui et on saute en levant les bras.
    On a une piscine aussi. C'est une ville de la France qui a donné les sous. Elle en a pas donné pour nettoyer, alors l'eau est verte comme une mare et on a pas le droit de se baigner à cause de ligiène.

    Après la classe, Annabelle et Christian emmène des enfants se promener dans le village de Madalapet jusqu'à la plage. J'y vais toujours parce que je suis toujours sage.
    Christian, il s'arrête sous les puli-mâ* et il joue de l'harmonica qui est un instrument petit où qu'on souffle en le portant à la bouche. Les gens du village viennent écouter, loin de nous, parce qu'on est des adivasis et c'est comme si c'était une maladie qui s'attrape comme la lèpre.

    Avant Pongal, je me suis enfuie...

    …/...

    *puli-mâ : tamarinier

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par mamina le Mar 28 Fév - 11:40


    Tu as bien raison de ne pas raconter ! j'aime encore mieux !!! rire
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Mer 29 Fév - 8:53


    Bavani 3

    Après la classe, on partait au village et j'ai tourné juste avant le bouquet de puli-mâ, c'est dommage, il n'y a pas encore de cosses, les graines, c'est tellement bon.
    J'ai marché et j'ai marché très longtemps et la nuit était là quand je suis arrivée à Taralakuppama.

    Je suis montée dans le bus. Je voulais retrouver maman à Tiruvanamalai. Je suis allée tout au fond du bus et l'homme qui vient faire payer le ticket est arrivé. Il a tiré mon bras et j'ai cru qu'il allait se détacher de mon épaule et il a donné un coup sur ma tête et il est allé parler au chauffeur. J'ai dû m'assoir par terre tout devant, contre le moteur et j'étais secouée.

    Après, le bus s'est arrêté dans une ville et c'était le poste de police. Le policier m'a donné une taloche, il a dit en crachant par terre -saleté- et il a téléphoné parce que le nom de mon école est écrit en gros sur mon tee-shirt rouge.
    J'ai dormi un peu et Muriga est arrivé avec le minibus.
    J'ai pas vu maman .நான் அம்மா வேண்டும்

    Alors Amudhan qui fait la cuisine a pinçé ma joue pour me dire qu'elle m'aimait bien, c'est à cause de son nom qui veut dire douceur. Je me suis assise entre ses jambes et j'ai appuyé ma tête sur son sari qui sentait la coriandre et j'ai fermé mes yeux parce que j'étais très fatiguée.

    Et me voilà sur le char de Shiva et je suis dans les bras de Parvati, elle me berce et je suis haut, si haut que les deux cents hommes qui portent le char sont comme des muriyu*.
    J'entends les femmes en sari de soie qui hurlent : « yena assiggama iroukiraye* », alors je pleure et Parvati attrape mes larmes, elle en fait des colliers de perles et dit « Donne à ta maman et tu vivras avec elle dans un palais ». Elle dit aussi :
    « Tu es une Narikuravar et tes ancêtres étaient des fiers chasseurs de renards. Les hommes aiment l'argent et ils ont détruit vos forêts pour en faire des rizières, n'oublie pas tes origines et soit fière de ce que tu es ».

    Quelque chose tombe sur mon visage doucement et ça me réveille en sursaut. C'est une fleur de frangipanier légère. Amuhan m'a posée sous l'arbre et alors, pour retrouver mon rêve, je serre mes paupières jusqu'aux petits points lumineux.

    .../...

    muriyu : fourmi rouge
    yena assiggama iroukiraye : Comme elle est laide !

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Jeu 1 Mar - 16:17

    Interlude

    Ma première lectrice, c'est ma petite fille.
    Avant, quand elle était en devenir, puis un enfanteau, j'écrivais des histoires qu'elle ne pouvait lire.
    Maintenant, c'est une grande de 7 ans et je lui envoie sur son adresse mail (outch ! Rien que ça, c'est incroyable pour moi), elle lit après l'école et me téléphone et me bombarde de questions :
    Elle existe pour de vrai Bavani ?
    Elle a quel âge ?
    C'est quoi une carpette ?
    Elle a pas une couette pour dormir ?
    Est-ce qu'elle a un petit point sur le front ?
    Est-ce qu'elle a un sari et des chainettes à la cheville comme tu m'as donné ?
    Sa maman est morte ?
    Il est gentil son papa ?
    Pourquoi le policier il la tape ?
    Pourquoi elle est mendiante ?
    Pourquoi elle veut manger des graines d'arbres, c'est comme les marrons ?
    Pourquoi des dames disent qu'elle est moche ?
    Pourquoi elle a une maîtresse indienne et une française ?
    A quoi elle joue à la récré ?
    Et comment tu sais écrire et parler l'indien ?

    Un feu roulant de questions et littéralement j'adore.

    « Je voudrais aller avec toi en Inde et maman elle dit toujours -plus tard- »

    « Gaïané, je te fais la promesse que nous irons un jour. »

    Fin de l'interlude
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    Fabricia

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Fabricia le Jeu 1 Mar - 16:21

    ... Elle a beaucoup de chance, Gaïané : pourquoi n'ai-je pas eu une Mamido quand j'étais petite ?


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par fabizan le Jeu 1 Mar - 19:41

    J'adore aussi les questions des enfants


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Sam 3 Mar - 10:36

    Bavani : fin


    Aujourd'hui, pas d'école parce que c'est Dimanche. On a mangé des doigts de dame et des pooris croustillants.
    Annabelle, elle dit que ça a un goût d'asperges, tant mieux pour elle, je sais pas ce que c'est une asperge.

    Il fait très chaud et on va faire un tournoi de carrom sous la véranda devant la cantine.
    On a quatre plateaux de carrom et on joue à quatre par plateau.
    J'adore le carrom et je suis bonne. Je fais cut et on emporte les points. On fait des coups en dix secondes comme dans les tournois pour de vrai. Y'a Chudaroli et Kâlapam et Mugilan dans mon équipe et je suis la seule fille. Pions noirs, pions blancs, reine rouge et palet bien ciré et sûr on va gagner.

    Kâlapam, il sera mon mari quand on sera grand. Il l'a dit. Moi aussi je veux bien, il est fort au carrom et en plus il veut être musicien et comme moi je veux être danseuse, ça va bien ensemble.
    Son nom, ça veut dire -père du temps-, c'est bien pour lui parce que son papa qu'il était rickshawallah, il est mort. Il buvait beaucoup d'alcool et il pédalait pas vite et pas droit et un bus l'a bousculé. Sa maman, elle a comme disparu et Kâpalam il vendait de la barbe à papa qu'il avait même pas le droit de manger.

    Quand Muriga lui a parlé de venir dans une école où on enfermait pas les enfants dans des classes toutes la journée, il a dit d'accord.

    Ca va être difficile d'être danseuse parce qu'il faut des mains et des doigts parfaits. Moi, j'ai deux doigts de la main droite qui sont collés. Heureusement c'est pas toute la main ce qui aurait fait comme une patte de canard. C'est quand même quelque chose qui m'inquiète, J'ai essayé de séparer mes doigts avec un bout de verre, ça fait que saigner et rien d'autre parce que, en fait, ça fait mal et j'arrête tout de suite.....
    …..

    ___________________________

    Kâlapam et Bavani ont fugué. Leur signalement est donné mais sans grand espoir. Ils sont maintenant engloutis par la ville.
    Le cahier ligné de Bavani et les t-shirt des enfants étaient jetés aux abords de l'école.
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    mamina

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par mamina le Sam 3 Mar - 11:19


    Merci Pondy bisou
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Sam 17 Mar - 10:41

    Jour tranquille de fin de semaine.

    Je me promène, un peu désœuvrée dans les rues silencieuses du village.
    Une sourde inquiétude me tient la main, les ruelles sont singulièrement vides.

    Je m'arrête devant chaque maison désertée.
    Ici vivait Bardak. Les vitres, constellées de chiures de mouches n'empêchent pas mon regard curieux.
    Il y a une icône oubliée sur le manteau de la cheminée et une bouteille de vin géorgien débouchée sur la table. La pièce est bien rangée et sur le fauteuil fatigué traîne un sac à dos taché aux courroies défaites. Bardak, amoureuse de Georges ne vit plus dans notre modeste village.

    Ici vivait Flores. Le mystère, pour moi, est entier. Tout sent le départ précipité et le loquet du volet pendouille. L’azulejo au dessus de la porte retient l’œil. Un carton de photos est posé sur une chaise, abandonné. La vaisselle est empilée dans l'évier et des cheveux bleus de moisissure ont pris possession des restes de bacalao.

    Ici, c'est la maison de Pataugas. Les jonquilles envahissent la bordure. Un étendage que le vent a écroulé sur le perron retient quelques algues desséchées oubliées.
    Un râteau, une pelle et un seau rempli d'eau verte sont délaissés sur les escaliers de la cave. Des chaussures de toile encroûtées de boue attendent des pieds qui se sont envolés.

    Devant la maison d'imanachnuelohim le gravier est parfaitement lissé, les volets grands ouverts laissent mon regard observer la petite pièce ordonnée. Des araignées ont tissé un maillage parfait entre les verres eux aussi parfaitement alignés. Quatre verres à vin, quatre verres à eau et quatre verre à whisky rangés en file indienne ou japonaise sur l'étagère.

    Chez Lujack, la canadienne, un panneau -à louer- cloué sur les bardeaux bleus me laisse penser que le charme désuet de notre hameau n'a pas passionné longtemps cette villageoise vacancière bavarde et tout d'un coup disparu.

    Sur le rebord de la fenêtre de la maison de l'homme des traboules, une pile de courrier attend son retour. Sa maisonnette bien close ne s'ouvre que rarement comme toutes les résidences secondaires lointaines. Quand il peut venir, la musique s'échappe des fenêtres ouvertes sur le soleil printanier.

    Plus je descends vers la rivière plus les maisons sont délaissées. Les tuiles moussues, le bois pourrissant des volets, les herbes folles grillées par l'hiver, les noms effacés sur les boîtes aux lettres, les orties aux tiges tendues et brunes de l'hiver devenues inoffensives, tout indique l'oubli et je foule sans appréhension les champs glissants de la mémoire.

    Quel étrange village dont le bistrot reste souvent fermé, où les quelques habitants racontent leur voyage, ne se disputent jamais, ne se laissent pas emporter par les commérages, organisent des jeux pour se rassembler, ne parlent jamais de politique, se souhaitent les fêtes et les anniversaires, apprécient la marche, la randonnée, ne cultivent que les champs de l'amitié.

    Quel étrange village aux confins du pays où ce que l'on mange et ce que l'on boit est plus important que ce que l'on ressent, parce que ce que l'on ressent doit rester dans le secret des cœurs, où des écharpes de ciel mauve s'enroulent aux cheminées qui fument, où des gens voudraient être des oiseaux , où les rêves s'accrochent sur la chimères des mots.

    Oui, un bien étrange village peuplé d'irréductibles dont les forces s'unissent pour qu'il continue de vivre.

    C'est ainsi qu'aujourd'hui, je me suis promenée.
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    mamina

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par mamina le Sam 17 Mar - 10:51


    ne cultivent que les champs de l'amitié

    et de la liberté... mais souvent je pense : dommage !

    bisou
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Wapiti le Sam 17 Mar - 10:53

    Une bien belle promenade, Pondy ! top !


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par tcvoyageur le Lun 2 Avr - 21:41

    Lorsque je suis présent au village, je passe plus de temps à lire qu'à écrire (je trie mon courrier en quelque sorte clin d'oeil )

    Je me rends compte que de ce fait, je ne réagis pas souvent à toutes ces lectures, ne serait-ce que pour féliciter et remercier les auteurs.
    Je ne laisserai pas passer l'occasion cette fois après avoir parcouru le dernier pondypotin, la balade au village.

    Pondy, bravo et merci pour tous ces merveilleux textes bravo bisou


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par fabizan le Lun 2 Avr - 22:20

    Et bien j'avais loupé la promenade de Pondy et je suis bien contente que Thierry l'ait fait remonter aujourd'hui.

    C'est Joliment écrit comme Pondy sait si bien le faire et je regrette aussi toutes ces maisons fermées.


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Mer 6 Juin - 18:12


    Raymond : "j’étais ?"


    « Mais non, vous n'y êtes pas du tout!
    Tout simplement en tranches fines dans une poêle bien chaude avec du beurre jaune qui grésille. Par contre, je ne sais pas où vous allez en trouver. »

    Dire que je salive c'est faux, que je suis curieuse, c'est certain.

    Raymond est né en 1910, il est à la retraite depuis 1976 et il a travaillé 50 ans.
    Si sa carrière n'a pas cassé des cailloux et c'est étrange parce que c'est ce qu'on fait dans une carrière, il a brisé menu beaucoup d'espérance.

    Son métier est une véritable découverte pour moi. Je devrais dire une première et j'ai écouté avec une absolue attention ce grand vieillard qui affirme que son métier l'a fait manger à sa faim et empêche maintenant sa fin.
    Tout juste s'il a besoin d'une canne pour se déplacer.
    Il a la langue agile, le regard d'un bleu pur et des rides de rire s'éparpillent sur son visage.

    Il a gardé en héritage de sa rude vie des habitudes inusitées.
    Avant le traditionnel petit-déjeuner, café-tartine, il boit un blanc sec agrémenté de saucisson à l’ail ou une bière et du fromage, puis il allume son premier cigare en même temps que sa radio.
    France-Inter beugle et grésille comme le beurre de sa poêle.
    Sa chambre enfumée est aussi bleue que ses yeux.
    Y'me fait craquer cet homme.

    Mais quel était son métier ?

    Si quelqu'un trouve, je raconte tout, sinon, on passe à autre chose.

    (Y'a deux indices, chuis sympa)

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    Solcha

    Re: Quelques pondypotins

    Message par Solcha le Mer 6 Juin - 18:28

    j'ai bien envie de savoir la suite.

    Dire que raymond était carrier serait trop facile, alors... pensif
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Wapata le Mer 6 Juin - 18:57

    moi je dirais tailleur de pierre


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par fabizan le Mer 6 Juin - 19:00

    Moi, je dirais carrièriste langue


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Wapiti le Mer 6 Juin - 19:01

    carrier et tailleur de pierre, c'est pas la même chose ? pensif

    et si son métier avait plus rapport avec la culture ou la cueillette d'une denrée à faire dorer en tranches fines dans une poêle bien chaude avec du beurre jaune qui grésille ? pensif


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Mer 6 Juin - 19:17

    Bonjour Pondy,

    Grâce à la lecture du "texte-devinette" d'aujourd'hui, je viens de me rendre compte avoir loupé celui du 17 mars surpris qui est une pure merveille de... Poésie ! sourire

    Je survole pourtant régulièrement ce sympathique et paisible village ! pensif
    Ma vue si perçante habituellement, commencerait-elle à baisser ? dégout

    Au fait le singulier métier qu'il faut deviner, ne serait-il pas...
    Dynamiteur de carrière ? clin d'oeil
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    Wapata

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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Wapata le Mer 6 Juin - 19:49

    Wapiti a écrit:carrier et tailleur de pierre, c'est pas la même chose ?


    non, un carrier est un ouvrier dans une carrière et extrait les pierres de la montagne; un tailleur de pierre achète ces dernières, les retaille pour en faire des murs, des pierres tombales .... un tailleur de pierre est un peu un sculpteur



    et pourquoi pas : critique culinaire


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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Lilie le Mer 6 Juin - 20:10

    Tout simplement en tranches fines dans une poêle bien chaude avec du beurre jaune qui grésille. Par contre, je ne sais pas où vous allez en trouver. »


    Je penche moi aussi pour la recolte d'une denree alimentaire, qu'on ne consommerait peut-etre plus beaucoup de nos jours. Ou recolte de quelque chose non alimentaire que Raymond transforme en alimentaire.

    Il boit de la biere, vient du nord? de l'est? pas courant pour un homme ne en 1910, Francais supposons, de boire de la biere... pensif


    Lilie
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    Re: Quelques pondypotins

    Message par Invité le Jeu 7 Juin - 7:13

    Bonjour à tous,

    Loin, très loin, vos propositions sont complètement fausses.

    Je remets sur cette page l'énigme, c'est trop la barbe de tourner une page.

    _______________________________

    « Mais non, vous n'y êtes pas du tout!
    Tout simplement en tranches fines dans une poêle bien chaude avec du beurre jaune qui grésille. Par contre, je ne sais pas où vous allez en trouver. »

    Dire que je salive c'est faux, que je suis curieuse, c'est certain.

    Raymond est né en 1910, il est à la retraite depuis 1976 et il a travaillé 50 ans.
    Si sa carrière n'a pas cassé des cailloux et c'est étrange parce que c'est ce qu'on fait dans une carrière, il a brisé menu beaucoup d'espérance.

    Son métier est une véritable découverte pour moi. Je devrais dire une première et j'ai écouté avec une absolue attention ce grand vieillard qui affirme que son métier l'a fait manger à sa faim et empêche maintenant sa fin.
    Tout juste s'il a besoin d'une canne pour se déplacer.
    Il a la langue agile, le regard d'un bleu pur et des rides de rire s'éparpillent sur son visage.

    Il a gardé en héritage de sa rude vie des habitudes inusitées.
    Avant le traditionnel petit-déjeuner, café-tartine, il boit un blanc sec agrémenté de saucisson à l’ail ou une bière et du fromage, puis il allume son premier cigare en même temps que sa radio.
    France-Inter beugle et grésille comme le beurre de sa poêle.
    Sa chambre enfumée est aussi bleue que ses yeux.
    Y'me fait craquer cet homme.

    Mais quel était son métier ?

    __________________

    Alors, avec les mots en italique, avez-vous trouvé ?

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