Le Village du Peuple Etrange Voyageur

pour nos pensées, nos petites histoires et nos joutes littéraires autour des voyages


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Debriefing

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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Ven 15 Fév - 4:41



suite de l'album photo !



































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Dolma

Localisation : Je m'balade sur les chemins...

Re: Debriefing

Message par Dolma le Ven 15 Fév - 10:00

"Les beautés... trop belles" rire Faut vraiment être un mec pour les trouver "trop belles" LoL !
Quant aux "femmes sympatiques" j'avoue ne pas trop savoir ce que cela signifie clin d'oeil

Dolma
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Skyrgamur

Localisation : une île : Île de France

Re: Debriefing

Message par Skyrgamur le Ven 15 Fév - 10:39

Lahaut, ne regarde pas ces photos, tu vas faire un arrêt cardiaque. rire


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Skyrgamur, le lutin Islandais
 

lahaut

Re: Debriefing

Message par lahaut le Ven 15 Fév - 10:49

........................ ....................... ....................... ............................ ......................... .............................. ............. le village !!
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Skyrgamur

Localisation : une île : Île de France

Re: Debriefing

Message par Skyrgamur le Ven 15 Fév - 11:10

Tous les vols sont annulés. Pas de bol. clin d'oeil


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Skyrgamur, le lutin Islandais
 
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Dolma

Localisation : Je m'balade sur les chemins...

Re: Debriefing

Message par Dolma le Ven 15 Fév - 11:38

Lahaut, excité comme une puce tel qu'on te connaît ici, fais gaffe mon dieu ! ! Pas de précipitation rire : les 9/10 de ce que tu vois sur ces photos ne sont pas des elles mais des ils mort de rire ! ...

Dolma

lahaut

Re: Debriefing

Message par lahaut le Ven 15 Fév - 12:34

...................... ....................... .......................... ........................ .........................
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fabizan

Localisation : Pornic (Loire-Atlantique)

Re: Debriefing

Message par fabizan le Ven 15 Fév - 13:26

J'ai reçu dernièrement un pps montrant l'élection du plus beau Katoï en Thaïlande, j'ai halluciné "ils" sont époustouflants de beauté et de grâce.

Quant à la Thaï blonde, bof bof, même si ce n'est qu'une perruque !


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Fabienne
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Lilie

Localisation : Pieds sur Terre, tête dans les étoiles

Re: Debriefing

Message par Lilie le Ven 15 Fév - 15:05

lahaut a écrit: ........................ ....................... ....................... ............................ ......................... .............................. ............. le village !!


Lahaut, il faudrait que tu lises un peu les textes, parfois... Si t'avais lu, tu ne te serais pas enflamme comme ca... langue


Lilie
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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Dim 17 Fév - 15:46



Bienvenue chez les Akhas !


Voilà, hier, nous avons convenu d'explorer une piste, non loin de Chiang Rai. C'était donc la première fois que nous la prenions, alors que nous étions souvent passés à côté de son entame, le long d'une petite route. Surprise ! Nous avons découvert une vallée que nous ignorions totalement, et au bout d'une piste un village Akha bien indiqué. Il y avait pas grand dans ce village, mais, bizarrement, de nombreuses baraques (bois, bambou) faisaient "Homestay". Une dame nous a proposé de revenir aujourd'hui, elle nous avait annoncé une sorte de festival qui attirerait de nombreuses ethnies.



Nous y sommes rendus ce matin. Comité d'accueil à quelques centaines de mètres du village. Puis est arrivé un représentant du gouvernement de la province de Chiang Rai, suivi par sa bourgeoise. D'après ce que j'ai compris, c'était l'inauguration de ce village dans le cadre d'un développement écologique et touristique afin que les Akhas puissent trouver une source de revenus. Alors nous avons eu droit à quelques spectacles bien... sympathiques !






























(un akha qui vit à Mae Sai, face à la Birmanie)

Ensuite, nous avons été voir l'arène des combats de coqs, en revenant sur Chiang Rai. Pas de réunion officielle, juste une journée d'entrainement.






Pour finir, un petit tour au temple en forme de tour qui est toujours, pour moi, un grand aspirateur de monnaie. J'ai été étonné de voir combien le moine en chef avait fondu par rapport au 10 février, date où je l'avais pris en photo avec monsieur Somchai, l'ancien premier ministre chassé par les "chemises jaunes" en 2008.(message 119) En tout cas, il reste doué pour la communication, le moine ! En effet, rien que pour inciter à donner de l'argent, il était entouré par de nombreux enfants qui ont chanté une chanson et déclenché un tonnerre d'applaudissements dès qu'ils eurent fini. A votre bon coeur, messieurs dames ! Oui, c'est vrai, il s'occupe des orphelins, n'arrête pas de construire ( bientôt, juste à côte, une statue de Guan Yin de 69 mètres de haut !), mais on ne voit que la surface des choses, et d'ailleurs je ne veux rien voir d'autre : qu'ils se débrouillent avec Bouddha tous ces Thaïlandais qui espèrent, en donnant du fric, que la chance leur fera risette ! Toujours dans ce temple, Huay Pla Khan, il une chose que je ne comprendrais jamais : la présence d'une milice armée.



Bonjour la spiritualité !

lahaut

Re: Debriefing

Message par lahaut le Dim 17 Fév - 16:05

Comment as tu fait pour les photographier les femmes akhas ?Pour ma part impossible d'en avoir un seul portrait ,elles refusaient toutes !!(peut être c'est grâce à la cérémonie !! )
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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Mer 20 Fév - 4:49


Grosse fatigue.

Hier, 113 klm à moto, avec un français et un belge. Mais il y a eu 42 kilomètres de piste dans la montagne : on a mis 4h pour en sortir ! Nous avons terminé épuisés ! Je suis tombé dans une descente poussiéreuse, à faible allure, donc sans gravité. Un rétroviseur cassé ! En rentrant chez Chian House, je me suis arrêté devant un dépanneur de motos. Je lui ai montré le rétroviseur, il m'a aussitôt invité à entrer dans son atelier et a laissé le scooter sur lequel il travaillait, et, en moins de cinq minutes, il m'a installé deux rétroviseurs flambants neufs pour 120 baths (3€) - les rétroviseurs se vendent par paires !










Ce matin, j'ai les paupières lourdes !


Avant de rejoindre les deux gars, je me suis arrêté devant un 7/Eleven, ces magasins ouverts 24h sur 24, pour acheter des boissons. En partant, je monte sur ma moto garé devant cet ATM. La Thaïlande, c'est le pays des distributeurs automatiques de billets de banque ! Il y en a de partout ! C'est vraiment sidérant ! Mais c'est la première fois que je vois une gamine avec son casque sur la tête, habituellement les thaïs baladent leurs enfants en bas âge à moto en toute décontraction.




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Lilie

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Re: Debriefing

Message par Lilie le Mer 20 Fév - 13:53

Elles font du bien, tes photos, Geob! Du grand air! Des arbres! Des pistes! sourire


Lilie
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Re: Debriefing

Message par Invité le Mer 20 Fév - 15:28

Des bouts d'enfance,un peu de France, un peu de politique, de géopolitique, de la Thaïlande, même de la musique, c'est un long rapport pour faire le point (c'est ça un debriefing hein ?) et ça m’intéresse.

Ca m'intéresse comment ?

Beaucoup parce que c'est riche, bien écrit et y'a des images.
Le seul moment où je suis agacée c'est lorsque tu insistes (trop lourdement)sur le fait que, toi, tu es "en dehors des sentiers battus". On le voit bien, c'est même pas la peine de le signaler, sinon, ça fait -j'me la pète-.
(Euh, j'avoue que depuis quelques jours, tu ne l'as pas formulé).

Ceci dit, aux aurores, même avant d'ailleurs, je lis en premier ton nouveau billet et c'est bien sympa.
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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Mer 27 Fév - 16:21


Police militaire


Pendant plusieurs jours, j'ai fait le cicérone pour des amis de la Drôme qui ont séjourné chez Chian House. Il y a deux ans déjà, je les avais emmenés voir le temple Huay Plak Kan dont seule la structure de la tour était finie, à l'intérieur tout était à faire. Ils ont donc redécouvert le site, et ils sont restés ébahis par ce qu'il est devenu, à savoir un immense "Barnum", ainsi qu'un aspirateur d'argent particulièrement efficace.






J.D. m'a semblé déçu, comme tous ceux qui idéalisent le bouddhisme. Du coup, il a apprécié à sa juste mesure le restaurant du temple, sans états d'âme. Moi même, je n'ai pas hésité à reprendre des légumes !


En partant, nous avons été abordé par un homme armé, en uniforme. Après quelques échanges convenus, je lui ai demandé pourquoi il portait une arme dans ce lieu apparemment dédié à la spiritualité, à la paix. Il nous a expliqué qu'il faisait parti de la police militaire, et qu'il était là pour surveiller les "bads boys", autrement dit les birmans qui travaillent sur les chantiers du temple, dont le résultat du plus important sera visible d'ici une année : une statue de Gua Yin de 69 mètres de haut, payée par Singapour, Taïwan, et la Thaïlande. Quant aux birmans, considérés plus bas que terre au "Pays Du Sourire", ils sont soupçonnés de trafic de drogue et autres méfaits. Décidément, les pauvres sont bien mal éduqués, et notre policier militaire n'était pas du genre à laisser beaucoup de choses !


Nous l'avons quitté avec force salamalecs, en activant nos muscles zygomatiques car, après tout, le fameux sourire thaï n'est qu'une crispation des zygomatiques, une façon comme une autre de se comporter poliment.


Le jour du Bouddha, 25 février, la pleine lune


Nous sommes revenus ce soir là, j'ai supposé qu'il aurait une nouvelle fois un lâcher de lanternes. Mauvaise supposition, ce fut l'habituel tour du temple avec une bougie dans la main. Ça commence à me barber, ces cérémonies bouddhistes ! Mais je ne me laisse pas de photographier les gens, des visages.


















Encore une grande bouffe !



Dimanche dernier, j'ai voulu leur montrer un endroit bizarre, une fondation dédiée à la méditation - j' en ai déjà parlé. Mais nous sommes passés devant un grand temple où se déroulait une grande fiesta. Changement de programme, les amis ! J'ai tout de suite pensé que notre déjeuner était assuré. En effet, il le fut, et pas qu'un peu ! Nous eûmes même la sensation d'avoir trop mangé ! Jusqu'où faut-il pousser la politesse devant ces thaïlandais qui nous indiquait sans cesse que c'était gratuit ? Alors, avec un esprit de sacrifice parfaitement assumé, j'ai dégusté en dessert une glace à la noix de coco et une autre au chocolat.

La fête pour tous !











Le touriste

Il y a bien longtemps que je n'étais monté sur un éléphant. Bon, pour accompagner mes amis, j'en ai refait... heureusement que pour une demi-heure ! La petite L..., qui me rappelle "little miss sunshine", a beaucoup apprécié !


("little miss sunshine" et sa maman sont devant nous)


Comme je redécouvrais l'état de touriste, je les guidé jusqu'au temple blanc, cité dans tous les guides de voyage, une sorte de meringue qui me sort par les yeux. A l'intérieur, on vous adjure de bien observer les peintures pour découvrir des détails qui démontrent que le bouddhisme est bien ancré dans son époque - bah, il suffit de voir des moines acheter pour eux des produits de beauté, fumer une clope ou répondre au téléphone sur leur IPhone. Une dame, nous entendant parler français, nous a conseillé de bien regarder les yeux du Bouddha peint sur la façade intérieure de l'entrée : on y voit Ben Laden, et George Bush ! Géniaaaal ! Enfoncé Fra Angélico, déclassé De Vinci ! Bon, pour moi, ce n'est que de la bande dessinée, et j'en connais de beaucoup mieux. Au fond, j'aurais dû faire comme "little miss sunshine"", beaucoup plus original : caresser les poissons du temple blanc !





Maadadayo !
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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Ven 1 Mar - 16:17


La parka militaire de mon père


Avec le recul, je me dis aujourd'hui que cette réflexion ne me viendrait plus à l'esprit : le cordon ombilical est définitivement coupé ! Cette pensée m'est venue le jour où j'ai appris la mort de mon père, deux ans après celle de ma mère. En incluant le père dans cette image du cordon ombilical, je réagissais sans doute au fait que dorénavant je n'aurais plus de lien physique avec eux, qu'ils me laissaient seul, adulte. Alors, une nouvelle fois, nous avons pris la voiture pour descendre dans le Midi, pour vite apporter un soutien moral à notre jeune sœur qui vivait avec le père, et qui se retrouvait si abandonnée dans l'effroi de cet évènement soudain, brutal.

Mon père avait l'habitude de commencer sa journée par une marche dès 6 heures du matin, peut importait la saison ou le temps, il fallait qu'il sorte coûte que coûte, ensuite il rentrait et prenait un petit-déjeuner. Malgré le froid et l'humidité réfrigérante, il sortit un matin de décembre et n'en revint pas : il fut terrassé par une crise cardiaque dans cette nuit glaciale qui n'en finissait pas, seul, ignoré de tous. A sept heures, ma sœur fut réveillé par un coup de sonnette intempestif. Sur le coup, elle crût que le père avait oublié ses clés, alors elle se précipita pour lui ouvrir la porte, et lorsqu'elle l'ouvrit ce fut sur les messagers du malheur.

Voilà, le père gisait maintenant sur le lit de la chambre à coucher : je voyais un corps, ce n'était plus mon père, oui, certes, ce n'était pas quelqu'un d'autre, mais c'était si peu lui, on aurait dit un mannequin de cire sorti tout droit du musée Grévin, une présence insolite vidée de la substance qui l'animait, d'ailleurs je n'ai pas manqué de poser ma main sur son front pour m'assurer que cette enveloppe de chair inerte était froide, et donc que ce ne pouvait plus être mon père.

Après avoir passé une nuit difficile, nous avions tous mal dormi, un soleil éclatant salua notre première matinée. La journée s’annonçait chargée, désagréable. Je ne me souviens plus très bien à propos de quoi, mais je suis porté volontaire pour aller acheter quelque chose qui nous manquait - pour le petit-déjeuner ? Je voulais surtout prendre de l'air, m'aérer de cette atmosphère de deuil. Je remarquai alors une parka militaire posée négligemment sur un fauteuil. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Ma plus jeune sœur m'informa que notre père portait ce vêtement lorsqu'il fut foudroyé par sa crise cardiaque. Peu m'importait, il me plaisait beaucoup, il me paraissait très bien adapté pour supporter les grands froids. Malgré le ciel bleu, il faisait juste 1 degré, et moi j'étais descendu revêtu d'un blouson de cuir bien insuffisant pour le climat.

Je sortis, emmitouflé dans la parka militaire de mon père. Elle m'allait très bien, et j'étais fier de la porter. Mais, dès que je me mis à marcher sur le trottoir, un malaise diffus s'empara de moi. Bizarrement, je sentis mon cœur qui s'emballait, la parka qui devenait bien lourde, je trouvais qu'elle me serrait trop maintenant. Néanmoins, trouvant tout cela incongru, je me disais que je me faisais des idées, que ça cesserait bientôt. Ce fut pire ! Alors je pris conscience, physiquement, que mon père était passé de vie à trépas dans ce vêtement. Je m'en retournai précipitamment chez nous, je rentrai dans l'appartement, je remis la parka sur le fauteuil et m'emparai de mon blouson de cuir. Devant les regards interloqués de mes sœurs et de mon frère, je leur dis rapidement que la parka était trop chaude, et je dégageai vite fait pour éviter d'éventuelles questions. Dehors, je me sentis tout de suite beaucoup mieux - à vrai dire, dès que j'eus retiré la parka.

Lorsque j'ai raconté cette histoire à mes amis de la Drôme, je terminai en leur disant que je comprenais très bien pourquoi, dans certaines civilisations, on brûlait toutes les affaires du mort. Quant à ma jeune sœur, elle ne put se retrouver seule longtemps. Lorsque nous lui rendîmes visite quelques mois plus tard, elle vivait avec un ahuri, un intrus dans les meubles de nos parents. Elle ne tarda pas à l'épouser, et le mariage fut tellement homérique que j'en fis une chronique sociétale !




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Message par Invité le Dim 3 Mar - 14:47

Oh que oui j'ai souvenir de ce texte du fameux mariage !
Drolatique et grinçant à souhait.
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Message par geob le Lun 4 Mar - 10:39


Dimanche, sur la rive nord de la rivière Kok.


Encore une fois, un nouveau itinéraire sur les pistes. Nous n'avions jamais pris cet embranchement qui nous a conduit dans un village où, pour continuer le chemin, nous avons dû demander par où il fallait passer. On nous a indiqué un sentier raviné qui démarre devant une baraque. Pas très convaincu, nous avons réitérer la question, et nous avons reçu la même réponse - c'est dire notre appréhension à nous engager ! Nous avons donc commencé au pas, le pied gauche posé sur la terre, le droit sur le frein arrière, la main droite sur la poignée du frein avant, et en avant... précautionneusement !!!


(vers le village où le parcours embêtant a commencé)

Et c'est ainsi que nous avons effectué un parcours d'environ 8/10 kilomètres sur un sentier étroit, à travers la forêt. J'ai roulé devant, et tout à coup, après moins de un kilomètre, j'ai stoppé net : un buffle nous barrait la voie ! On ne pouvait le contourner puisqu'il occupait, par sa longueur, tout l'espace ! Le Belge m'a dit de faire attention, d'attendre. Alors, la bête et nous, nous nous sommes observés, mais, au bout d'un moment, j'ai eu une réaction de parisien excédé : j'ai klaxonné !

Et le buffle a dégagé !


Sentier étroit, raviné, passages boueux, d'autres à gué, nous étions tous extrêmement concentrés, craignant la moindre petite erreur qui nous enverrait sur la pente broussailleuse qui descendait vers la rivière.










Enfin un village ! Lahu en l'occurrence ! Nous avons tous ressenti une énorme délivrance ! Bien heureux d'être arrivé en entier, sans chute et sans crevaison, nous avons acheté des écharpes en coton, aux couleurs de cette tribu. Le moins que je puisse dire, c'est que le tissage est arachnéen !!!


(la délivrance ! Je n'avais pas un poil de sec !!!)


Ensuite, nous sommes arrivés dans un plus grand village lahu, et là on a retrouvé la route. L'un d'entre nous a pu prendre de l'essence. Deux marchands de glace sont passé. L'un avait le visage d'un paysan mexicain, l'autre vendait ses sandwichs à la glace de noix de coco (5 baths, 1€=40 baths). Ce fut mon seul déjeuner !
















(la station d'essence du grand village lahu)



(les gamins attendent que le farang ait fini de faire le plein d'essence)







Maadadayo !
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Re: Debriefing

Message par geob le Dim 10 Mar - 10:53


Un Suisse qui n'aime pas la lenteur.


Après avoir roulé avec lui à moto, je me suis dis que je devrais me remettre au vélo ! Je n'avais jamais vu un type comme ça sur une moto ! Bon, il a fait du moto cross quand il était jeune - eh ! il n'a que trente cinq ans ! Bon sang ! Quelle aisance ! Comme si la moto était une excroissance de son corps ! Lorsqu'il ne roule pas, il allume cigarette sur cigarette, il ne tient pas en place, il s'agite, tambourine la table avec ses doigts, parle fort. Lorsqu'il prend l'avion, c'est pour lui une torture, alors il avale un somnifère. Ce suisse est vraiment incroyable ! Et il est d'une extrême gentillesse, peut être un peu trop pour la Thaïlande !

Avant de partir à Luang Prabang, je lui ai demandé si ça l'intéressait de voir des combats de coqs. Faire quelque chose ? Ah la délivrance ! Il m'a vite rejoint ! Et lorsque nous nous somme arrêtés devant cette petite arène, recouverte de tôle, perdue dans la campagne, il m'a demandé : mais comment tu as fait pour trouver cet endroit ?

Le but suprême du voyageur est d'ignorer où il va - Lie Tseu


Elle vendait des petits carnets avec un stylo 20 bats, pour les parieurs


Un parieur qui m'a fait penser à Charles Pasqua !


]Le "remplumeur" de coqs.



Mince ! Je n'avais pas vu la première fois que les coqs pouvaient se faire remplumer ! Je me suis approché.









Tout d'abord, ce... réparateur de coqs, vérifie que la plume s'accorde bien au plumage du gallinacé, ensuite la taille soigneusement, la recouvre de silicone, et la place enfin. Faut reconnaitre qu'un round de 20 minutes, ça fait des dégâts !





Luang Prabang.

J'en reviens, j'y ai passé deux nuits. J'ai pris un aller/retour Chiang Mai/Luang Prabang, en avion. A mon retour en Thaïlande, on m'a octroyé un permis de séjour de 28 jours. Ouf ! Fini la corvée de me rendre à Mae Sai, de faire ces soixante kilomètres à moto, fort ennuyeux !


Accompagnée par un couple, elle n'avait qu'une préoccupation : se faire remarquer ! Elle ressemblait à une starlette qui n'avait pas compris que son temps était passé ! Le plus beau, au retour, elle était derrière moi avec ses amis !

Ah Luang Prapang ! Quelle belle ville ! Si vous êtes un bourgeois/se aisé, vous avez de nombreux endroits agréables pour y dépenser votre argent, et, si vous êtes un touriste, il vaut mieux y arriver avec un package complet : vous aurez un excellent logement sans trop vous ruiner.
Ce que je retiens de ce court séjour à Luang Prapang ? Juste une terrasse d'un petit café-restaurant ! Elle se trouve au cœur de la ville, dans une ruelle parallèle au Mékong : c'est un marché quotidien où l'on vend que de la nourriture. Cette terrasse donne de plein pied sur le marché, ainsi on peut consommer en observant le défilé nonchalant des laotiennes, celles ou ceux - pas les plus nombreux- qui s'attardent, tâtent la marchandise, discutent le prix. Parfois des touristes en groupe, bardés d'appareils photographiques aux zooms impressionnants, gâchent le plaisir de l'observation. Comme le regard est attiré par les marchandises, on peut passer devant sans se rendre compte qu'elle existe. D'ailleurs, je ne l'ai remarquée qu'à mon deuxième passage. La première fois où je me suis attablé, ils étaient déjà là : trois laotiens de plus de 60 ans, très bien habillés, cigarettes au bec, ils semblaient rêvasser lorsqu'ils ne discutaient ou ne riaient pas de leurs propres commentaires, ils me donnaient aussi l'impression d'être des habitués du lieu et se comporter comme s'ils étaient chez eux. Tout à coup, une dame a surgi du marché et leur a lancé un "sabaïdi" (bonjour en laotien) bien sonore ! Elle a serré la main au premier, collé un gros baiser à celui qui portait une veste, et deux bises au troisième. Bien entendu, c'est une française, et j'ai subodoré qu'elle était la femme de l'homme à la veste. Ils ont parlé tous les quatre en français. Elle a fait semblant de se plaindre qu'aucun des trois ne lui avaient offert une rose pour la fête des femmes.

Le lendemain matin, le 9 mars, j'y suis retourné prendre le petit déjeuner avant de m'embarquer pour l'avion du retour. Je me suis installé à leur table, puisqu'il n'y avait personne. C'est alors que j'ai vu l'un d'entre eux venir du marché. En passant devant moi, il a lancé un "bonjour", à tout hasard. J'ai dit bonjour. Il a commandé son petit déjeuner, puis il s'est approché de moi pour discuter. Vous êtes français ? Nous aussi, nous aimons ce lieu, on est aux premières loges, on regarde passer les jolies femmes. Sur ce, arrive le laotien à la veste. C'est un français dit le premier, alors l'homme à la veste me tend la main. Quant au troisième, il se comporte comme s'il était vraiment chez lui. Tous les trois se sont assis à la table que j'occupais la veille. Nous avons eu une agréable conversation où nous avons abordé l'économie du Laos, son histoire, la vie d'aujourd'hui, et l'homme à la veste a évoqué en se marrant ce cher D.S.K. Lorsque nous avons parlé de nos âges, j'ai évalué précisément celui de l'homme à la veste : 68 ans !

Et il est bien marié avec la dame française que j'avais vu la veille !

Mais je n'ai pas eu l'opportunité de lui demander ce qu'il faisait ou avait fait dans la vie. Le premier qui m'a parlé, âgé de 67 ans, est un homme d'affaires qui bouge beaucoup. Il n'a plus besoin de travailler, dit en souriant l'homme à la veste. En tout cas, il aime aussi observer. C'est une jolie femme, dit-il soudainement, en regardant le marché. Le laotien qui parlait le moins a fait ce commentaire : elle est d'une bonne famille. Sans doute le plus important à ses yeux !

Enfin, je me suis levé pour payer. Surprise, le laotien le moins disert s'est levé à son tour. Vous voulez payer ? Ah bon ? Vous êtes le patron ? Au moment où je voulais partir, voilà-t-il pas que l'envie lui prend de me parler. C'est un membre de sa famille qui est propriétaire de ce café restaurant, il est là pour rendre service. En somme, vous êtes le superviseur ? Il a rigolé ! Oui, c'est ça ! J'espère que l'on vous reverra, a-t-il ajouté, vous êtes le bien venu ici. L'homme a la veste m'a tendu sa main, alors j'ai serré aussi la main des autres - l'homme d'affaires s'est levé pour me saluer.

Bon, je me suis dit que je venais de rencontrer le Laos des anciens temps. Si j'habitais Luang Prabang, je viendrais prendre mon petit déjeuner tous les matins sur cette terrasse, et boire un verre en fin d'après midi, histoire de voir passer les jolies dames laotiennes qui font leur marché.

.................

Luang Parabang, en fin d'après midi, le 7 mars











.............

Journée du 8 mars, dans la ruelle où se trouve le marché.










photo prise de la terrasse du café


La terrasse.

............................

Souvenirs






Boutique d'une coiffeuse










..............................

Installation du marché touristique du soir







.........................

Le 9 mars, à l'aéroport. Les employés des hôtels et les guides attendent les touristes














Maadadayo !
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Re: Debriefing

Message par Invité le Mer 13 Mar - 9:57

Geob, es-tu sur les photos ? Le motocycliste en tee shirt noir ou celui en tee shirt blanc ?
Que veux-tu, ma curiosité est insatiable !

C'est amusant, je balade mes petites filles avec la brouette comme la gamine que tu montres.
Les plaisirs sont les mêmes sous toutes les latitudes.
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Re: Debriefing

Message par geob le Mer 13 Mar - 10:31


13 mars, journée des éléphants.

Même les éléphants ont droit à un jour férié ! J'ai déjà assisté à cette fête dans ce village karen, mais cette fois-ci il n'y a pas que les éléphants qui ont mangé sans avoir travaillé, tous les gens présents ont pu mangé gratuitement, et sacrément bien ! Nous avons mangé dans le café à côté des officiels, et c'est la dame karen qui s'occupe du café qui nous l'a proposé : nous avons été carrément servis à table !

Maadadayo !

Album photo

Après avoir garé nos motos, je me suis approché de cette vendeuse d'ananas - la région en produit de succulents ! Elle a cru que j'allais lui en acheter !




Habits traditionnels Karen










Les karens ont les éléphants dans la peau !








Le repas des éléphants s'annonce









C'est la journée où l'on peut essayer de monter sur un éléphant




D'ailleurs, une touriste thaïe va tenter l'aventure !




A la une !



A la deux !!!




Les trois jeunes filles sont devenues... quatre !





A gauche, l'animatrice et organisatrice de la fête, à droite celle qui tient le café et qui nous a servi !




A la différence de nombreuses femmes thaïlandaises, cette jeune femme karen a une carnation de peau magnifique.











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Re: Debriefing

Message par Invité le Mer 13 Mar - 11:30

Bon, c'est vexant, tu ne réponds pas à ma question existentielle !

Ceci dit, la photo "les karens ont les éléphants dans la peau" est excellente +++
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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Ven 15 Mar - 12:42


La dernière piste ?


Après en avoir fini de ce parcours à moto, après avoir effectué cette dernière descente de la montagne, sur un chemin forestier très peu fréquenté, à la limite de la physique vu la déclivité de la pente et quelquefois le manque d'adhérence, plus proche d'un numéro de cirque que d'une promenade bucolique, nous avons enfin atteint le village Yao qui annonçait la fin de notre chemin de croix. Deux femmes étaient en train de coudre ou de broder. Lorsque nous leur avons dit que nous venions de cet autre village Yao, à une quinzaine de kilomètres par la piste, elles nous ont regardé avec étonnement. Elles nous ont indiqué l'épicerie du village, juste en face, de l'autre côté de la ruelle pentue et bétonnée - sans elles, on ne l'aurait pas remarquée : rien qu'une pièce de quelques mètres carrés, au sol cimenté, avec quelques marchandises basiques sur des étagères gondolées, mais de quoi boire un coup. Elles ont traversé la ruelle avec leurs petits tabourets, et elles se sont installées à côté de nous, pour nous tenir compagnie - rejointes bientôt par une troisième dame.



L'une d'entre elle, voyant que je m'escrimais à nettoyer mes "Crocs" boueux près d'un bassin circulaire rempli d'eau, m'a apporté une brosse, puis elle est revenue avec deux verres de thé chaud en signe de bienvenue. Elles nous ont tout de suite rassuré pour le retour sur Chiang Rai : une piste très large, vraiment insignifiante au regard de ce que nous venions d'accomplir, puis, enfin, la route !


Sur la route, nous nous sommes arrêtés pour manger dans un endroit que nous connaissions déjà. Je me suis assis pour sécher mes pieds encore humides. Deux petits chiens nous ont fait la fête, et l'un d'entre eux n'a plus voulu me quitter. Il s'est emparé de mon pied...





... mais moi je n'avais pas pris mon pied pendant cette liaison entre les deux villages Yao, loin de là, car nous ne savions pas où nous allions, nous étions dans l'inconnu, à vrai dire perdus, et puis, j'y reviens, les ornières creusées par les dernières pluies, nous laissaient le choix entre deux bandes de terre d'environ cinquante centimètres de large, parfois moins, ah il fallait ne pas se tromper car pour changer de côté, en pleine descente, ça devenait une gageure quand l'ornière était profonde. J'ai manqué deux ou trois fois de chuter, et ce n'était vraiment pas le moment, ni l'endroit. Nous avons été verni de nous en sortir sans casse. J'ai eu de courtes périodes où, psychologiquement, j'étais très limite jusqu'à penser à un hélicoptère ou à imaginer un 4X4 venant me chercher - là où c'était possible, sur cette piste il y a pas mal de secteurs impossible pour un véhicule. Lostdo a eu ses moments de doute, de panique même, il entrevoyait là sa piste de trop, alors, du coup, il ne veut plus en faire, il veut revenir droit dans ses bottes en Belgique ! Pour ma part, il m'est arrivé de faire une rapide petite prière, d'invoquer une protection divine. Dès que nous nous sommes enfin sortis de cette nature qui, en ces circonstances, était ressentie comme oppressante et inquiétante, j'ai renvoyé Dieu à son inexistence.


Je n'ai pas dis grand chose à table, je me sentais bizarrement calme, sans émotions particulières. C'est bien la première fois que cela m'arrive après une virée à moto ! D'habitude, je suis content, enthousiasmé d'avoir effectué un parcours hors-normes, mais cette fois-ci je n'ai ressenti aucune joie, juste ce sentiment tranquille d'avoir surmonté une épreuve difficile, d'avoir échappé à quelque chose qui n'était pas dans mes compétences.


Ce sentiment calme et raisonné, je l'ai déjà ressenti, il y a une dizaine d'années, sur l'île de Sumatra...


............................................

Dans la matinée du lundi, rencontre impressionnante sur la piste. J'ai été tellement ébahi par la taille des buffles que je n'ai, cette fois-ci, pas penser à klaxonner !






Après ce village Yao, où l'accueil fut vraiment sympathique, le chemin de croix a commencé. Ils préparent des papiers épais sur lesquelles il y a des décorations en relief. Dans quel but ? Pour une fête ? Bref, je ne sais pas, je suis un mauvais touriste pas consciencieux !











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geob

Re: Debriefing

Message par geob le Dim 17 Mar - 15:33



Une anecdote polonaise.

Le musicien est revenu en France, et il est déjà en route pour une année avec 28 concerts en Europe : Allemagne, Finlande, Pologne, etc, etc. Il est organiste. Avant de partir pour une deuxième prestation en Pologne, il a fait tomber son ordinateur. Il s'est vite rendu dans une boutique d'informatique. Le spécialiste a décrété qu'il lui fallait deux semaines pour réparer, et que cela coûterait 200 € ! Comme je connais l'artiste, il a dû lui répondre qu'il était confus de refuser cette proposition aussi satisfaisante, mais, étant donné qu'il avait un avion à prendre, et qu'il ne savait pas trop quand il reviendrait, il verrait plus tard comment résoudre ce problème. En attendant, il a emmené son ordinateur inutilisable avec lui en Pologne. A Varsovie, il a trouvé une boutique d'informatique. Le polonais lui a déclaré qu'il allait vite le lui réparer. Repassez demain matin, lui a-t-il dit. Le lendemain matin, le musicien est entré dans le magasin, et l'informaticien a ouvert l'ordinateur pour lui montrer que dorénavant il fonctionne à nouveau. J'imagine la tête du musicien quand il lui a demandé, avec son éternel sourire, mais peut être avec une pointe d'inquiétude :
- Je vous dois combien ?
- 12 euros, monsieur !

12 € !!! Hier, au téléphone, le musicien n'en revenait toujours pas. Après, on s'étonne qu'il y ait des problèmes en France ! s'est-il exclamé.

Bref, il ne faut pas s'inquiéter que du plombier... polonais !!!

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Re: Debriefing

Message par geob le Mar 19 Mar - 10:53


Sumatra


Quelquefois cette photographie remonte à la surface de mon capharnaüm lorsque, bien sûr, j'entreprends de mettre bon ordre à mon désordre généralisé. On voit sur ce cliché un jeune homme indonésien, le visage grave, inquiet, sur le sable une pirogue à balanciers, au loin, comme un phare au milieu de la mer un rocher noir impressionnant, et plus loin encore le rivage de Sumatra. Le gars nous avait proposé de nous conduire sur ce îlot, là où j'ai pris la photo, pour que nous puissions nous baigner tranquillement. En fait, nous avions accepté surtout pour naviguer sur cette pirogue. Quand ce fut l'heure du retour, il nous incita à patienter parce que le vent s'était levé. Enfin, il se décida. Il indiqua qu'il fallait passer à droite du rocher, et pour cela nous allions être obligé de ramer, nous aussi ! Autrement, le vent et les courants nous conduiraient directement sur l'obstacle. C'était pas prévu au programme, ça ! Il nous remit derechef une rame à chacun. Je montai sur l'embarcation en premier, suivi par D., ensuite le petit frère du gars, et le grand fut le dernier à s'embarquer. En avant ! Je fus tout de suite impressionné par la houle qui venait sur notre gauche, elle déroulait ses vagues d'au moins deux mètres de haut avec une amplitude qui nous donnait l'impression de se retrouver sur le manège "les montagnes russes" ! Sur le moment, en voyant ces murs d'eau qui se succédaient régulièrement, je me disais à chaque fois que nous nous étions foutus, que nous allions être submergé, mais ce système des balanciers assuraient une certaine stabilité à la pirogue, néanmoins, le petit indonésien, devant son frère, écopait vigoureusement jusqu'à ce que, pris de panique, il s'allongea sur le fond de l'embarcation pour ne plus en bouger. Pour ma part, la peur ne me gagnait pas, du moins pas encore, je ne pensais qu'à seulement ramer, ramer comme un fou, même dans le vide lorsque nous étions au sommet de la vague. Bon sang ! Nous nous rapprochions de plus en plus du rocher. L'indonésien nous encourageait fortement, et nous ramions avec frénésie. Heureusement que nous avions avec nous quelqu'un qui savait ce qu'il faisait, car nous contournâmes le rocher sur la droite comme il avait prévu.

Ouf !

Mais de l'autre côté, vers la plage, c'était complètement différent : des vaguelettes se croisaient rendant notre avancée fort pénible, d'ailleurs ce fut à ce moment là que nous fûmes le plus arrosé. Au loin, sur le rivage, une femme en blanc semblait suivre notre progression : la mère des deux indonésiens embarqués sur la même galère. Nous nous aperçûmes que nous avions pas mal dérivé par rapport à notre point de départ, devant la guest house que tenait cette famille. Vu que nous continuions de dériver vers le sud, et comme nous n'étions plus loin de la plage, notre pilote se jeta à l'eau ; il en avait jusqu'à la ceinture, et il entreprit de pousser l’embarcation pour enfin atteindre notre destination, au soulagement de sa mère.

L'indonésien avait l'air gêné, on s'empressa de le féliciter. Nous regagnâmes ensemble leur guest house au bord de la plage. Nous prîmes place à une table de leur petit restaurant, ils nous offrirent à boire, quelques morceaux d'ananas en guise d'encas. Il était environ 16h. Bientôt, plus personne n’éleva la voix, et le silence s'instaura entre nous. Assis non loin de nous, l'indonésien regardait la mer, mais j'avais plutôt l'impression qu'il ne la regardait pas, qu'il revivait ce que nous avions vécu. Nous aussi, nous ne disions rien, nous n'entendions que le ressac.

Nous étions tous plongés dans cette méditation qui survient à chaque fois que nous réalisons que nous l'avons échappé belle, vraiment.






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