Le Village du Peuple Etrange Voyageur

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Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

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Glatch

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Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Lun 27 Avr - 22:57

A l´heure où l´on entend ici et là que l´école ne remplit plus vraiment son rôle de diffusion de la culture, je vous propose de vous emmener, au rythme d´un petit rappel alphabétique, sur les routes azéries et iraniennes.

26 étapes. 26 réponses à des questions parfois ignorées, au point qu´il ne nous viendrait pas à l´idée de les poser à notre pire ennemi.
Le choix de l´alphabet latin n´est pas innocent. Dans le registre cyrillique ou arabe, comme nous aurons l´occasion de le voir plus tard, il me reste quelques lacunes à combler.

Voici donc le plan de mon récit : ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ.
Allons-y car je juge inutile de prolonger l´introduction.




A
zerbaïdjan

Evidemment un voyage commence toujours par un série de justifications sans queue ni tête donnant lieu parfois à quelques dialogues ubuesques. Dans le cas qui nous concerne, citons cet exemple caractéristique : il s´agit d´une brève séance, digne d´un interrogatoire, lors d´un café pris en terrasse avec une collègue de bureau.

- C´est où l´Azerbaïdjan et y a quoi à voir là-bas ?
- Au bord de la Mer Caspienne. Au dessus de l´Iran. En dessous de la Russie. Y a du pétrole et du caviar.
- Et ca vous suffit pas, l´Iran ?
- Faut croire que non.
- Tu peux pas aller en Italie ou en Espagne comme tout le monde !

Pardon de contredire ma chère collègue, mais je vais aussi en Italie et en Espagne, à l´occasion disons ! Pas comme tout le monde justement, parce que tout le monde n´a pas le budget nécessaire pour y aller, même si des kilomètres de RTT bouchonnent les comptes horaires des salariés. On ne va pas commencer à parler de porte-monaie troué parce que je vois revenir au galop la réaction épidermique, déjà que le rhume des foins à cette saison, c´est pas drôle... Je renvoie donc les amateurs de ce sujet tendance aux nombreux articles de presse qui font le tour de la question « crise » depuis des mois.

Reprenons notre route... de la soie. Avec pour première étape la Terre du Feu (l´Azerbaïdjan traduit en persan) et sa capitale Bakou, dont le nom signifierait la Ville du Vent. Tout un programme... inflammable au possible! et surtout idéal pour nous réchauffer au sortir de cet interminable hiver.

Pourquoi l´Azerbaïdjan ? Parce que, comme tout le monde ne le sait pas, Lufthansa proposait une promo alléchante en avril pour Bakou. Et surtout, étant donné les quatre heures et demie de vol depuis Francfort, bien vite passées, on aurait été idiots de s´entasser, une vingtaine d´heures durant, dans un véhicule diesel pour atteindre l´Andalousie ou la Calabre.

Côté malchance : il se trouve que le film montré dans l´avion était le seul que je voulais voir à aucun prix... Australia. Quand Nicole Kidman, toute barbouillée de suie, embrasse le virilissime Hugh Jackman, je me suis étonnée que tout l´avion n´éclate pas de rire comme moi devant les images de ce spectacle-guimauve-stéréotypé et larmoyant au possible.

Coté chance : le menu poisson-épinards, un régal de plat aérien, certes un peu gâché par l´odeur peu érotique, plutôt nauséabonde (et encore, je suis polie) des pieds de mon voisin de derrière qui a vicié l´air pressurisé de l´appareil dès lors qu´il a retiré ses baskets, c´est à dire du décollage à l´atterrissage. Malgré cet incident, Lufthansa remonte dans mon estime, d´autant que l´autre alternative était de voler avec Azerbaijan Airlines dont le tarif est inversement proportionnel au nombre de garanties en matière de sécurité (compagnie testée sur une ligne intérieure, comme on le verra à la lettre F comme Folie !).

Reprenons le chemin du Caucase parce qu´à ce rythme, on va y passer l´hiver 2009-2010, surtout si on espère franchir un jour la ligne d´arrivée du Z. Plus sérieuse que la raison invoquée ci-dessus, il y avait le réel désir de remettre les pieds sur le territoire iranien et, quitte à voir Tabriz et le versant iranien de l´Azerbaïdjan (Azerbaïdjan Charghi, dont Tabriz est la capitale), autant creuser un chouia et pousser jusqu´au territoire azéri.

Que dire encore ? Carrefour en l´Orient et l´Occident, ex-république soviétique, l´Azerbaïdjan est une terre de contrastes (on croirait l´intro d´un reportage GEO...). Contrastes culturels (on passe des salons de thé de village les plus déglingués aux boîtes de nuit les plus branchées de Bakou) ; géographiques (les champs de pétrole ne sont jamais très loin des plages de sable fin ou des volcans de boue) ; climatiques (climat alpin... voire arctique sur les hauteurs ou bien, humide et chaud, dans le sud du pays. 9 des 11 zones climatiques seraient représentées dans le pays. Chacun établit les records qui sont à sa portée).

On échappe rarement à un petit rappel historique quand on veut saisir le pourquoi et le comment d´un pays. Ne vous réjouissez pas trop vite, il sera question d´invasions et d´autres civilités dans un prochain casier. Devinez lequel !

Pour résumer, je dirais que la découverte de l´Azerbaïdjan a été une surprise de bout en bout, en complet décalage avec celle de l´Iran. Tant sur le plan social que culturel, architectural que culinaire, le pays tranche fortement avec le voisin perse. Il n´y a pourtant qu´un fleuve, l´Araz, qui sépare de façon concrète sur la carte, un même peuple (celui des Azéris, composés d´éléments turcs, iraniens et caucasiens). Mais il y a surtout un passé turbulent... entre autre, le joug soviétique qui a pesé durant des décennies sur ce pays, entravant en partie son développement et le rouleau compresseur communiste qui l´a marqué de traces indélébiles. Pour finir il y a cette douloureuse transition, encore inachevée, vers l´indépendance et l´économie de marché.


Quelques photos











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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par mamina le Mar 28 Avr - 0:12

I = inutile de te prévenir qu'on va te presser comme un
C = citron pour avoir au moins tous les
J = jours un petit bout de ce carnet qui me parait déjà bien
S = savoureux...

B.I.S.E.S

lahaut

Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par lahaut le Mar 28 Avr - 10:57

B comme Bakou ? Belgique ? bobo ? Burkina faso ? bijoux ? Bohémiens ? Boule de pétanque ? Boléro ?
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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Invité le Mar 28 Avr - 11:11

On n'est pas sorti de l'Auberge.
Tant mieux, c'est Bon.
et même Carrément Délicieux
Evidemment, c'est fichtrement du Glatch.
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Glatch

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Mar 28 Avr - 12:49

Bonjour la compagnie,

et merci pour vos messages sympas et encourageants, étant donné que jusqu´à Z, y a du boulot.

Et le boulot rémunéré, comme tu le dis Dom, y en a aussi...

Mamina, je te dénonce à la modération si tu me fais chanter avec ton histoire d´un message par jour. Tu sais pertinemment que j´ai une famille, des amants exigeants, un chat qui n´en fait qu´à sa tête, du bois à empiler pour l´hiver et une grosse commande de traduction qui m´est vraiment tombée sur le coin du nez.

Lahaut, si tout se passe bien, tu auras la réponse à ton audacieuse question ce soir-même.

J´espère que tout se passera bien pour les photos parce que j´ai ramé comme pas possible hier soir pour les charger. Si je m´énerve trop, je compose SOS Wap´.


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Wapiti le Mar 28 Avr - 12:56

Glatch a écrit:Si je m´énerve trop, je compose SOS Wap´.
Assistance Wap A votre service, M'Dame !
Tant que tu continues à nous envoyer que du Bon comme ça !


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Glatch

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Mar 28 Avr - 22:50

C´est trop d´honneur!
Moi qui adorerais pouvoir animer mon carnet d´aussi belles photos que les tiennes, cadrées de noir, comme sur ton carnet de Chine.
Je tente de lancer la deuxième partie en solitaire, sans assistance technique...


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Mar 28 Avr - 23:07

lahaut a écrit:B comme Bakou ? Belgique ? bobo ? Burkina faso ? bijoux ? Bohémiens ? Boule de pétanque ? Boléro ?


Félicitations à toi, Lahaut, pour tes dons de voyance en ce qui concerne la lettre B.


Bakou

Je vois d´ores et déjà tomber la question, telle une tuile qui serait mal fixée. Comment appelle-t-on un habitant de Bakou ?! Un Bakousien, un Bakounais, un Bakoui ?

Figurez-vous que, malgré tout le temps passé à explorer les recoins de la capitale azérie et à croiser dans les rues une foule d´habitants (approchant les deux millions), je n´ai toujours pas la réponse ! Optons pour Bakounais, ceci après avoir tiré à la courte paille.

Selon vous, qu´est-ce qui distingue un Bakounais d´un Munichois ou d´un Lyonnais ? M´appuyant sur mes propres observations, je pense pouvoir affirmer que lorsque le Bakounais creuse dans son jardin pour agrandir sa datcha et y rajouter un WC supplémentaire, il tombe sur une réserve de pétrole alors que le Munichois et le Lyonnais, eux, n´ont pas cette chance et se contentent de râler contre le montant de la facture ou le manque de ponctualité du maçon et du plombier.

Sans aller jusqu´à Sumgayit, un centre métallurgique et pétrochimique datant de l´époque stalinienne situé au nord de Bakou, Achille et moi, nous sommes embarqués une journée pour contempler le temple du feu de Surakhany et les flammes naturelles de Yanardag ainsi qu´en fin d´après-midi, au sud de la capitale, les champs de pétrole et la « forêt » de derricks de Bibi Heybat. Au nord comme au sud, à perte de vue, des pompes qui aspirent à un rythme monotone les sous-sols gorgés de matière première. A quelques kilomètres de là, il est possible de se baigner, voire de sauter au large depuis un plongeoir peu banal puisqu´il s´agit d´une plateforme pétrolière. Il est regrettable que les températures ne se prêtaient pas à la baignade en avril...



Puisque nous sommes lancés à explorer les sous-sols de Bakou et des environs, revenons brièvement vers Yanardag (la Montagne de Feu). Le sol brûle à cet endroit, donnant lieu à un étrange phénomène qui proviendrait de poches souterraines de méthane. La légende raconte qu´un berger les aurait allumées par hasard en 1958 et qu´elles ne se seraient jamais éteintes depuis. Les moins crédules font courir le bruit que la poche de gaz serait épuisée depuis belle lurette et qu´un tuyau bien planqué fournirait le nécessaire pour que les touristes continuent à venir siroter un thé avec vue sur les flammes. Pour ma part, je suis née naïve et je mourrai naïve. D´ailleurs, la preuve, c´est que le café était fermé quand on y était et qu´il n´y avait pas l´ombre d´un touriste. Ainsi je vote pour la version privilégiant la légende !




A voir encore au sud de Bakou (à environ 80 kilomètres) et également dissimulées sous le plancher des vaches maigres, d´autres sources de méthane qui, en remontant à la surface, entrainent de l´eau et des alluvions d´argile, formant ainsi des bulles qui éclatent dans un concert surréaliste de « bloup bloup bloup ». Paysage quasi lunaire que ces cratères de boue actifs, auxquels on n´accède qu´à la condition d´être équipé, non pas d´un GPS performant, mais d´un Bakounais armé d´une sérieuse connaissance du terrain. Il n´y aucune indication, aucun panneau fléché, aucune route si ce n´est un chemin de terre tortueux et des rangées de poteaux électriques.

Notre accompagnateur, en l´occurrence le propriétaire de la pension où nous avions trouvé à loger, nous a confié qu´aucun Bakounais ne s´aventurait jamais jusque là... et par force ! Impossible de trouver l´endroit quand on ne le connait pas comme sa poche (de tissu celle-là). Du jamais vu ! En Europe, l´accès au site aurait été décrété payant depuis belle lurette, des routes auraient été tracées que des cafés et des boutiques de souvenirs borderaient à la queue leuleu ! Selon notre guide, Spielberg serait venu jusque là, ou du moins, y aurait-il envoyé une équipe d´ingénieurs du son, pour y enregistrer les « bloup bloup » et les utiliser dans un petit film méconnu du grand public... E.T !






Mais revenons à Bakou même. C´est par l´aéroport international Heydar Aliyev que nous sommes rentrés en Azerbaïdjan. Dans le hall d´arrivée, le portrait géant de l´ancien Président est à peu près la seule curiosité qui attire mon regard lorsque nous patientons un peu pour l´arrivée des bagages et beaucoup pour l´arrivée des visas. Le centre-ville lui aussi est truffé de portraits du fameux (c´est le moins qu´on puisse dire) Heydar Aliyev. Tiens, regarde là, on dirait le musée Heydar Aliyev. Oh et puis là ! une place Heydar Aliyev avec une belle statue de Heydar Aliyev, je parie ! A deux pas de là, admire donc le Palais Heydar Aliyev sans oublier la salle de concert Heydar Aliyev. Je n´en jurerais pas mais je crois bien que l´autoroute qui joint la ville à l´aéroport est baptisée Heydar Aliyev.




On l´aura compris, nous sommes au pays de l´omniprésent -bien que décédé- Président Heydar Aliyev qui a dirigé le pays d´une main de fer de 1993 à 2003. Date à laquelle le fiston, Ilham, a remporté de façon com-plè-te-ment inattendue les élections présidentielles (sans tricher parait-il... Si c´est le Président qui le dit, c´est que c´est vrai, forcément) et qui, depuis, contribue à faire perdurer le culte de la famille Aliyev. D´après ce que j´ai cru comprendre, Ilham Aliyev est tout aussi nerveux que son papa et allergique aux quelconques manifestations ou tentatives de liberté d´expression ainsi qu´à la poignée de candidats qui s´essaieraient à rivaliser sur le plan politique.




Par Zoroastre ! Non seulement, j´empiète sur la partie historique du récit mais je nous fais perdre du temps. Dire qu´on en n´est qu´à la lettre B.

Bakou est une ville étonnante. Du fait de son passé historique (un peu de patience enfin !), la ville transporte le visiteur tantôt en plein coeur de l´Europe, tantôt le plonge dans un bain aux effluves d´Orient pour le bercer, à deux rues de là, dans une ambiance soviétique légèrement surannée. Ce mélange des genres ainsi que l´atmosphère cosmopolite font de Bakou une capitale attirante en bordure de mer (ou de lac, selon les avis qui divergent).

J´ai usé mes semelles à descendre puis remonter maintes fois le fameux Boulevard, une longue digue aménagée le long de la Caspienne. Après le Musée Lénine qui borde le Boulevard, une grande roue tourne à vide la plupart du temps mais donne un petit air festif à la promenade, ainsi qu´une multitude de cafés où les amoureux viennent se retrouver pour partager un thé et fumer le narguilé. On y trouve également deux ou trois terrains de tennis fatigués qui ont éveillé ma curiosité. Je me suis amusée à observer les jeunes sportifs transpirants. Ou plutôt les joueurs qui s´escrimaient à déjouer les lifts sournois de l´adversaire autant que les bourrasques perverses, sachant que le vent souffle dans cette ville pratiquement 200 à 250 jours par an et ceci, plus souvent en rafales qu´à la façon d´une petite brise de terre !

Quand on quitte le Boulevard pour se diriger vers la vieille ville (classée au patrimoine de l´Unesco), on débouche imanquablement sur les superbes demeures des ex-magnats du pétrole et sur la Tour de la Vierge. Je suis très branchée légendes ces derniers temps (à croire que la réalité du quotidien me rattrape de façon bien trop terre-à-terre) et l´une de celles qui entourent cette construction m´a beaucoup plu dans un genre « chienne de vie ! » .

Il était une fois, il y a très très longtemps, un Khan (un dirigeant de la ville) qui fit construire une tour en l´honneur de sa fille. Le bougre l´aimait et la désirait tant, qu´il décida de l´épouser... (Quand même, trente mètres avec vue imprenable sur le front de mer, c´est pas rien !) Merci papa. Mais les cadeaux de famille sont parfois empoisonnés. La jeune fille en eut conscience et, en proie à un terrible dilemme (vivre une relation incestueuse ou résister à l´autorité parentale), prit ses jambes à son cou. Pour finalement se jeter du haut de la tour. Personnellement, j´aurais fait pareil ou alors, j´aurais crié hyper fort « aaaaaaaaaah » comme si je tombais dans le vide et je me serais planquée dans un coin sombre en attendant que ça se passe (ou plutôt que le pic hormonal du Khan reprenne des allures décentes).




Une belle balade à tenter à Bakou, c´est celle qu´Achille et moi avons entrepris de faire après avoir emprunté le funiculaire qui permet d´accéder en hauteur à l´Allée des Martyrs, une longue alignée solennelle de tombes (celles des victimes de la guerre d´indépendance et du conflit du Nagorny-Karabach) et à la colline qui surplombe la ville. En redescendant vers la vieille ville, on emprunte les petites ruelles animées du quartier populaire de Yasamal. Ici la viande des boucheries pendouille en plein air, chargé de poussières industrielles, alors qu´au coeur de la ville moderne, l´incontournable Mac Do fait le plein de jeunes branchés aux estomacs saturés de Kebabs ! Nulle part ailleurs, le contraste entre ville moderne et quartier traditionnel est aussi flagrant.




Arpenter la capitale à pied du matin au soir, passe encore... Mais s´ il s´agit, à la nuit tombante, d´errer des heures durant à la recherche du monument Richard Sorge, parce qu´Achille a décidé qu´il en serait ainsi alors qu´il serait grand temps de dénicher un endroit où se rassasier, je dis STOP ! Mais qui diable est cet illuminé au patronyme à consonance si germanique !

Si j´insiste pour évoquer ce personnage, homme à femmes s´il en est, espion à la solde de l´URSS (actif avant et pendant la seconde guerre mondiale), né à Bakou de mère russe et de père allemand enrichi grâce au pétrole, c´est moins parce que j´ai parcouru des kilomètres à pied au bord de la crise de nerf pour pouvoir contempler le monument en bois de cerisier japonais qui lui est consacré que parce que né un 4 octobre, Richard est du signe du zodiaque de la Balance, ce qui est un comble pour un espion !!

« Richard Sorge fut pendu en 1944 . L'URSS ne reconnut Sorge qu'en 1964, peut-être parce que Staline ne pouvait se permettre de reconnaître avoir négligé la plus cruciale information que Sorge lui avait donnée, en l'occurrence la date précise du déclenchement de l'attaque allemande, en 1941. »

Ainsi s´achève l´histoire tragique et fascinante de Richard Sorge et, par là même, notre visite de la capitale azérie.



Dernière édition par Glatch le Mer 29 Avr - 12:36, édité 1 fois


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par mamina le Mer 29 Avr - 0:03

Visite très intéressante d'une ville à laquelle on ne penserait peut-être pas... des relents d'Ouzbékistan dans tes réflexions...
J'ai observé en plus (l'œil de Moscou) une chose capitale : IL porte tout seul son sac à dos ! ouf !
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Glatch

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Mer 29 Avr - 10:53

mamina a écrit:J'ai observé en plus (l'œil de Moscou) une chose capitale : IL porte tout seul son sac à dos ! ouf !
C´est ce qu´on verra à la lette H comme Hernie discale.
En attendant, on avance à petits pas. C´est parti!

Cay

Le çay (prononcer tchaï), c´est à dire le thé, est LA boisson nationale en Azerbaïdjan, comme en Iran d´ailleurs. Hospitalité, convivialité, ciment social et caetera, le thé est une véritable institution. Certains consommateurs iraient jusqu´à frôler quasiment l´état de dépendance, comme me l´a confié Nasrin, une jeune Iranienne de Tabriz. Mais j´ignore s´il existe déjà des établissements et des centres de soins spécialisés dans la cure de désintoxication des people les plus atteints.

De part et d´autre de l´Araz (le fleuve frontalier... si ce n´est pas encore clair, relire la lettre A) on le sert au bureau, dans la rue, à la plage, dans les mosquées mais aussi dans les kafe ou dans les çayxana, ces derniers étant l´équivalent azéri des salons de thé et surtout des endroits privilégiés où l´on peut à l´occasion prendre le pouls de la situation du village, voire du pays (disposer de plus d´une demie-heure dans un cas comme dans l´autre en tenant compte des difficultés de communication et de compréhension).

Le çay se consomme en général dans des petits verres. Au cas où vous iriez trainer dans les mêmes endroits que nous et afin de ne pas rater votre examen de passage de la cérémonie du thé, vous pouvez au besoin vous référer aux conseils qui suivent.

Pour bien préparer le thé : dans la théière placée au dessus du samovar, déniché à petit prix dans le bazar de Tabriz, faites bouillir l´eau et infuser les feuilles de thé. Remplissez d´un tiers, plus ou moins selon les goûts, les verres de ce concentré puissant. Faites tourner le verre à la lumière pour en apprécier le degré d´infusion (à ne pas confondre avec la robe violacée ou pourpre du Château Margaux) et coupez avec de l´eau bouillante. Jusque là, c´est un sans-faute. Servez le avec du sucre et des rondelles de citron. Si vous êtes serveur dans un cayxana sur le Boulevard de Bakou, pensez à rajouter des coupelles de dattes et de barres chocolatées style Mars, coupée en petits morceaux.

Pour bien déguster le thé : buvez si possible le thé fumant à peine servi. Vous n´êtes ni diabétique ni enrobé ? Vous avez donc droit à un sucre. O misérable ! Quel impair alliez-vous donc commettre en plongeant la saccharose dans le liquide ! De toute façon, ce serait peine perdue parce que ce sucre là met tellement de temps à fondre que votre breuvage en serait refroidi. Portez plutôt le cube cristallisé (coloré au safran du côté iranien) à votre bouche et buvez le liquide à petites lampées. N´hésitez pas à finir la théière puisque les vertues du thé sont nombreuses et réputées. Le thé serait efficace, notamment, contre le cancer et les maladies cardiaques. N´écoutez pas la poignée de chercheurs scientifiques rabat-joie qui vous préviennent que le fait de boire son thé très chaud, voire brûlant, multiplierait le risque de cancer de l´oesophage.

On trouve des plantations de thé en Azerbaïdjan dans la partie méridionale, près de Lankaran et au nord-ouest du pays, à Zaqatala (tiens, la voilà mon idée pour la lettre en question... celle sur laquelle, telle une bonne vieille feuille de Darjeeling, je sèche toujours) et en Iran, non loin de la Caspienne, dans la belle région de Guîlân (importé d´Inde au début des années 20 par un certain Mohmmad Mîrzâ, alors consul général d´Iran, qui après des études de droit à la Sorbonne enchaina à Bombay avec un cursus original style BEP-culture du thé).

Il me semble avoir lu ici et là que la production nationale ne suffirait plus à la consommation des Iraniens et que le marché serait inondé de thé sri lankais bon marché. Donc gare aux arnaques dans les bazars ! J´ai demandé moi-même à une sympathique Azérie de Tabriz de me noter les deux ou trois sortes de thé qu´elle consommait à la maison dans le but d´aller faire des emplettes. Quand j´en ai discuté avec le vendeur, tout aussi chaleureux, il s´est avéré que les thés recommandés provenaient justement du Sri Lanka !

Que rajouter ? Quelques photos de scènes prises dans des çayxana où les rencontres ont toujours été drôles et inopinées.

A Lerik (Azerbaïdjan), après s´être octroyé un à cinq verres de réconfort sous forme d´infusion, en redescendant d´une longue et rude grimpette vers les sommets enneigés.



A Lankaran (Azerbaïdjan), un Azéri pris sur le fait en sortant du çayxana alors que sa femme ne se doute probablement de rien et le croit occupé à chercher du pétrole ou trafiquer du caviar.




A Bakou (Azerbaïdjan), sur le Boulevard, une bande de joyeux drilles nous invitent à prendre le thé. Selon le deuxième presque chauve en partant de la gauche, le beau moustachu à la chevelure poivrée du milieu serait un grand acteur populaire dans le pays. Je n´ai pas eu le temps ni l´occasion de vérifier ces dires.




A Bakou, un çayxana moderne sur le Boulevard.




A Masouleh (Iran), un café de village et sa terrasse chauffée !






A Masouleh toujours, nous faisons tout notre possible pour rabaisser la moyenne d´âge. L´homme en chemise claire est le patron lui-même. J´y reviendrai quand il s´agira de faire le tour de Masouleh.




Boutique de thé dans le bazar de Tabriz (Iran). Les réserves sont judiceusement stockées !





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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Invité le Mer 29 Avr - 13:10

Je viens de réaliser un truc. En voyage, on change et c’est en te lisant que j’en prends conscience.
Je déteste le thé, les tisanes, les infusions, les décoctions et tout breuvage qui me fait penser à une dialyse ratée. Or en voyage je me précipite sur le thé quelqu’en soit le goût, la robe. En Iran, l’amertume de celui-ci à peine dissimulée par le sucre entre les dents était un nectar addictif. Il fallait plusieurs petits verres pour étancher ma soif.
Chouette-chouette ton abécédaire. 26 lettres et ce sera fini, trop dur. Tu ne peux pas envisager de rajouter quelques caractères en farsi ?

Dom.


PS : sur la photo du gros bidon rouillé, on te voit avec une ceinture en flanelle grise spéciale hernie discale, pourquoi l’as-tu piqué à Achille ? Pourquoi, c'est par dessus le jean et pourquoi au niveau des cuisses ?
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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Mer 29 Avr - 21:48

pondy a écrit:Chouette-chouette ton abécédaire. 26 lettres et ce sera fini, trop dur. Tu ne peux pas envisager de rajouter quelques caractères en farsi ?

Pondy, tu vas pas t´y mettre, toi aussi. Et pourquoi pas la méthode Braille pendant qu´on y est !

Sinon c´est vrai, tu as tout à fait raison. On se comporte différemment en voyage. Pour prendre un exemple, je ne bois pas une goutte de vin en Iran alors que j´en bois des litres et des litres à la maison. De même qu´à Ilmmünster je ne touche pas à la vodka mais je m´y suis bien mise en Azerbaïdjan.

Je plaisante... mais ce que tu dis, toi, est très vrai. On est plus attentif à ce qui se passe autour de nous, plus réceptif et moins fixé sur notre nombril. Ce qui nous parait prioritaire à la maison nous apparait complètement abstrait ou marginal ailleurs. Et le contraire est vrai aussi. Le petit plaisir d´un thé bien amer et d´un carré de sucre reconstituant peut paraitre tellement vital alors que dans le 100m2 surchauffé, il suffit d´ouvrir le placard pour se servir, ça ne présente plus aucun intérêt.

En quelque sorte, nous sommes de grands enfants gâtés qui apprennent à relativiser une fois sortis du cocon familial.

Et si, après cette démonstration concluante, on regardait ce qui se cache derrière la lettre D ?



Dolma

Et oui, chère Dolma, ton pseudo est également le nom de LA spécialité culinaire d´Azerbaïdjan. Estime-toi heureuse parce que Dolma aurait tout aussi bien pu signifier « vieux derrick rouillé » ou « démocratie à la sauce Aliyev » (voir lettre B, je veux dire que Aliyev commence par un A mais que j´en parle à la partie consacrée à Bakou, donc dans la partie B. Si on ne s´égare pas d´ici la sortie du labyrinthe alphabétique, c´est qu´on aura de la chance, les amis !). Dolma, il s´agit en l´occurrence de saveurs épicées... c´est quand même pas mal, non ?

Des Dolma, j´en ai mangé tous les jours. En effet, c´est un des plats les plus goûteux de cette cuisine riche et colorée, mélange de saveurs turques, iraniennes et centre-asiatiques. Le nom proviendrait, parait-il des mots « Doldurmaq » qui signifie « remplir » et de « dolamaq » qui signifie « rouler ». Afin de mettre fin à ce suspens intenable, je révèle sans attendre la composition des Dolma : il s´agit de feuilles de vignes, ou autres légumes (poivrons, choux ou tomates font l´affaire) farcies de viande hâchée (de mouton la plupart du temps), le tout étant cuit à la vapeur. C´est fin et délicieusement fondant quand c´est bien préparé.

Avant de se régaler de Dolma, il est d´usage d´attaquer le repas avec une soupe chaude et consistante (pili) à base de mouton, de pois chiches et de pommes-de-terre ou froide (dovga) à base de boulettes de viande, de yaourt et d´herbes fraiches.Pour ma part, si j´ai déjà mangé du mouton en entrée, je préfère varier les plaisirs et me concentrer sur un poulet ou, au mieux, sur un poisson de la Caspienne préparé à la mode lavangi, à savoir avec une farce succulente de noix concassées et d´oignons grillés.

Au fait, le coup de foudre gustatif, je l´ai eu dans un restau de Bakou (le Firuza), à proximité de la Place des Fontaines, lorsque j´ai goûté à de l´esturgeon préparé avec une sauce aromatique à base de crème et de graines roses de grenade (suis pas certaine de l´appellation mais je crois que c´est narsharab).

Dès lors que l´on s´éloigne des grands centres urbains, en Azerbaïdjan comme en Iran, la gastronomie est beaucoup plus basique et le fameux kebab redevient roi. Cuite au barbecue, la viande (de mouton en majorité) est souvent servie accompagnée de tomates, concombres, fromage et pain. Simple comme Salam ! mais tellement savoureux.

On l´aura compris, la cuisine des mamas azéries n´a pas la légèreté des plats asiatiques ou la consistance aérienne (ou plutôt moléculaire) des créations de la star de la cuisine catalane, Ferran Adria. Il n´y a pas de pèse-personne à la maison (Achille l´a achevé, non pas en montant dessus, mais en déménageant il y a dix ans !), or le dernier cran de ma ceinture m´indiquait ++ 1 ou 2 kilos... C´est un signe ! Pas mal pour deux petites semaines de voyage, sachant qu´on marchait pratiquement du matin au soir, à l´exception des moments passés en bonne compagnie à refaire le monde d´Aliyev et celui des Mollahs, autour d´un verre de thé avec le fameux morceau de sucre (pas une sucrette Canderel) calé dans le coin de la joue droite !

Ce serait démentiel de vouloir faire l´impasse sur les pâtisseries sous prétexte que le printemps est arrivé en Europe et qu´il va falloir rentrer dans la petite robe à bretelles et à taille non ajustable malgré la souplesse du tissu, qu´on a préférée aux modèles amples (moins fantaisie...) Les Halva et les Pakhlava, desserts à base d´amandes et de miel du pays sont certes des bombes à calories mais est-il bien nécessaire de toujours vouloir évoquer les sujets qui fâchent ?

J´allais presque oublier un des moments les plus importants de la journée en voyage: le petit-dej (ex aequo avec le déjeuner et le dîner d´ailleurs). Et vas-y que je me cale l´estomac, au cas où on ne trouverait rien à se mettre sous la dent dans les deux heures qui suivent (tu parles !) avec du thé bien sûr, du fromage frais de brebis, des concombres, un oeuf dur de temps à autre, et du pain à profusion. Pour les amateurs de pain, il faut absolument goûter aux différentes variétés: le cörek (pain blanc courant), le lavas (sorte de galettes fines, on dirait presque des crêpes) ou le meilleur, le tandir (pain traditionnel cuit dans les fours en pisé).

Pour finir, évoquons rapidement le cas du caviar. N´étant pas une fana du genre ni une spécialiste des oeufs d´esturgeon, je me contenterai de rappeler ce qui est un secret de Polichinelle (surtout si on est un fidèle de l´émission télé Thalassa) : les stocks sont en voie de disparition. Pollution et commerce illicite ont peu à peu raison du Beluga. Sur les rives de la mer Caspienne (côté azéri et iranien), dont les fonds concentrent près de 90% de la production mondiale, la fameuse expression populaire (de Coluche si mes souvenirs sont bons) « manger du caviar à la louche » n´avait rien d´utopique il n´y a pas très longtemps. Un de mes guides précisait qu´il n´était pas aisé d´en trouver sur place. Or on en trouve très facilement au Taza Bazaar de Bakou. N´en n´ayant pas acheté, je ne connais ni les tarifs ni la qualité donc je ne suis pas en mesure de le comparer avec celui qui est en vente chez Aldi et Lidl. Par contre je vous recommande les sandwichs à l´anglaise au surimi (4 pour le prix de EUR1,50 à l´Aldi d´Ilmmünster). Il faut bien varier les plaisirs quand on arrive à saturation avec le Beluga.

Avant d´en venir à la série de photos habituelle, le petit dicton azéri du jour (déniché dans un guide) : « Si vous n´avez pas miel, ayez une langue mielleuse » qui signifierait que si vous n´êtes pas riches, au moins soyez charmeurs ! Tout un programme à méditer.

Une grande diversité de pains en vitrine d´une boulangerie de Tabriz (Iran)




Une boulangerie traditionnelle, équipée de fours en pisé, au nord de Bakou (Azerbaïdjan)




Petit-déjeuner traditionnel à base du pain tandir et de fromage frais pris "en terrasse" de la même boulangerie, avec vue sur un champ de pétrole.




Les vendeuses de légumes du marché de Lenkaran (Azerbaïdjan)



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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par fabizan le Mer 29 Avr - 22:55

Oh la la, le retard que j'ai pris ! même pas le temps de lire ce carnet de voyage qui me semble prometteur ! mais avec ce week-end de 3 jours qui approche je vais rattraper mon retard et lire aussi celui de Wapiti sur son voyage en Chine (c'est pour cela que j'avais loupé deux oeufs lors du jeu de Pâques, mais chut !! faut pas lui dire)


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par mamina le Mer 29 Avr - 23:12

coucou Fabienne, tu vas te régaler à lire ce carnet (et la Chine aussi) d'autant plus que Glatch ne s'est même pas rendue compte qu'en choisissant ce plan elle nous racontait son voyage de même pas 15 j en 26 épisodes !!! tant mieux pour nous, tu lui dis pas ! chut !


Dernière édition par mamina le Jeu 30 Avr - 11:21, édité 1 fois
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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Dolma le Jeu 30 Avr - 9:54

Alors ça ! Voilà que je suis une spécialité surpris Euh culinaire il est vrai... désappointé Mais épicée, voilà qui me plait timide

Je ne retiendrai que ces quelques mots "C'est fin et délicieusement fondant" ange Eh eh... rire

Dolma

Sérieusement : il est drôlement sympa ton carnet Agathe ! Un vrai plaisir de lecture !!
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Fabricia

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Fabricia le Jeu 30 Avr - 18:02

Bonsoir Agathe,
top ! C'est un vrai plaisir de lire, une fois de plus, tes aventures orientales illustrées de photos pittoresques, avec cette touche d'humour si appréciée de tes fidèles lectrices.
Et nous n'en sommes qu'à la lettre D !


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Glatch

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Jeu 30 Avr - 23:21

Mamina, si tu crois que je t´ai pas entendue! Qui te dit que je vais aller jusqu´au Z(ut ! encore 22 lettres, si j´avais su... j´aurais pas commencé). Je peux très bien vous faire le coup du Emergency Exit !

Merci Dolma. Merci Fabricia. Tant que je trouve du temps ici et là, je prends plaisir à vous commenter les quelques photos ayant survécu au grand nettoyage achillien. Et si par hasard, vous prenez du bon temps à me suivre, tout le monde est ravi et tout va pour le mieux sur le plus sympa des forums.

Celà dit, pour bien saisir la partie qui suit, il aurait été judicieux d´aborder au préalable la lettre S. Mais comme je vois que certains se payent copieusement ma tronche avec mon histoire d´alphabet (suivez mon regard, tourné vers le 64), je ne vois aucune raison de vous venir en aide. Si vous ramez... dépatouillez-vous.


Excédents de bagages

Pas question de vous bassiner une nouvelle fois avec les kilos supplémentaires qu´Achille et moi avons pris, à force de nous resservir deux fois de tous les plats. Lui aussi s´est épaissi, mais de façon plus localisée, disons au niveau de la ceinture. Chez moi, c´est un peu partout. Sauf les doigts où je grossis rarement.

Bref ! Je vous rapporte ce soir une expérience vécue lors de l´enregistrement des bagages, alors qu´on s´embarquait pour le seul et unique vol intérieur du voyage.

(Remerciements au passage : Merci mille fois, mon Dieu -peu importe qui tu es et la couleur de ton passeport- de m´avoir laissé, ainsi qu´à Achille, la vie sauve cette fois encore... alors qu´il s´en est fallu vraiment d´un chouia. C´est vrai, je suis très très peu assidue, voire totalement absente, dans les lieux de prière parce que d´une part, je suis une femme très occupée et que d´autre part, jusque là, je ne croyais pas vraiment en Toi. Mais dorénavant c´est sûr, je vais revoir mes convictions à la hausse et je me souviendrai longtemps de ta grande bonté. Si à l´occasion, je peux te renvoyer l´ascenseur, n´hésite pas à me le faire savoir. Par exemple, j´organise un barbecue dans mon jardin dans huit jours et tu es bien sûr vivement convié. Les autres invités amènent une petite bricole, style dessert ou boisson... Si tu veux, tu peux apporter l´entrée. N´hésite pas à prévoir large, ce sont tous des morfales et on sera une dizaine à table.)

Ceux qui comme vous, amis du forum, ont la carte de l´Azerbaïdjan bien en tête, savent que le pays est loin d´être aussi étendu que l´Iran (86 600 km2 contre 1 648 195 km2) et qu´étant donné la qualité du réseau routier, traverser le pays en diagonale de Bakou à la frontière iranienne de Julfa ne pose théoriquement aucun problème. Pratiquement si. (Vous êtes tous excusés parce qu´on n´a pas encore potassé le H de Historique.)

Explications : notre intention était d´aller en Iran puis de repartir vers l´Allemagne depuis Bakou, si possible sans enprunter deux fois le même itinéraire. Achille et moi avions envisagé de descendre la Caspienne en ferry jusqu´à Bandar-e Anzali puis de remonter en bus. Or d´après les infos glanées ici et là avant le départ et celles trouvées sur place, il s´est avéré impossible de descendre en bateau, et pour cause! il n´y pas de ferry qui assure la traversée Azerbaïdajan-Iran. Il restait l´autre solution, celle pour laquelle nous avons opté d´un commun accord (si c´était à refaire, je mettrais peut-être mon véto) : nous rendre à Julfa, le seul point de contact officiel avec l´Iran depuis la République de Naxçivan (voir la carte... que je suis encore en train de bricoler !).

Or, comme on aura l´occasion de le voir dans le chapitre Histoire (je vous énerve, hein ?), le seul moyen d´accéder à Naxçivan est la voie des airs. Depuis le conflit avec l´Arménie, la voie ferrée et les routes sont fermées, faisant de la république une enclave, coupée de la capitale nationale. Tout le monde suit toujours ?
Je reviendrai une prochaine fois sur Naxçivan et sa spécificité. Le sujet qui m´importe aujourd´hui est celui de la séance de l´enregistrement des bagages à l´aéroport... Heydar Aliyev (!) parcequ´elle est finalement assez révélatrice du comportement de beaucoup d´Azéris, tout au moins dans ce genre de circonstances.

Déjà, il a fallu se procurer des billets d´avion. Pour cela, il a fallu dénicher le bon bureau d´Azerbaijan Airlines (rue du 28 mai). En effet, les agences en ville ne délivrent pas les billets pour ces vols intérieurs. Le prix du billet, qui était encore subventionné par l´état il y a peu de temps, a fortement augmenté. Il faut débourser désormais, non plus un vingtaine mais quelques cent Euros pour un aller simple (achat et réservation également possibles à l´aéroport). AZAL assure plusieurs vols par jour. Aucun problème pour obtenir de la place deux jours avant le départ en ce qui nous concerne. Il en va peut-être autrement en juin-juillet-août.

Toujours est-il qu´une photocopie du passeport est indispensable pour la réservation (les hôtesses ont apparemment pour consigne stricte de l´agrafer au billet). Confiante, je partais du principe que tout irait comme sur des roulettes. Au comptoir de la compagnie, notre interlocutrice était l´amabilité incarnée. Ce qui ne l´a pas empêchée de confondre mardi et mercredi et d´orthographier mon nom de façon pour le moins hétéroclite. Heureusement que j´ai vérifié parce qu´avec Achille et sa crédulité, on y serait encore au guichet ! Il a donc fallu tout reprendre à zéro. L´humeur de la dame en a pris un sacré coup...

Un des terminaux de l´aéroport de Bakou est exclusivement réservé aux vols à destination de Naxçivan. C´est donc là qu´Achille et moi avons débarqué par un beau matin d´avril... Il y avait du monde partout mais rien d´inquiétant a priori. Nos sacs-à-dos ont passé le contrôle de sécurité sans encombre. L´un des employés de l´aéroport nous a indiqué de façon extrêmement courtoise où nous diriger parce qu´il n´y avait (comme d´habitude) aucun occidentaux alentour sur qui prendre exemple. Deux guichets étaient ouverts et l´animation était à son comble. J´avais procédé à un repérage rapide. Les femmes restaient en retrait ou assises avec les enfants et les hommes allaient... au front puisque c´est bien de ça qu´il s´agissait !

L´un de vous a-t-il déjà fait le pied de grue à un guichet de poste ou de banque en Allemagne ou en Suisse? On attend patiemment son tour derrière une ligne de démarquation alors, qu´à plus d´un mètre du guichet, un panneau vous met en garde : « veuillez garder vos distances ». A Bakou et en Azerbaïdjan en général, la ligne de conduite qui prévaut est « casse-toi, pauv´ con !». On n´a jamais dû inculquer au petit Azéri les bonnes manières en matière de respect du prochain. La règle du « first come first-served » n´aucun impact dans ce pays. J´en avais déjà fait l´expérience à Bakou mais là, le sport du « pousse-toi de là ! » est pratiqué au plus haut niveau sarkozien !

Achille, introverti comme personne (depuis le temps que je lui conseille l´acupuncture) laissait volontiers son tour... une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois tout en s´amusant du sans-gène des moustachus qui le bousculaient pour lui piquer sa place. Le manège s´éternisait jusqu´à ce que je m´inquiète de savoir s´il avait l´intention de continuer à se faire avoir comme ça longtemps... Dans le brouhaha du hall de départ, on a entendu les mouches voler deux centièmes de seconde jusqu´à ce que fuse un « puisque t´es plus maligne que tout le monde, tiens, voilà les passeports... vas-y donc ! ».

C´est dans ce genre de circonstances que j´excelle en général, surtout si je suis confrontée à un challenge de cette envergure ! J´ai donc pris la place d´Achille, bien décidée à me planter au guichet devant tous les tricheurs du pays. Tout le monde jouait des coudes. J´ai commencé par esquiver un petit futé qui me narguait sur la droite, tout en guettant le vicieux à ma gauche qui me poussait sans retenue. J´ai atteint la ligne d´arrivée en un temps record. Deux employés s´activaient face à moi, concentrés et occupés, quasiment comme pour un départ de la NASA. Jusqu´à ce qu´un malotru à l´haleine fétide (deux ou trois gousses d´ail et un demi-litre de vodka) me coiffe sur le poteau, nom d´un Bakounais !!

J´ai râlé, fait des pieds et des mains, protesté, défendu ma cause en anglais, en allemand, en bavarois, en francais. Tout le monde s´en foutait, personne ne m´écoutait. Ca a été la goutte de sueur qui a fait déborder le vase d´exaspération !!! Il a bien fallu hausser le ton.

Quand mon tour est enfin venu, j´ai foudroyé le fonctionnaire d´un regard glatchien et jeté de façon ultra méprisantre nos passeports sur la tablette. Le type continuait à s´activer devant son écran d´ordinateur, comme si de rien n´était, tout en bavardant de choses et d´autres avec son collègue. Ce cirque a continué jusqu´à ce que le Monsieur daigne m´accorder un regard doublé d´un sourire puis m´annonce que nos sacs-à-dos dépassaient de deux kilos le poids réglementaire (10 kilos par personne). Mais puisque j´avais fait preuve de tellement de bonne volonté, et que je m´étais vraiment laissée avoir sans trop râler, l´excédent de bagage nous était gracieusement offert par la maison !

Croyant au canular, flairant l´arnaque, j´étais sur mes gardes... Tout en inspirant profondément, j´ai rejoint Achille pour aller faire la queue en attendant de grimper dans l´appareil. Bousculade et piétinements avant d´atteindre les sièges de ce maudit coucou russe datant de la guerre froide, où rien n´était fixé, où les boulons manquaient et les coffres à bagages ne se fermaient plus depuis belle lurette. Heureusement que Dieu ne nous a pas laissés en plan sur ce coup. Parce qu´on en serait déjà à la lettre F comme « foutus » !

PS : dans le coin photos, c´est le vide sidéral ce soir. J´ai dégainé mon Lumix à plusieurs reprises mais on m´a fusillée du regard à chaque fois pour me faire comprendre que... NIET !!


Dernière édition par Glatch le Ven 1 Mai - 14:04, édité 2 fois


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par mamina le Jeu 30 Avr - 23:58

Si tu fais un barbecue dans huit jours je ne comprends pas que tu ais réclamé l'entrée à ton nouveau copain !
Je le connais un peu et avec les relations qu'il a, tu aurais mieux fait de t'assurer le soleil !
Par ailleurs, heureusement que tu ne grossis pas des doigts, t'aurais tapé sur deux touches à la fois, le pataquès pour déchiffrer ton carnet !!!
Papipic commence à me prendre pour une folle ! je ris toute seule devant l'ordi... que c'est bon ! je vais bien dormir !
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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Ven 1 Mai - 11:40

fabizan a écrit:Oh la la, le retard que j'ai pris ! mais avec ce week-end de 3 jours qui approche je vais rattraper mon retard et lire aussi celui de Wapiti sur son voyage en Chine

A la lettre F, je salue Fabizan qui vient de nous rejoindre. Son patron lui a fait un mot d´excuse pour le retard. Maintenant que la petite classe est au complet, passons à la leçon suivante (Wap, je fais bien la prof ?)

Foot

Le croyez-vous si l´on vous dit qu´on joue et qu´on aime le foot en Azerbaïdjan et en Iran ? Comme vous, je n´y ai pas cru jusqu´à ce que je puisse le constater de mes propres yeux. Cela dit, je ne suis pas persuadée que les Mollahs voient d´un très bon oeil le développement du sport dans leur république islamique. A mon humble avis, les subventions destinées à construire des stades et supporter les fédérations ne doivent abonder du côté iranien (ne critiquons pas trop ici le régime en question, des fois que le Wap forum se fasse désactiver par les censeurs !).

Il en va différemment en Azerbaïdjan où le sport joue une place prépondérante. Au fait, si je vous avoue que le Président du comité national olympique est Ilham Aliyev, est-ce que ça vous étonne ? Comme Clarika a raison quand elle chante « t´avais qu´à tomber du bon côté de la mappemonde, ben ouais tu l´as bien mérité... » ! On n´est pas tous égaux, Iraniens et Azéris, devant le ballon rond.

En tout cas, même si on ne joue pas au niveau d´un David Beckham, et surtout si on n´a pas sa fiche de paye, il n´en reste pas moins que des deux côtés de l´Araz, les postes de télé sont allumés en permanance quand un match est retransmis à la télé. Peu importe si la qualité de l´image laisse souvent à désirer (sautante, voire brouillée de neige), les regards convergent tous vers le spectacle du ballon rond.

Evidemment, les jeunes Azéris comme les petits Iraniens disputent des parties endiablées jusque dans les coins les plus reculés.



Ici à Lerik (Azerbaïdjan).



L´équipe des jeunes espoirs masculins de Lerik.

Les grands ne sont pas en reste. Le 08 avril 2009, alors qu´Achille et moi nous trouvions déjà depuis quelques jours en Azerbaïdjan, le FC Barcelone est allé rencontrer le Bayern de Munich à domicile. Ce jour là, Ribéry and Co auraient mieux fait de rester couchés sous la couette à Munich parce qu´ils se sont pris une raclée monumentale : 0-4. Ca m´a fait presque de la peine parce que je sais l´équipe fragilisée ces derniers temps, pour ne pas dire au fond du trou. D´ailleurs, je n´aurais rien su de cette débacle si les jeunes et les moins jeunes, des Iraniens en majorité, ne nous l´avaient pas appris d´un air compatissant (teinté d´une légère ironie) en ressassant le score à l´envie.

Les hommes prenaient Achille à part, ainsi qu´un malin plaisir, à discuter avec lui de la performance du Barca. Celui-ci approuvait d´un « ouais... dur-dur » mais avouait que, n´étant pas plus mordu de foot que ça, son chagrin restait très minime. On sentait bien que les Iraniens insistaient pour en parler en détails et faisaient pencher fortement la balance du côté Catalan. Le fait que ces derniers se soient franchement baladés face aux Bavarois, faibles et destabilisés, les faisait jubiler. A grands renforts de mouvements des mains et des pieds, ils nous mimaient les moments décisifs du match, se doutant bien que comme beaucoup d´Européens, nous n´étions pas en mesure de comprendre les termes azéris, et encore moins farsis, signifiant « crochet du droit », « accélération », « tacle » ou même « buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut ! ».

Autre sport fréquemment pratiqué ici et là: le volley. On l´avait déjà constaté un an auparavant à Téhéran, dans le parc Mellat, où bon nombre de jeunes se disputaient le ballon de part et d´autre d´un filet.

A Masouleh (Iran), un des habitants du village avec qui nous avons eu l´occasion de nous entretenir quelques heures dans un café, alors que la météo s´emballait follement au dehors, nous a raconté qu´il s´entrainait régulièrement à la lutte. Non pas à la lutte contre la corruption... mais à la lutte gréco-romaine (ou similaire) !! Il parait que ce sport est très populaire en Azerbaidjan et que les lutteurs sont d´un excellent niveau. Si un jour vous arrivez à caser dans un dîner en ville le nom de Farid Mansurov, vous épaterez la galerie en précisant que « voyons ! il s´agit du fameux lutteur azéri, rentré d´Athènes avec la médaille d´or ».

Les moins sportifs, n´en aimant pas moins le jeu, s´adonnent aux échecs. Garry Kasparov, ce nom en revanche ne devrait pas vous être inconnu ! Dans la rue ou dans les parcs, on assiste fréquemment à des parties, au cours desquelles les joueurs ne se départissent que très rarement d´un calme olympien. Enfin, dans le même registre, le jeu de nart (proche du backgammon) ne nécessite aucun produit dopant mais une bonne dose de concentration. N´en connaissant pas les règles, je renvoie volontiers les curieux à Google.



A Bakou (Azerbaidjan), ambiance enflammée autour d´un jeu de nart.


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Fabricia le Ven 1 Mai - 12:09

clin d'oeil Eh Agathe,
Si j'ai bien observé la dernière photo, chaque joueur de nart doit porter un arbre sur son dos !


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Invité le Ven 1 Mai - 13:39

Salut Glatch,

J'vais pas faire un commentaire élogieux à chaque lettre de l'alphabet, ça fait lèche-botte.
J'en écrirais une couche à la lettre Z mais je me passionne, découvre et rit à chaque parution de nouvelle lettre.
Quel est le mot pour dire super, un mot qui ne soit pas ringard. Tip-top, génial, super, extra, nialgé ?

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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Ven 1 Mai - 13:45

salut Pondy,

plutôt que de dire du bien, tu pourrais pas ste plait m´aider à insérer la carte Google du voyage dans la page.
Bon sang de bordel à fuck!
J´ai appelé SOS Wap, mais la Belle doit être en train de défiler dans les rues d´Annecy avec son magnifique voisin...
Je m´énerve devant l´ordi alors que je ferais bien de m´avancer pour les prochaines lettres!

PS : merci


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Invité le Ven 1 Mai - 13:53

Perso, j'men fiche de la carte du voyage, si je veux voir où se trouve les lieux dont tu parles, je regarde toute seule. Mais je ne le fais pas, c'est pas ça qui m'interesse. C'est de te lire, regader les photos etc...

J'me demande bien pourquoi tu ne lances pas un SOS Pondy !!!! Bizarre..
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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par Glatch le Ven 1 Mai - 13:57

pondy a écrit:Perso, j'men fiche de la carte du voyage
A moi de bien rire !
Vas dire ca à Achille, à qui j´ai intimé l´ordre de me fabriquer une carte nickel en deux temps - trois mouvements ce matin!

Il va balancer une bombe sur Grenoble avant de faire un arrêt cardiaque.


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Re: Abécédaire de voyage. Azerbaïdjan-Iran. Avril 2009.

Message par mamina le Ven 1 Mai - 14:07

Glatch, bien que je te sache experte en mimiques et en jeux de mains, dis-moi comment tu fais pour converser "quelques heures", voire plus, avec les habitants des villages les plus reculés d'Azerbaïdjan ? ou alors c'est Achille qui a le don des langues ?
Pas de réponse en D comme discussion ni en B comme bavarde alors peut-être en M comme marchander ou en P comme papoter ?

PS : comme à mon habitude ça fait un bail que j'ai sorti mon vieil atlas.... j'ai besoin de savoir comment et pourquoi mais aussi où !!!!

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